samedi 22 septembre 2018 19:00:21

Dans la lucarne : La boîte de pandore

Les observateurs sont restés un peu sur leur faim ces derniers temps du fait qu’ils n’ont pas pu suivre le dernier match des quarts de finale de la coupe d’Algérie entre la JSK et l’USMBlida.

PUBLIE LE : 07-03-2018 | 0:00
D.R

Les observateurs sont restés un peu sur leur faim ces derniers temps du fait qu’ils n’ont pas pu suivre le dernier match des quarts de finale de la coupe d’Algérie entre la JSK et l’USMBlida. Ce match a mis tout le monde dans une situation de gêne, au point de faire dire à certains que la décision prise par le Bureau fédéral de la FAF était un peu la décision de trop. Car, tout le monde sait que le principal problème auquel le football algérien est confronté demeure celui des infrastructures. C’est vrai que les sportifs algériens auraient vu d’un bon œil l’inauguration de stades comme celui de Boukhalfa (Tizi-Ouzou), Baraki, Douéra et même celui de la ville d’Oran qui devait servir pour l’ouverture des Jeux méditerranéens de 2021. Si ces infrastructures étaient opérationnelles, on n’aurait pas vécu cet épisode «feuilletonesque» ces derniers temps. Le fait d’avoir obligé les clubs n’ayant pas un stade d’une capacité de plus de 20.000 places de jouer dans un autre terrain répondant à ces nouvelles exigences, ceux qui gèrent notre football n’ont fait que rajouter une «couche» supplémentaire aux embûches auxquelles ils sont confrontées quotidiennement. Les soucis créés par les problèmes d’arbitrage se passent de tout commentaire. D’ailleurs à chaque fin de journée, on entend, çà et là, des clubs qui ne sont pas d’accord avec les décisions des arbitres dont les fautes ainsi commises influent négativement sur le résultat final d’une rencontre donnée. Avec la phase retour, il y a lieu de relever que tout le monde est en  train d’incriminer la corporation, et on risque de vivre des situations des plus compliquées d’ici les journées à venir de notre championnat national de Ligue1. C’est pour cette raison que l’imbroglio créé par l’affaire de la domiciliation du match JSK-USMBlida n’était pas le bienvenu pour notre «jeu à onze», surtout que le championnat national d’élite lui-même occasionnait bien des déboires aussi bien à la LFP (directoire) qu’à la FAF. Il y a lieu de mettre en exergue l’absence de fermeté dans les prises de décisions par les structures de notre football. On ne peut prendre une décision à la légère. Il faut que cela soit motivé avec preuves et surtout en prenant scrupuleusement en considération la règlementation en vigueur. C'est-à-dire, qu’on n’agit pas pour le plaisir de le faire. Bien au contraire, on doit avoir étudié la question en long et en large afin qu’aucune partie ne peut la remettre en cause et dire qu’elle a été lésée ou qu’elle a été «victime» de «hogra», comme c’est le cas dans la domiciliation de cette rencontre des quarts de finale. On avait décidé de la programmer  au stade du 5-Juillet. De plus, on l’avait fait en présence du président de la FAF, Kheireddine Zetchi. Théoriquement, c’est une décision définitive. Pourquoi, contre toute attente, on accepte de la reporter et laisser le soin à la JSK de choisir le terrain où se jouera ce match dans les 48 heures qui avaient suivi le report. De plus, la décision de ne pas jouer au stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou a été prise et sans aucune remise en cause. Finalement, il n’y a que la date et le stade du 5-Juillet qui sont la source de la mésentente entre les deux équipes. Toujours est-il, ce report a fait aussi les affaires des blidéens. Pat conséquent, il n’y a plus de problème qui puisse empêcher l’organisation de cette rencontre à polémique. Il faut admettre que si la FAF avait fait preuve de fermeté, on aurait réglé ce problème dès le début de son éclosion. On risque de vivre la même chose dans le championnat national, surtout que chaque dirigeant est en train de demander le report de son match afin de faire jouer le «jeu de coulisses». Il appartient à la FAF de ne pas ouvrir la boite de pandore si elle ne veut pas s’enliser dans des querelles qui ne vont pas en finir, surtout que chacun veut sauver sa «peau» de la relégation par n’importe quel moyen. La FAF a besoin plus que jamais d’être vigilante et faire preuve d’une solidité à toute épreuve dans ses prises de décisions afin «d’obstruer» toutes les éventuelles brèches.
               Hamid Gharbi

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