lundi 24 septembre 2018 11:34:25

Grand Angle : à quand la fin ?

Bachar al-Assad a repris, au fil des offensives militaires menées par ses forces, le contrôle de plus de la moitié du territoire syrien.

PUBLIE LE : 07-03-2018 | 0:00
D.R

Bachar al-Assad a repris, au fil des offensives militaires menées par ses forces, le contrôle de plus de la moitié du territoire syrien. Dans la Ghouta orientale, l’offensive  en cours a permis la reconquête de 40% de ce fief occupé depuis 2013. Et le président syrien, certain de sa victoire finale, n’entend pas accorder un répit à ses forces en dépit des pressions internationales. D’autant qu’il sait qu’en multipliant  les victoires militaires, il accule ses opposants et leurs alliés qui se voient ainsi privés «d’arguments» pour imposer à Damas leurs conditions lors des négociations de paix. Le sort politique de la Syrie se joue sur le terrain militaire. Et tant que le conflit ne sera pas tranché militairement, il est à craindre qu’il se poursuivra encore. Cette conviction est,  pour une grande partie, responsable de l’échec des pourparlers de paix menés sous l’égide de l’ONU. Pour preuve, aucune nouvelle réunion n’est annoncée pour les prochaines semaines. Reste le processus d’Astana,  parrainé par la Russie, l’Iran et la Turquie, il aura permis d’aboutir à un accord sur la mise en place de quatre «zones de désescalade». Un succès qui lui permettra de s’imposer comme une  alternative dans la recherche d’une solution politique au conflit qui, ce 15 mars, bouclera sa septième année. Faut-il pour autant porter de grands espoirs sur la prochaine réunion prévue les 16 et 17 mars à Astana ? Russes, iraniens et turques «discuteront de leurs futures actions conjointes», a indiqué le ministère kazakh des Affaires étrangères, sans pour autant aller dans le détail. Moscou, Ankara et Téhéran, appelés, fin février, par l'Union européenne «à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les combats cessent», vont-ils répondre à cet appel ? Difficile de le dire d’autant que les trois pays garants du processus d’Astana sont loin de partager le point de vue de l’Europe sur le conflit syrien. Pour preuve, alors que l’UE souhaite une cessation des combats, l’Iran estime qu’«il n'y a pas d'autre moyen de résoudre la crise en Syrie que de renforcer le gouvernement central de Damas», car, rappelle le président iranien, «le terrorisme en Syrie n'est pas encore éradiqué et menace d'autres pays de la région». Reste, toutefois, qu’il faut garder à l’esprit que le conflit syrien a fait à ce jour  quelque 340.000 morts et des millions de déplacés. Un drame humanitaire qui ne peut plus durer.
Nadia K.

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