lundi 10 dcembre 2018 01:57:21

Syrie : Les vérités de Rohani et Lavrov

Réunion au Conseil de sécurité

PUBLIE LE : 07-03-2018 | 0:00
D.R

Serguei Lavrov, dans une récente déclaration, estime que l’Occident et les États-Unis visent à instrumentaliser al-Nosra afin de renverser le gouvernement de Damas en évitant de cibler ces groupes terroristes. Moscou brandit des preuves pour étayer cette déclaration cinglante confirmant le fait que plusieurs membres de la coalition internationale, dirigée par les États-Unis, cherchent à ménager le Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda qui a changé de nom à plusieurs reprises, a déclaré le chef de la diplomatie russe.
«Nos partenaires occidentaux, et avant tout les États-Unis, souhaiteraient (…) soustraire al-Nosra aux frappes et le ménager en cas de recours de plus en plus flagrant au plan B, consistant à vouloir renverser le régime de Damas», a indiqué Sergueï Lavrov lors d'une visite en Namibie dans le cadre de sa tournée africaine.
M. Lavrov a par le passé plusieurs fois rappelé que le Front al-Nosra, rebaptisé Front Fateh al Cham, tout comme Daech, avait été reconnu par l'Onu en tant qu'organisation terroriste. Selon les services de renseignement russe, avec 15.000 combattants, le groupe terroriste Front al-Nosra reste l'un des principaux piliers du terrorisme en Syrie.
Sur le même front, le Président Rohani présente ce qu’il considère comme la seule solution en Syrie. «Le terrorisme en Syrie n'est pas encore éradiqué et menace d'autres pays de la région»,  estimant que le renforcement des positions de Damas est le seul moyen de sortir de la crise dans le pays, a déclaré le Président lors d'une rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à Téhéran. Et d'ajouter : «Le terrorisme en Syrie n'est pas encore éradiqué et menace d'autres pays de la région».
La Ghouta orientale reste l'un des derniers fiefs des terroristes en Syrie. Ce territoire est contrôlé par Jaysh al-Islam, le Front al-Nosra et Ahrar al-Cham qui pilonnent régulièrement la capitale syrienne et ses alentours et ce malgré le fait que la Ghouta orientale est une zone de désescalade.
Le 24 février, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté la résolution 2401, réclamant «que toutes les parties arrêtent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable».
Des pauses humanitaires de cinq heures sont organisées en Ghouta orientale depuis le 27 février sur l'ordre de Vladimir Poutine.  Les autorités syriennes et le Centre pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie ont établi un couloir humanitaire au niveau du secteur d'al-Wafedin. Toutefois, les extrémistes le pilonnent régulièrement empêchant ainsi les civils de l'emprunter pour quitter la zone des combats.
R. I.

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Réunion au Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence et à huis clos aujourd’hui pour discuter de la Syrie, ont indiqué des diplomates. Cette réunion se tient «en raison de la détérioration de la situation sur le terrain en Syrie et l'absence de mise en œuvre» de la trêve d'un mois exigée par le Conseil de sécurité le 24 février, a indiqué l'un de ces diplomates.
Deux intervenants sont attendus à cette réunion, le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires, Mark Lowcock, et l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.

Les armes chimiques détruites

Par ailleurs, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé, mardi, que toutes les armes chimiques en Syrie ont été détruites sous contrôle international, en réponse aux accusations selon lesquelles Damas aurait eu recours aux armes chimiques. «Les armes chimiques en Syrie ont été détruites» par les Occidentaux en 2013-2014, à l'initiative russe, a rappelé pour sa part M. Peskov. «Cela a été vérifié non seulement par la partie russe, mais aussi par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)», a-t-il souligné. Le Kremlin a dénoncé des «accusations gratuites» assurant que «des provocations continuent avec toutes ces insinuations à l'égard des autorités syriennes», a-t-il déclaré à la presse. Il assuré que «seules les conclusions d'une commission internationale, d'une enquête impartiale pourraient être la raison pour des accusations quelconques».  «En absence d'une telle enquête, toutes les accusations ne sont rien que des insinuations», a estimé le porte-parole. Ces accusations, qualifiées d'"irréalistes» par le président syrien, Bachar al-Assad, ont cependant provoqué un tollé sur la scène internationale, Washington et Paris brandissant la menace de frappes en Syrie.

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