lundi 24 septembre 2018 17:30:38

24 ans après le drame de l’école des Beaux-Arts : Une fresque en hommage à Ahmed et Rabah Asselah

Un hommage, décliné en différentes formes d’expression artistique, a été rendu, hier, à l’ancien directeur de l’École supérieure des beaux-arts d’Alger, Ahmed Asselah, et à son fils Rabah, assassinés le 5 mars 1994 à l’intérieur de cet établissement.

PUBLIE LE : 06-03-2018 | 0:00
Ph. Wafa

 Un hommage, décliné en différentes formes d’expression artistique, a été rendu, hier, à l’ancien directeur de l’École supérieure des beaux-arts d’Alger, Ahmed Asselah, et à son fils Rabah, assassinés le 5 mars 1994 à l’intérieur de cet établissement. Marquant, ainsi, le 24e anniversaire de cet abominable crime qui avait bouleversé la petite communauté de l’École des beaux-arts d’Alger, une grande fresque collective, composée de peintures et de photographies, a été réalisée, avec le concours des élèves de l’École et des amis de l’ancien directeur assassiné. Organisée par la Fondation Asselah-Ahmed-et-Rabah, au siège de l’École supérieure des beaux-arts (ESBA), la cérémonie s’est déroulée en présence d’élèves, d’enseignants et d’administrateurs de l’école, ainsi que d’étudiants de l’Institut national supérieur de musique d’Alger, qui ont interprété des morceaux de musique classique. Cette commémoration a été marquée par un recueillement à l’École supérieure des beaux-arts d'Alger et pointée d’une minute de silence, après dépôt d’une gerbe de fleurs à la mémoire des deux victimes de la barbarie. La musique était aussi au rendez-vous dans cette commémoration. «Quand arrive le 5 mars, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser deux questions», dit Pr. Hocine Asselah, lors d’une allocution prononcée. «Les anniversaires ne valent que s’ils constituent des ponts jetés vers l’avenir !» a-t-il déclaré. Né en 1940 à Tizi Ouzou, Ahmed Asselah avait rejoint le maquis suite à la grève des étudiants de 1956. À l’indépendance, il a intégré le ministère de l’Information et de la Culture, où il a pris part, en 1969, aux préparatifs du premier festival panafricain d’Alger. Ahmed Asselah a été tour à tour administrateur de la troupe «Le théâtre de la mer», de Kateb Yacine, directeur de l’Institut national de musique et directeur de l’École supérieure des beaux-arts, jusqu’à son assassinat. Rabah Salim Asselah, 22 ans, était étudiant aux Beaux-Arts d’Alger, assassiné en même temps que son père, le 5 mars 1994. Cette cérémonie a été, par ailleurs, marquée par la remise des prix aux enfants, dont l’âge varie entre 4 et 14 ans, ayant participé au concours de dessins d'enfants, session 5 mars 2018. Il y a lieu de noter, enfin, qu’une exposition d’art plastique a été organisée à la galerie de la fondation dans la commune d’Alger-Centre. Des artistes de plusieurs wilayas ont présenté leur
s œuvres en art plastique, en calligraphie et en sculpture. À l'occasion, il a été procédé à la lecture de la liste des lauréats du Concours national des arts plastiques, organisé chaque année par la fondation.
    Sihem Oubraham
 

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