mardi 18 dcembre 2018 17:13:50

M. Youcef Yousfi à propos des véhicules montés en Algérie : «Les prix seront contrôlés»

«Les prix des véhicules seront contrôlés. Chaque fabricant donnera la liste des prix de sortie d’usine, laquelle sera communiquée au moment opportun»

PUBLIE LE : 06-03-2018 | 0:00
D.R

«Les prix des véhicules seront contrôlés. Chaque fabricant donnera la liste des prix de sortie d’usine, laquelle sera communiquée au moment opportun», a déclaré, hier à Alger, le ministre de l’Industrie et des Mines lors d’un point de presse tenu en marge de la première édition des journées techniques consacrées à la sous-traitance des véhicules.

Répondant aux questions des journalistes, Youcef Yousfi explique que le cahier de charges de l’industrie automobile impose aux fabricants de vendre leurs véhicules à des prix inférieurs que ceux  importés. Appelant les différents fabricants de véhicules à veiller au taux d’intégration, le ministre a tenu à préciser qu’un non respect de cette exigence sera sanctionné. «La sanction peut aller jusqu’à l’arrêt des subventions accordées par l’État», met-il en garde. D’autre part, il réitère le maintien de la loi 51/49 à tous les investisseurs, y compris pour les équipementiers qui accompagneront les entreprises. S’adressant aux entreprises locales, M. Yousfi recommande l’adaptation aux normes, le respect des engagements et des fournitures.
Dans son allocution, le ministre a de prime abord expliqué que «l’objectif n’est pas le montage des véhicules, même s’il constitue un jalon nécessaire d’apprentissage, mais la participation active au processus de fabrication avec une intégration progressive». Cette participation est à ses yeux «la condition sine-qua-non du succès de l’implantation et du développement pérenne de l’industrie automobile dans notre pays». Enchaînant, M. Yousfi précise que l’Algérie ne part pas de rien, rappelant l’exemple de la SNVI qui produit des véhicules industriels «avec un taux d’intégration supérieur à
80 %». Les aides, appuis et mesures incitatives  mises en place depuis une dizaine d’années dans le cadre des programmes successifs du Président de la République, explique le ministre, ont signé une «véritable renaissance de l’industrie algérienne après une période difficile».

Nécessité d’une rigueur exemplaire dans le respect des engagements

À titre illustratif, Youcef Yousfi rappelle en terme de chiffres qu’entre 2010 et 2016, le nombre annuel de créations de PME a été multiplié par 2,5, passant ainsi de 43.000 à 109.000.
De même, le nombre de projets industriels a été multiplié par 7, passant de 350 en 2010 à 2.500 en 2017, alors que le montant des investissements a été multiplié par 11 durant la même période. Egrenant l’apport des projets menés dans différentes industries, comme pour le ciment, il souligne que d’ici quelques années, la production  dégagera un excédent de 30 % destiné à l’exportation. Les exportations du secteur industriel commencent à prendre forme. Et c’est  chiffres à l’appui que le ministre illustre ses propos : «Près de 1700 PME et une cinquantaine de grandes entreprises sont déjà présentes sur le marché international. La part de l’industrie dans les exportations hors hydrocarbures évolue positivement, passant de 50 % en 2014 à 66 % en 2015 et à plus de 70 % en 2016.
De ces journées techniques, dont les recommandations seront communiquées aujourd’hui, le ministre dira que les objectifs sont nombreux. «Il s’agit tout d’abord d’initier, d’encourager et de faciliter un dialogue responsable entre toutes les parties prenantes, opérateurs économiques industriels, sous-traitants, et investisseurs d’une manière générale», fait-il savoir. Sur sa lancée, le premier responsable du secteur de l’industrie souligne que «fabriquer des millions de composants dans des conditions de compétition difficiles exige en effet une organisation sans faille, un processus de production en évolution permanente et une rigueur exemplaire dans le respect des engagements». M. Yousfi recommande par ailleurs aux sous-traitants d’«établir des partenariats fructueux avec les équipementiers traditionnels des constructeurs automobiles et les grands groupes internationaux spécialisés dans la fabrication des différents composants». Il précise qu’«autour de chaque industriel, de chaque fabricant automobile devront naître des centaines, voire des milliers de PME activant dans ces domaines d’activités».
 Fouad Irnatene
 

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