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Liaison ferroviaire Bab Ezzouar-Aéroport d’Alger : Réception en septembre 2018

Lancement d’un méga-projet ferroviaire pour le Sud

PUBLIE LE : 06-03-2018 | 0:00
D.R

 «La ligne ferroviaire qui doit relier Alger à l’Aéroport international d’Alger via Bab Ezzouar sera réceptionnée en septembre prochain au même temps que la nouvelle aérogare» a assuré, hier le directeur général de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires
(ANESRIF), M. Azzedine Fridi. Intervenant sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, ce responsable a d’emblée mis l’accent sur le fait que les travaux avancent à une cadence appréciable.
«Ce sera une très belle station souterraine, avec un train toutes les demi-heures qui va relier l’aéroport international d’Alger à Bab Ezzouar, et de là, vers toutes les destinations», a-t-il dit. Il explique que cette nouvelle liaison ferroviaire dotera bientôt l’aéroport d’Alger d’une nouvelle offre de transport alliant confort et sécurité au service de l’intérêt général rappelant, dans ce contexte qu’il s’agit d’une ligne de 2,8 km, qui comprend un tunnel de 1,4 km, traverse l’aéroport et la rocade autoroutière sud reliant Dar El Beida-Ben Aknoun.
Le lancement prochain aussi des études pour la réalisation d’un autre méga-projet de ligne ferroviaire dans l’extrême sud du pays, qui doit relier sur 6.000 km la wilaya d’In Salah à celle de Tamanrasset. À ce juste titre, l’hôte de l’émission «L’invité de la rédaction» a fait savoir que l’entreprise qu’il gère est le maitre d’ouvrage du programme ferroviaire national, avec des investissements de l’ordre de 30 milliards de dollars, dégagés depuis 1999 dans la mise en œuvre du programme du Président de la République. «Ce programme se répartit en 2 axes : l’axe de modernisation du réseau existant et un axe de densification», a-t-il dit. Selon lui, l’objectif de ce programme est de doter le pays, à l’horizon 2035, d’un réseau ferroviaire de 12.500 km, totalement électrifié, avec des vitesses de train qui varient de 160 km/h à 220 km/h sur certaines lignes. «D’un linéaire en voie ferrée de 1.700 km, nous passerons à un linéaire de 12,500 km, dès l’achèvement de tout le programme ferroviaire national»a-t-il fait remarquer.

Connecter les zones industrielles, une priorité

«D’ici 2019, nous prévoyons de réceptionner 2.300 km en cours de réalisation, ce qui portera notre réseau ferroviaire à 6.300 km, ainsi que la rocade des Hauts-plateaux, qui va de M’sila jusqu’à Sidi Bel Abbes» a-t-il précisé. Par ailleurs, M. Fridi a indiqué que le renforcement des lignes de banlieue de la capitale et des autres grandes villes du pays comme Constantine, Annaba et Oran, pour faciliter le déplacements des voyageurs constitue aussi un des grands axes du développement du réseau ferré.
Concernant la capitale M. Fridi a rappelé que depuis 2009, la voie ferrée d’Alger s’est doté d’une électrification et l’injection de rames automotrices modernes et la modernisation de toute la signalisation et télécommunication pour augmenter les capacités des lignes et le temps de parcours. «Ceci, en plus de la modernisation en cours des infrastructures sur l’axe El Harrach (Alger)-El Afroune (Blida), et la création d’une grande gare ferroviaire à El Harrach», a-t-il signalé. Poursuivant sur sa lancée, le DG affirme que la banlieue d’Arzew est elle aussi connectée au réseau de la ville d’Oran. Il y a aussi la banlieue de Oued Aissi qui est connecté à la ville de Tizi Ouzou et Zéralda à la ville d’Alger.

Le fret pour rentabiliser  les investissements

Cet ambitieux programme a pour objectif premier de connecter les zones industrielles, si on se réfère aux déclarations du DG de l’ANSERIF, qui affirme que  ce maillage du pays en voie ferrée permettra de développer le transport de marchandises qui ne représente actuellement que 5%. «Le raccordement de la zone industrielle de Bellara (Jijel), avec un dédoublement de voie sur 40 km, a atteint un taux de réalisation de 50%», fera-t-il remarqué.
«On va réceptionner, fin mars, le raccordement des cimenteries de Biskra de même que les travaux pour raccorder la zone de Bethioua (Oran) et la zone industrielle de Berrached (Saida) sont presque terminés. Par ailleurs, toute la rocade Nord des chemins de fer est reliée aux ports du pays», a détaillé M. Fridi. Selon lui, le développement des chemins de fer permettront de transporter 17 millions de tonnes de marchandises et de réaliser un chiffre d’affaires de 80 millions de dinars pour équilibrer leur trésorerie. «La cimenterie de Biskra projette de produire 1 million de tonne par an, celle de Bethioua plus de 2 millions de tonnes par an, sans oublier la ligne minière qui connait un plan de modernisation très important avec une projection de transport de plus de 10 millions de tonnes de phosphates. Ces productions vont certainement améliorer l’offre de service des chemins de fer»a-t-il affirmé.
Sarah A. Benali Cherif

 

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