mardi 11 dcembre 2018 22:11:19

Inauguration du ciné-club du CNCA avec la projection d’un film : L’aube du cinéma

Le centre national du cinéma algérien (CNCA) a officiellement inauguré, samedi dernier, son ciné-club avec la programmation du film «L’Aube des damnés» d’Ahmed Rachedi.

PUBLIE LE : 05-03-2018 | 0:00
D.R


Le centre national du cinéma algérien (CNCA) a officiellement inauguré, samedi dernier, son ciné-club avec la programmation du film «L’Aube des damnés» d’Ahmed Rachedi. Cela peut paraître anachronique et pourtant, c’est l’événement culturel de la semaine, et comme dirait Ahmed Bejaoui, universitaire et auteur d’ouvrages sur le cinéma, ce qui paraissait dans les années soixante et soixante-dix banal devient aujourd’hui un événement. C’est tout dire car cela reflète réellement la situation du cinéma algérien.
Boudjemaâ Karèche, qui avait lancé, durant les années quatre-vingts-dix, le slogan «Regarder nos films pour les sauvegarder», soulignait que devant la situation du cinéma algérien, il faut tout reprendre à zéro comme les pionniers l’avaient fait auparavant. Nous sommes dans ce cas de figure car effectivement le cinéma algérien subit de plein fouet la crise financière du pays. En absence d’initiative et de production privée, c’est l’Etat qui met la main à la poche pour financer les nouvelles productions, et heureusement que le ministère des Moudjahiddine se joint à celui de la Culture afin de réaliser les nouveaux projets filmiques.
C’est donc en présence d’Ahmed Rachedi, accompagné de son épouse, d’Ahmed Bejaoui, de Zahia Yahi et de nombreuses têtes du cinéma algérien, que le ciné-club a été inauguré par Mourad Chouikhi, DG du CNCA, et que le film a été projeté devant une assistance attentive. Le cinéaste a raconté au public que c’est grâce à «L’Aube des damnés» qu’il a connu sa femme et qu’il a rencontré  l’écrivain, romancier, linguiste et anthropologue Mouloud Mammeri.
De son côté, Ahmed Bejaoui a tenu à préciser que «L’Aube des damnés» est le premier film algérien qu’il a commencé à tourner en 1964, avant d’autres longs-métrages non moins célèbres, à l’instar de «Une si jeune paix» de jacques Charby et «La Nuit a peur du soleil» de Mustapha Badie. Mais les événements politiques, souligne Bejaoui, dont notamment le coup d’Etat ou le redressement révolutionnaire, c’est selon, a fait que la réalisation de «L’Aube des damnés» fut retardée. La copie neuve du film fait partie d’une quinzaine de longs-métrages sortis fraîchement des laboratoires après leur restauration. Comme convenu, la projection du film a été suivie d’un débat fort intéressant.
              Abdelkrim Tazaroute

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions