samedi 23 juin 2018 11:06:29

Madame Butterfly à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïeh : Une première !

L’opéra italien Madame Butterfly, de Giacomo Puccini (1858 -1924), en version scénique, avec décors et costumes, a été présenté au public algérois, vendredi soir à l’Opéra d’Alger, par le Chœur et orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, sous la direction musicale du maestro Amine Kouider, et mis en scène par Olivier Tousis.

PUBLIE LE : 04-03-2018 | 0:00
Ph. : Billel

L’opéra italien Madame Butterfly, de Giacomo Puccini (1858 -1924), en version scénique, avec décors et costumes,  a été présenté au public algérois, vendredi soir à l’Opéra d’Alger, par le Chœur et orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, sous la direction musicale du maestro Amine Kouider, et mis en scène par Olivier Tousis.

Comme à l’accoutumée, le maestro Amine Kouider ne cesse de charmer le public de l’Opéra d’Alger Boualem-Besssaih avec ses spectacles inouïs, et ce, dans le cadre des activités de la saison 2018. ce spectacle en version scénique avec décors et costumes, qui a sélectionné deux actes de «Madame Butterfly», a émerveillé le public venu nombreux pour cette soirée du vendredi. Pour cet opéra présenté en version scénique, le spectacle s’est ouvert par un prélude musical avant l’entrée sur scène.
Mis en scène par Olivier Tousis dans une conception subtilement menée dans les soprano, alto, ténor et basse interprétés par des voix lyriques algériennes et de plusieurs pays, le spectacle a plongé l’assistance de la prestigieuse salle Boualem-Bessaïeh, dans une aire de romance. «Madame Butterfly», spectacle servi par une dizaine de comédiens algériens et étrangers, raconte l’attente et le désespoir de Cio-Cio-San, dite «Madame Butterfly», incarnée par Catherine Manandaza, fiancée à un officier américain, Jean Goyetch dans le rôle de «Benjamin Franklin Piknerton», de passage à Nagazaki (Japon) qui repart à son pays sans avertir et sans plus donner le moindre signe de vie. Après avoir vécu le grand amour avec Benjamin Franklin Piknerton  qui, lui, voyait dans cette relation «un simple passe-temps», Butterfly va se noyer dans son chagrin, tenant au secret l’existence d’un enfant qu’elle avait eu avec lui.
L’histoire se déroule dans une maison japonaise sur une colline près de Nagasaki. Le lieutenant de la marine américaine Benjamin Franklin Piknerton vient de l’acquérir et il compte y épouser Cio-Cio San (ou Butterfly), une jeune geisha de 15 ans, le matin même. L’entremetteur Goro (incarné par Amara Hadj Aissa), qui a organisé la vente ainsi que le «mariage», fait visiter la maison au nouveau propriétaire. Il lui présente les domestiques japonais et en particulier la fidèle servante de Butterfly, Suzuki incarnée par Eléna Rakova. Sharpless figuré par Marc Souchet, le consul américain, est invité aux noces. Il désapprouve la conduite de Pinkerton et ce simulacre de mariage. Toutefois, Pinkerton se moque des scrupules de son ami, se dit ensorcelé par la petite japonaise et prévoit déjà, après cette brève liaison, d’épouser «en véritables noces» une américaine. Butterfly arrive, accompagnée par sa mère et ses amies. Après les salutations d’usage, Pinkerton fait visiter la maison à sa «fiancée». Elle y dépose quelques objets, dont un étui mystérieux. Goro apprend à Pinkerton qu’il contient le couteau avec lequel le père de Butterfly s’est fait hara-kiri. Butterfly confie à son futur époux qu’elle s’est convertie en secret à sa religion. Le reste de la famille et quelques officiels arrivent, la cérémonie peut avoir lieu.
Celle-ci est rapidement expédiée et le consul Sharpless quitte les lieux non sans avoir encore une fois mis en garde son ami : «Attention, elle y croit». Les réjouissances s’apprêtent à commencer quand l’Oncle Bonze de Butterfly débarque, furieux, révélant à l’assemblée que la jeune fille a abandonné la foi de ses ancêtres. Il la maudit et ordonne à tous de la renier sur le champ. La famille pousse des cris de réprobation et quitte la maison. Pinkerton console Butterfly qui se dit «reniée mais heureuse». Commence alors leur nuit de noces…
Dans le deuxième acte, toujours dans la maison, Suzuki prie pour sa maîtresse. Pinkerton est parti depuis trois ans, elles vivent à présent dans une certaine misère, et Butterfly attend sans répit le retour de son mari. Elle refuse de se rendre à l’évidence.
Le consul Sharpless arrive, il apporte une lettre de Pinkerton. À la seule vue de la lettre, Butterfly est transportée de joie. Sharpless est embarrassé car la lettre ne contient pas de bonnes nouvelles pour Butterfly. Pinkerton est bien de retour mais il n’a aucune intention de revenir auprès d’elle. Avant qu’il ait pu lui en délivrer le contenu, arrive Yamadori, un riche japonais qui demande sans relâche la jeune fille en mariage.
Celle-ci refuse une fois de plus. Après le départ de Yamadori, Sharpless entreprend de lire la lettre à Butterfly qui l’interrompt sans cesse. Exaspéré, désespéré, Sharpless finit par lui demander ce qu’elle ferait si Pinkerton ne devait jamais revenir. Butterfly chancelle mais se reprend et lui présente son petit garçon, né après le départ de Pinkerton, en demandant si son père aura le cœur de l’abandonner. Bouleversé, Sharpless promet de transmettre le message et s’en va. On entend le canon du port qui salue l’arrivée d’un navire. C’est celui de Pinkerton. Butterfly triomphe et ordonne à Suzuki de cueillir toutes les fleurs du jardin pour décorer la maison. Puis elle revêt sa robe de mariée, et s’installe avec son enfant et Suzuki derrière une cloison dans laquelle elle a fait trois petits trous pour guetter le retour de son époux. La nuit est longue, l’enfant et Suzuki se sont endormis. Butterfly, seule, attend toujours…
Sihem Oubraham

 

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