lundi 24 septembre 2018 11:36:28

Clôture du 16e festival du film amazigh

EL MOUDJA DECROCHE L’OLIVIER D’OR

PUBLIE LE : 03-03-2018 | 0:00
D.R

Le rideau est tombé mercredi en fin d’après-midi à la maison de culture de Tizi-Ouzou. La 16e édition s’achève avec la proclamation du palmarès, marquée par la non distribution de l’Olivier d’Or du meilleur long-métrage fiction. Le jury a jugé qu’il n’y avait pas d’œuvre qui méritait cette distinction.

Le jury présidé par l’universitaire et scénariste Tahar Boukella a dans les recommandations du jury tenu à expliquer qu’à l’unanimité les membres du jury ont tenu à respecter le critère de qualité. Et dans les films fiction, la qualité n’était pas au rendez-vous. Sur la lancée, Boukella a souligné que le festival du film amazigh doit relever le défi de la qualité, premier critère à exiger à tous ceux qui veulent s’inscrire à la compétition. Il estime aussi que le festival doit s’ouvrir à l’international et que les films amazighs marocains, tunisiens, libyens, égyptiens donneront à voir ce qui se fait ailleurs. Cette 16e édition marque une étape et même si le public adhère au film et réagit bien surtout aux comédies et au drame, de l’avis général, le festival doit faire un saut qualitatif pour être à la hauteur des espérances  de Mouloud Mammeri. En attendant le film d’Omar Belkacemi, El Moudja, décroche haut la main, l’Olivier d’Or du meilleur film court-métrage. Il suffit de voir le  parcours de ce réalisateur pour se rendre compte que le miracle n’existe pas. Il y a quelques années, Omar Belkacemi a rendu hommage aux femmes et en particulier à sa mère avec son œuvre Dihia, il a senti le besoin de faire une école de cinéma et au terme de sa formation, il a fait de l’assistanat dans des productions des cinéastes confirmés à l’image de Tahar Téguia et de Youcef Chahine. El Moudja est à la base un long-métrage mais faute de financement, Belkacemi en a fait un court  métrage avec l’aide de ses amis comédiens et techniciens. Le film retrace une période dramatique de l’Algérie contrainte d’appliquer les directives du FMI. Il en a résulté des milliers d’entreprises dissoutes, des milliers de travailleurs au chômage et des centaines de suicides des travailleurs qui ne  plus subvenir aux besoins de leurs familles. Un cinéma qui donne à voir et à réfléchir. Un devoir de mémoire de cette période trouble où les Algériens ne se rappellent que du terrorisme et des assassinats. Le film a tellement interpellé le public au point ou le réalisateur a été mitraillé de questions.
Le festival du film amazigh a une année pour nous concocter un programme de qualité et nous réservé un panorama du cinéma algérien avec nous l’espérons vivement de nouveaux films. L’espoir est permis vu le nombre de jeunes qui assistent aux ateliers d’apprentissage aux techniques du cinéma dans les domaines de l‘écriture du scénario, de la mise en scène et de l’interprétation. Rien n’est perdu donc quand les membres du Commissariat du festival  s’assignent l’objectif de maintenir haut l’étendard du cinéma algérien et amazigh.
Abdelkrim Tazaroute
 

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