Nouvelles Sidi Bel-Abbès, Mise en service du centre régional anticancéreux : Un projet structurant

Tramway : Plus d’un million de passagers en six mois
PUBLIE LE : 01-03-2018 | 0:00

Page animée par : Abbas Bellaha

Même si la réception a été effectuée le mois de septembre de l’année passée, son démarrage réel n’a été possible qu’en début de cette année, c'est-à-dire à la suite de la réception des équipements de dernière génération, selon les explications fournies par les cadres de ce nouvel établissement soumis à une gestion rigoureuse pour instaurer des plis et donner de la notoriété à cet espace d’exploration et de traitement rayonnant sur plusieurs wilayas de l’ouest du pays.

Le centre régional anti-cancer, désormais opérationnel pour accueillir les malades et veiller à leur suivi, se distingue par une originalité dans son architecture et une modernité dans sa conception. Le groupe Hasnaoui, qui a pris le relais pour l’achèvement de sa construction, s’est réellement investi pour réussir le pari et singulariser cet ouvrage au demeurant un modèle du renouveau dans les structures sanitaires. Grand est aussi le mérite de l’ex-wali, M. Hattab Mohamed, qui, dans l’approche conçue pour la remise à niveau de la wilaya et la relance du secteur, a su traiter la problématique de ce projet à l’arrêt pendant au moins quatre ans et reprendre le chantier. Un véritable acquis pour la wilaya au grand bonheur des cancéreux de toute une région autrefois tenus d’effectuer des déplacements dans les zones limitrophes pour des séances de radiothérapie ou d’oncologie. D’une capacité de 120 lits composant des 10 services et 33 unités conformément à la configuration ministérielle encadrés par des spécialistes en la matière, le centre de lutte contre le cancer s’est fortement équipé pour répondre aux besoins de l’urgence et du traitement des patients. Avec trois accélérateurs de radiothérapie, un scanner de traçage et autres en attendant la réception de nouvelles machines d’exploration, le budget consacré au chapitre de l’équipement reste consistant pour exiger une exploitation rationnelle, une valorisation de l’effort de l’Etat et une meilleure pris en charge des malades. Pour les activités médicales à propos, l’année 2018 a enregistré la réception de 923 dossiers de malades dont 392 ont staffé, alors que 166 simulations pour traitement furent assurées. Pour l’oncologie, le nombre de malades traités dépasse la trentaine puisque l’activité en question a démarré en janvier seulement. «IL est important de veiller au bon fonctionnement du lancement des activités de ce centre pour pouvoir instaurer des traditions et enraciner une culture en la matière. Nous sommes intransigeants sur ce plan … », nous confie le directeur de la santé et le responsable de l’établissement qui ont animé un point de presse pour la présentation du centre et l’exposition des perspectives du développement  de l’activité en question, notamment les opérations de dépistage, de sensibilisation et de création d’une cellule d’écoute. Sur ce registre, le volet de la formation a été au centre des priorités du ministère pour organiser des cycles de perfectionnement dans l’administration éclipse, l’administration Aria et l’administration Truebeam, dans l’imagerie et le traitement, bref dans bon nombre de créneaux de maintenance et d’exploration permettant à ce centre d’être d’une grande performance.

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Tramway : Plus d’un million de passagers en six mois

Plus d’un million de passagers ont été enregistrés depuis sa mise en service en juillet de l’année dernière jusqu’au mois de décembre seulement, soit 6 mois d’activité pour un montant de recettes dépassant les 33 milliards de centimes. Une véritable performance pour l’entreprise d’exploitation Setram qui qualifie ces résultats comme un succès notable et relève notamment l’appropriation de la population locale de son moyen moderne de transport.
Une telle performance est due, selon les cadres de la société, à leur tête directeur général de Setram, M. Pierrick Poirier, au tracé de la ligne qui dessert les principaux sites d’habitations et les points générateurs de déplacement, la qualité du matériel roulant et des aménagements réalisés, au respect des règles de l’usage et au prix si attractif des titres de transport (30 DA le ticket).
En somme, un certain nombre d’avantages qui singularisent le tramway de Sidi-Bel-Abbès désormais faisant figure de référence et de modèle pour les futures réalisations. Absolument, une certaine particularité met en évidence ce moyen moderne de transport qui se prolonge sur plus de 14,5 km avec l’ensemble des aménagements urbains effectués, et reconfiguré tout le paysage de la cité de la Mekkerra pour la rendre attractive et participer grandement à sa modernisation. De nouveaux réflexes citadins se sont créés pour promouvoir un mode de vie et donner à la collectivité une dimension urbaine. L’afflux d’ailleurs observé depuis sa mise en service a amené les dirigeants de Setram, de concert avec l’EMA, à augmenter le nombre de rames-22 actuellement en service- diminuant considérablement le temps d’attente  en station (22 au total) et s’adaptant au rythme des usagers. Evidemment, la mise en exploitation du tramway n’est pas aussi simple ou sans contrainte devant le manque de civisme de quelques-uns qui bafouent parfois les règles les plus élémentaires de la conduite. 
à retenir notamment la non-validation du ticket et l’irresponsabilité également de certains automobilistes roulant sur le tracé. Au gré de journées de sensibilisation, les gestionnaires tentent de définir les règles du jeu et rappellent le souci de l’entreprise, celui d’être au service des usagers. Rigueur et amabilité semblent être le slogan qui est soutenu par la formation assurée aux contrôleurs. Des cycles de perfectionnement de cette catégorie professionnelle sont dispensés régulièrement pour veiller au respect de ces règles d’usage, sans excès de zèle… Après huit mois de sa mise en service, le tramway, dont les couleurs évoquent les armoiries de la région, sillonne à longueur de journée les artères et avenues, les quartiers et espaces d’éducation pour s’ériger en un mobilier urbain et valoriser la consistance d’une cité rayonnant par ce projet structurant. Par son allure et sa lumière, il a égayé un paysage et contribué à l’embellissement d’un environnement… 

La contrainte de taille
 
En traversant les quartiers, le tramway surplombe à un moment de son trajet Oued Mekkerra, au gré des ouvrages d’art imposants édifiés en la circonstance. Et l’état de pollution de ce cours d’eau, un véritable canal d’eaux usées à ciel ouvert, offre une image de désolation en plus des désagréments causés aux riverains au vu des odeurs nauséabondes qu’il dégage.
Face à une telle situation, l’aménagement d’Oued Mekkerra s’avère indispensable, surtout que les études ont été finalisées déjà par une entreprise sud-coréenne et un début d’exécution même de cette opération salutaire pour le moins a été entamé. A priori, c’est le problème de financement qui se pose pour ce projet d’utilité publique vraiment...

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Programme d’équipement  
Colère des opérateurs

Lenteurs administratives, blocage dans le traitement des marchés et des situations d’avenants, absence de dialogue, exclusion des promoteurs et manque d’intérêt aux préoccupations des opérateurs locaux, les griefs avancés sont divers et multiples favorisant un climat du moins peu favorable à la réalisation du programme d’équipement de la wilaya. Et les membres du bureau de wilaya de la confédération générale du patronnât, qui ont animé un point de presse cette semaine pour exprimer leur colère, ne se sont guère empêchés pour relever le marasme prévalant, situer un disfonctionnement dans les circuits de gestion et de comptabilité financière et interpeller les pouvoirs publics de manière à agir dans le sens de l’intérêt de la région et des orientations du gouvernement. «Nous sommes des partenaires incontournables dans le processus d’équipement national», ont-ils clamé haut et fort avant d’insister sur la nouvelle approche du gouvernement mise en œuvre, reposant sur la part de contribution du privé et rappeler en la circonstance une unicité dans l’effort, c’est-à-dire un seul outil national de réalisation… «C’est par le dialogue et la motivation de toutes les forces et énergies existantes qu’on peut assurer le développement harmonieux, et dans la sérénité surtout, de cette wilaya... », est-il noté dans le communiqué notifié à la presse comme pour prendre à témoin une opinion et attirer l’attention des autorités centrales sur une situation de blocage. Tout en déplorant les circuits encombrants dans le règlement des situations de marchés en insistant sur le rejet devenu systématique des avenants en dépit de l’avis favorable émis par le maître de l’ouvrage, il pointent du doigt le contrôleur financier pour ses blocages aux effets certains sur le fonctionnement des entreprises. «Ironie du sort, ce contrôleur financier est également membre du comité des marchés, une position qui lui permet au moment opportun d’émettre des réserves au lieu de persévérer dans la voix du refus et de l’asphyxie des promoteurs… », ont-ils ajouté avant de s’étaler sur l’opacité, l’ambiguïté et le manque de transparence relevés dans les projets inscrits au titre des plans communaux de développement où il est difficile de prendre connaissance des cahiers des charges pour soumissionner. Les présidents des APC sont aussi dans le registre des accusations du bureau de wilaya de la confédération du patronnât. Les promoteurs déplorent enfin leur exclusion du programme LPA fraichement accordé à la wilaya pour s’interroger sur une telle position et décider de s’implanter dans des wilayas limitrophes. Toujours est-il,  il y a lieu de rassembler et de réunir ces opérateurs dans l’intérêt de cette wilaya qui se caractérise à propos de la performance de son outil de réalisation. Une performance traduite par le lancement de tout le programme d’investissement et la remise à niveau de son fonctionnement…

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Santé
L’inadéquation

Deux hôpitaux, respectivement à Ras El Ma et à Tabia, et un centre régional de lutte contre le cancer, l’effort consenti par l’Etat dans le domaine de la santé au niveau de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès reste assurément conséquent pour être toutefois en deçà des résultats attendus ou espérés. Et la situation du CHU Abdelkader-Hassani, de par l’état d’abandon relevé, en est certainement l’illustration. Délabrement de quelques structures, inactivité des services de laboratoire et d’imagerie, absence d’une réelle prise en charge des malades, la situation semble être inquiétante pour interpeller les pouvoirs publics et les élus également à se pencher sur la question. Même si la réalisation d’un nouvel établissement, âpres une inscription en études, s’avère impérative au vu de la vétusté de l’actuel centre, il n’en demeure pas moins que l’activité assurée demeure en inadéquation avec les investissements opérés en l’absence d’un suivi rigoureux des gestionnaires, d’une discipline dans le fonctionnement et d’un manque d’implication des praticiens. Tout s’est confondu au fil du temps pour rendre le patient allergique à toute admission dans les services de ce CHU en dépit de l’urgence et de la gravité parfois de la pathologie… Une récente réunion tenue par la commission de la santé de l’assemblée populaire de wilaya et consacrée à l’évaluation du secteur en question a été une autre occasion pour situer le disfonctionnement des structures et rappeler l’urgence d’une réelle prise en charge des besoins et attentes d’une population locale dont la jeunesse a privilégié les réseaux sociaux pour dénoncer les insuffisances et carences d’une organisation et les dépassements des praticiens. Un appel est d’ailleurs lancé au ministre pour remédier à une situation et responsabiliser le commun des intervenants. Effectivement, un seuil a été atteint dévalorisant un effort de l’Etat et balayant de facto la volonté politique affichée quant à l’amélioration d’une santé, un secteur au cœur des priorités dans l’action du gouvernement. Les gestionnaires locaux sont plus que jamais interpellés pour non seulement redresser une situation mais encore relever le caractère impératif de la réalisation d’un nouvel établissement répondant aux normes, et à même de constituer un véritable espace de formation également pour les étudiants de la faculté de médecine. En clair, un établissement au service du malade et de l’étudiant… A leur tour, les élus doivent œuvrer dans le sens de l’amélioration et du développement de ce secteur, facteur d’équilibre et un fondement de la société tant qu’il assure et rassure à la fois le citoyen… Tout un enseignement…
 


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