samedi 23 juin 2018 16:38:14

Le Dr Mouloud Ounoughène dans une conférence : «Iguerbouchène, un compositeur de renommée mondiale»

Dans une conférence animée hier dans la cadre des activités du festival du film amazigh à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de la ville de Tizi-Ouzou, Mouloud Ounoughène, docteur en médecine et neurochirurgien, également pianiste-compositeur, est revenu sur l’œuvre du grand compositeur Mohamed Iguerbouchène, auteur de musique de plusieurs films de réalisateurs aussi bien nationaux qu’internationaux.

PUBLIE LE : 28-02-2018 | 0:00
D.R

Dans une conférence animée hier dans la cadre des activités du festival du film amazigh à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de la ville de Tizi-Ouzou, Mouloud Ounoughène, docteur en médecine et neurochirurgien, également pianiste-compositeur, est revenu sur l’œuvre du grand compositeur Mohamed Iguerbouchène, auteur de musique de plusieurs films de réalisateurs aussi bien nationaux qu’internationaux.
 Le conférencier a d’emblée déploré le fait que ce compositeur de génie, reconnu par les connaisseurs en matière de musique et par les responsables de la culture, n'a toujours pas eu les hommages qu'il mérite, dès lors qu’aucune institution culturelle ne porte encore le nom de ce compositeur de renommée mondiale. Le Dr Ounoughène a aussi déploré que certaines de ses musiques sont reprises et plagiées par des chanteurs qui ne daignent même pas citer le nom de cet artiste avant-gardiste, connu par des compositeurs de renommée internationale.
Le musicien Iguerbouchène a composé des musiques à plusieurs chanteurs algériens, comme Salim Hallali, Cheikh Nourredine, Ahcene Mezani et Farid Ali. Son génie, a ajouté le conférencier, qui est l’auteur du livre Iguerbouchène, une œuvre intemporelle, l’a mené à diriger les plus grands orchestres de son époque et à composer les musiques de plusieurs films, dont on citera Aziza et l'homme bleu, tourné au Sahara en 1928, Pépé le Moko, de Duvivier, dont le rôle principal était joué par le célèbre acteur français Jean Gabin, et Kaddour à Paris, d'André Sarouy. En 1937, il a écrit la partition du film Terre idéale en Tunisie.
Le conférencier a indiqué qu’il est désormais temps de revisiter l’œuvre de ce compositeur émérite aux talents reconnus par les plus grands musiciens de son époque et d’exploiter ses partitions et compositions dans le cinéma, notamment celui d’expression amazighe pour lequel l’Etat a dédié un festival pour la promotion de sa production.
 Bel. Adrar
 

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