dimanche 23 septembre 2018 20:08:54

A l’invitation du président Abdelaziz Bouteflika, Le président turc hier à Alger : Des relations étroites

Sécurité et stabilité, M. Erdogan : « L’Algérie joue un rôle essentiel »

PUBLIE LE : 27-02-2018 | 0:00
D.R

Le président turc, M. Recep Tayyip Erdogan, a entamé, hier, une visite officielle de trois jours en Algérie, à l’invitation du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. Il a été accueilli, à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediène, par le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, accompagné du Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, et de membres du gouvernement.

Selon un communiqué de la présidence de la République, les entretiens qui se dérouleront entre les deux Chefs d'État et les travaux entre les délégations des deux pays permettront un partage des analyses de la situation régionale et internationale, notamment au Moyen-Orient, au Maghreb et au Sahel. Les discussions entre les membres des deux délégations, ainsi que le Forum d'affaires qui regroupera un grand nombre d'entreprises des deux nations devraient donner un élan accru aux échanges et aux partenariats économiques, est-il souligné.
Cette visite de M. Erdogan tend à renforcer le partenariat à même de répondre aux vœux et aspirations d’Alger et d’Ankara. Les deux capitales veillent à établir un partenariat d’exception basé sur le principe gagnant-gagnant, et elles disposent de suffisamment d’atouts pour y parvenir, malgré une conjoncture économique mondiale difficile.
De cette visite, il est attendu de hisser au plus haut niveau, la coopération bilatérale, les deux pays entretenant, en effet, des relations à la fois diversifiées et prometteuses.  Les relations économiques enregistrent une dynamique particulière, à travers des partenariats et un renforcement des échanges commerciaux, et les deux partenaires auront à identifier les voies et moyens permettant de développer davantage leur coopération économique. Une réunion de la Commission mixte est prévue, pour concrétiser de nouveaux projets dans le cadre du partenariat et de la coopération. Il s’agit de donner une impulsion nouvelle aux relations dans les domaines du tourisme, de l’agriculture et des énergies renouvelables. La coopération économique se diversifie en vertu d’accords dans le textile, la sidérurgie, l’énergie, le transport maritime et le bâtiment. 796 entreprises turques activent en Algérie et emploient plus de 28.000 personnes.
Dans un entretien accordé à un quotidien national, M. Erdogan a fait part de la volonté de la Turquie d'œuvrer «à l'approfondissement de la coopération dans les domaines politique, économique, culturel, touristique, énergétique et sécuritaire». Il a également affirmé qu’il accorde une grande importance au développement des relations bilatérales dans le domaine technique et au raffermissement du cadre juridique de coopération.

Recueillement à la mémoire  des martyrs

Le président turc s'est recueilli au sanctuaire du Martyr à Alger, à la mémoire des martyrs de la glorieuse guerre de Libération nationale.
Accompagné de M. Bensalah, M. Erdogan a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative, et observé une minute de silence à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale.
Salima Ettouahria et Agence

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Sécurité et stabilité
M. Erdogan : « L’Algérie joue un rôle essentiel »

Le président Erdogan a affirmé que l'Algérie joue un rôle essentiel dans l'instauration de la paix et de la stabilité, soulignant qu'elle est un exemple de stabilité dans «une région confrontée à des troubles en permanence».
Dans un entretien au quotidien Echourouk, publié hier, M. Erdogan considère que l'Algérie «est un pays émergent et reste un exemple de stabilité dans une région confrontée à des troubles en permanence», ajoutant que son pays «accorde une grande importance à la consolidation et au développement de la coopération bilatérale dans tous les domaines». Le président turc a mis en avant les relations étroites existant entre l'Algérie et la Turquie, liées par une «histoire et un patrimoine culturel communs», formant le vœu de voir «ces relations se consolider», à l'occasion de cette visite. Le président a fait part de la volonté de la Turquie d'œuvrer, à la faveur de cette visite, «à l'approfondissement de la coopération entre les deux pays dans les domaines politique, économique, culturel, touristique, énergétique et sécuritaire».  «Les relations économiques qui lient les deux pays dans les domaines du commerce, l'investissement, l'immobilier et le tourisme seront développées davantage à l'avenir», a-t-il poursuivi, ajoutant que pour tirer profit des potentialités des deux pays en matière de commerce et d'investissement, les deux parties sont appelées à «élaborer les accords nécessaires à cette démarche». Mettant l'accent sur l'importance de la liberté de circulation entre les deux pays et l'octroi de facilités mutuellement bénéfiques, M. Erdogan a affirmé que son pays «accorde une grande importance au développement des relations bilatérales dans les domaines culturel et technique, et au raffermissement du cadre juridique de coopération entre les deux parties, à la lumière de l'histoire commune qui remonte à des siècles».  Il a indiqué que l'Algérie «se réjouit toujours d'abriter les festivités culturelles que nous prévoyons d'organiser sur son territoire», rappelant les projets de réhabilitation exécutés dans le cadre d'une collaboration entre le ministère de la Culture, et l'Agence turque de la coordination et de la coopération (TIKA), pour la préservation du patrimoine commun entre les deux pays, à l'instar de la mosquée Ketchaoua d'Alger.  Dans le domaine de la formation et de la coopération scientifiques, M. Erdogan a rappelé que son pays «accorde des bourses d'études aux étudiants algériens depuis 1992», soulignant que cette coopération est à même de rapprocher les jeunes générations et de contribuer au renforcement des relations historiques entre les deux pays». (APS)

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Monuments historiques emblématiques

De nombreux monuments historiques emblématiques de la présence ottomane en Algérie subsistent dans la ville de Blida, dont la population a sauvegardé jusqu'à nos jours nombre de coutumes et us hérités de cette époque et préservé la dénomination de plusieurs quartiers et sites connus, qui semblent tant bien que mal résister à l'usure du temps. Le quartier «Douirette», également connu par «Hai Ouled Essoultane», le palais Aziza ou encore le siège de la commune de Blida, au même titre que nombre de mosquées et ruelles de la ville des Roses font partie de ces sites emblématiques, à haute valeur culturelle et historique. L'architecture du quartier «Douirette», construit au XVe siècle, est similaire à celle de la Casbah d'Alger, à quelques détails près, relatifs notamment aux toitures des maisons, faites en tuiles à Douirette, alors que celles de la Casbah sont surmontées de terrasses, selon l'historien attitré de la ville de Blida, Youcef Ouraghi.  L'autre particularité de ces maisons est que chacune d'elles comptent plusieurs chambres de forme rectangulaire de 6 à 10 m de long, sur 3 m de large, construites de façon à entourer un patio disposé au centre, que les familles s'ingéniaient à agrémenter de plantes ornementales, généralement du jasmin et des citronniers. De nos jours, aucune touche esthétique n'est plus visible dans ce vieux quartier, également de style mauresque, tel que voulu par le fondateur de la ville de Blida, Sid Ahmed Lekbir (XVIe siècle). Le temps et les modifications apportées par ses habitants ont fini par faire disparaître son cachet originel et ainsi toutes les touches originelles attestant de l'histoire andalouse de ce quartier.  En dépit de son patrimoine culturel riche à plus d'un titre, ce vieux quartier historique de plus de 30.000 âmes ne compte aucun centre culturel, ni association dédiée à la préservation de son patrimoine et de sa mémoire, déplorent ses habitants. Aussi, nulle pancarte ne signale aux visiteurs l'existence du site au niveau d'aucune de ses entrées, a constaté l'APS.

Le palais Aziza en attente de restauration

Le palais Aziza, édifié par le dey Mustapha Pacha pour sa fille Aziza, fait partie des monuments historiques d'une importance extrême à Blida. Selon Youcef Ouraghi, son édification remonte à l'époque ottomane, précisément au début du XVe siècle. Aussi, son architecture est fort similaire à celle du palais Aziza de la Casbah d'Alger. Erigé dans la commune de Beni Tamou, ce palais servait de résidence de vacances pour la famille du dey, qui y trouvait un espace naturel privilégié, entouré d'orangers et de bigaradiers et disposant de toutes les commodités nécessaires pour la cour. Son autre spécificité est qu'il est l'unique monument historique de la wilaya ayant résisté au séisme de 1825. Toutes les bâtisses de l'époque avaient été détruites à l'exception de ce monument édifié par les Turcs selon des normes parasismiques forts similaires à celles actuellement en vigueur, selon des spécialistes du domaine. Objet de convoitises, la bâtisse avait été exploitée au début du colonialisme français en tant que prison centrale. Les détenus étaient exploités dans la réalisation de routes, de travaux hydrauliques et pour l'agriculture. Le palais fut, ensuite, transformé en caserne militaire, au déclenchement de la guerre de Libération nationale, avant de devenir une résidence pour le parachutiste sanguinaire Lagarde, jusqu'en 1962.  Aujourd'hui, il est aisé pour le visiteur de constater les profondes modifications subies par la structure de ce palais, s'étalant sur une surface de 560 m2, à l'exemple d'un mur érigé au milieu du couloir du premier étage défigurant complètement la structure, des escaliers construits dans la cour du palais, ou encore la fermeture des portes en voûte afin de séparer les familles y habitant. L'imposant portail du palais (3,25 m de hauteur sur 2,90 m de largeur) fait en bois de cèdre a, lui aussi, subi les aléas du temps, au même titre que ses fenêtres, ses murs en pierre et ses larges colonnes de soutènement. Selon les chargés de la direction locale de la Culture, l'entame de la restauration de cette bâtisse, pour laquelle une enveloppe de 10 millions de da a été débloquée par la tutelle, «est tributaire de l'évacuation des familles y résidant». L'opération permettra, selon eux, la «restitution de ce monument historique et son enregistrement dans la liste du patrimoine local de la wilaya». La direction de la Culture entend par cette démarche proposer ce site au classement afin d'en faire un musée culturel, qui préservera l'histoire et le patrimoine de la ville de Blida. (APS)

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