dimanche 24 juin 2018 12:14:38

Education : une action commune

Mme Benghebrit se réunit avec des syndicats et des associations des parents d’élèves.

PUBLIE LE : 27-02-2018 | 0:00
D.R

«Les portes du dialogue restent toujours ouvertes avec les partenaires sociaux», a affirmé, hier, la ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghabrit. S’exprimant en marge de sa visite effectuée au siège de l’Office nationale de l’enseignement et de la formation à distance, elle mettra l’accent sur le fait que son département a toujours  fait du dialogue un moyen privilégié pour trouver une issue favorable à l’ensemble des préoccupations soulevées par les syndicats du secteur. «Le secteur de l’éducation nationale favorise toujours les voies  de la concertation et le dialogue social pour trouver des solutions justes et qui ne lèsent aucune partie», a-t-elle  appuyée.
   Sur un autre volet, elle affirme aussi que les enseignants radiés,  ceux concernés par les récentes décisions de licenciement du fait qu’ils ont persisté dans un mouvement de grève déclarée illégale par la justice, peuvent introduire des recours en formulant des demandes de réintégration à soumettre aux directions de l’éducation.
En d’autres termes, la ministre vient donc de tendre la main aux enseignants  grévistes ayant fait l’objet de sanction, de radiation plus précisément, en leur permettant de réintégrer leurs postes. «Les recours des enseignants radiés seront traités dans un délai ne dépassant pas les soixante jours», a-t-elle expliqué, avant de poursuivre que la décision de licenciement des enseignants a été prise après plusieurs rounds de négociations conformément à la loi.  Évoquant le débrayage qui n’a que trop duré dans ce secteur sensible, Mme Benghabrit dénonce le fait qu’il y’a «manipulation des élèves» par certains enseignants.  
Elle  informe  de l’ouverture d’une enquête sur «les manipulateurs qui tendent  à parvenir à leur fins sans se soucier de l’avenir de nos enfants ». Sur sa lancée, elle a tenu par ailleurs à rassurer les parents d’élèves en leur affirmant que les cours se poursuivront de façon «normale» au cours de ce deuxième trimestre et que son département ne ménagera aucun effort pour «rattraper le retard scolaire». D’autre part, la ministre de l’Education nationale s’est réunie, ce dimanche, avec des partenaires sociaux signataires de la Charte d’éthique du secteur.
 Il s’agit de la Fédération nationale des travailleurs de l’Education (FNTE), du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), du Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’Education nationale (SNCCOPEN), du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement primaire (SNAPEP), de la Fédération nationale des associations des parents d`élèves (FNAPE) et de l’Association nationale des parents d’élèves (ANPE). La rencontre a porté sur «les derniers développements survenus dans le secteur de l’Education nationale, sur fond de la grève illimitée et de ses répercussions sur la scolarité des élèves», a  t- on indiqué dans un communiqué du  ministère,  précisant que les représentants des syndicats et associations ont proposé de «mener une action commune au profit des élèves consistant à les sensibiliser à rester au sein de leurs établissements éducatifs et à les exhorter à ne pas adhérer à des actions qui ne servent pas leurs intérêts pédagogiques». Des préoccupations socioprofessionnelles communes entre les différents partenaires sociaux du secteur de l’Education nationale ont également été débattues lors de cette rencontre.
Concernant le retard accusé dans le cursus scolaire, la ministre a évoqué la question, jeudi dernier, lors des travaux d’ateliers des inspecteurs de l’éducation nationale des wilayas de Blida, Tizi-Ouzou et de Bejaia, organisés sous l’égide de l’inspection générale de la pédagogie, et ce dans le cadre de la mise en place et l’application du protocole établi par le ministère, dans ces wilayas qui ont connu le plus des perturbations et des mouvements de grève. Ce protocole, faut-il le souligner, contient entre autre une réorganisation pédagogique afin d’assurer la scolarité des élèves et la récupération du retard dans l’exécution des programmes du deuxième trimestre. La ministre a insisté sur l’importance de l’inspection dans la politique de réforme entreprise dans le secteur afin d’avoir une école de qualité.
Kamélia Hadjib

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