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La guerre d'Algérie, de Michel Cornaton : Le mensonge d’état dans une « guerre sans nom »

Dans son dernier ouvrage, la Guerre d’Algérie n’a pas eu lieu, du déni à l’oubli, chronique d’une tragédie, Michel Cornaton dénonce, avec des événements vécus en tant qu’appelé du contingent durant la guerre de libération, le «mensonge d’État» dans une «guerre son nom».

PUBLIE LE : 17-02-2018 | 23:00
D.R

Dans son dernier ouvrage, la Guerre d’Algérie n’a pas eu lieu, du déni à l’oubli, chronique d’une tragédie, Michel Cornaton dénonce, avec des événements vécus en tant qu’appelé du contingent durant la guerre de libération, le «mensonge d’État» dans une «guerre son nom». 
L’auteur du volumineux ouvrage (447 pages), paru en janvier chez L’Harmattan, ironise sur la vision qu’imposait l’État français sur une guerre déclenchée par les Algériens le 1er Novembre 1954.
«L’Algérie était la France, celle-ci ne pouvait donc entrer en guerre contre elle-même. Reconnaître l’état de guerre signifiait la reconnaissance d’ennemis que les Français d’Algérie considéraient toujours comme une autre espèce, les indigènes, pour ne pas les nommer des sous-hommes, ainsi   qu’ils étaient pourtant traités», a décrit Michel Cornaton, qui a voulu libérer la parole, l’aveugle «logique» de l’État colonial. À cette idée, l’auteur, qui était soldat maître-chien en Kabylie, apposa des faits d’une guerre atroce livrée quotidiennement contre une population (femmes, enfants et vieillards).  (APS) 

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