samedi 22 septembre 2018 05:05:14

Communication, M. Kaouane : « L’Etat ne se désengagera pas du soutien à la presse »

La dette de la presse est très importante

PUBLIE LE : 14-02-2018 | 0:00
D.R

«Il n’y aurait pas de presse en Algérie sans le soutien de l’Etat.» C’est ce qu’a indiqué hier à la Radio, le ministre de la Communication, M. Djamel Kaouane, pour démontrer «l’apport» important de l’Etat dans l’accompagnement du secteur. L’Etat ne se désengagera pas de son soutien multiforme à la presse, à travers la publicité institutionnelle et l’impression des journaux, ou sous une forme directe à travers le fonds d’aide en cours de constitution et qui sera mis en œuvre dans un proche avenir, a-t-il affirmé. Il a précisé que «le papier et les intrants sont soutenus» et que sans le soutien de l’Etat «aucun média ne pourra survivre dans un marché très difficile».
Selon le ministre, sans ce soutien permanent de l’Etat, de nombreux journaux auraient cessé de paraître. M. Kaouane a fait savoir que certains titres «ne trouvent pas et ne trouveront jamais de lectorat» et qu’ils sont là grâce au soutien des pouvoirs publics. Il a indiqué que la presse nationale «doit trouver les ressources nécessaires pour se redéployer».

La dette de la presse est très importante

A propos des dettes des titres de la presse vis-à-vis des imprimeries publiques, le ministre a indiqué qu’elles sont «très importantes», en insistant sur le fait que les médias doivent assumer leur responsabilité. Il a relevé que le marché de la publicité «est en crise» et que le chiffre d’affaires de certains annonceurs ont chuté de plus de 60%, ce qui a eu des effets sur les médias (une soixantaine de titres ont cessé de paraître) alors que le modèle économique de la presse doit être revu. Il a fait remarquer que la loi sur la publicité ne concerne pas uniquement le volume d’annonces destiné aux journaux, mais elle relève aussi d'une question de régulation, d’éthique et de contenu.
Le ministre souligne que «la majorité des titres arrivent à tenir le cap et à surmonter cette période difficile» tout en espérant que cette résilience permettra à la presse de perdurer. Le ministre considère que la progression «fulgurante» des nouvelles technologies de l’information contraint les médias à s’adapter à leur environnement.
Concernant la mise en place de l'Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE), il a indiqué que «c’est une priorité», rappelant l’engagement du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à cet égard. Il a rendu hommage au Président pour les réformes engagées dans la modernisation du secteur, notamment à travers la création des différents organes de régulation qui constituent «une avancée importante».

Liberté d’expression, élément fondateur  de la démocratie

Evoquant la question de la liberté d’expression, M. Kaouane estime que c’est un élément fondateur de la démocratie et qu’elle est «loin d’être bridée» car «consacrée par la Constitution» dans son article 50. C’est un point éminemment positif et le Président de la République veille personnellement à ce que ce point soit effectif, a-t-il souligné. M. Kaouane précise que les médias ne souffrent «d’aucune pression» et qu’ils sont regardés avec bienveillance, y compris dans ses excès. «Nous ne sommes pas les rédacteurs en chef de la presse et notre rôle n'est pas d'être des commissaires politiques», a-t-il affirmé. «Il appartient à la presse de veiller à ne pas tolérer les abus et les atteintes aux personnes, et qui sont malheureusement presque quotidiens», a-t-il déploré.
    Kafia Ait Allouache

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