samedi 18 aot 2018 00:01:06

Secteur agricole : Les efforts de l’Algérie présentés à Rome

Une production de 3.000 milliards de DA en 2016

PUBLIE LE : 14-02-2018 | 0:00
D.R

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a présenté hier à Rome l'approche de l’Algérie pour le développement du secteur agricole dont la dynamique contribue fortement, actuellement, à la croissance économique et à l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays.

Intervenant à la 41e session du Conseil des gouverneurs du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), qui se tient mardi et mercredi dans la capitale italienne, le ministre a affirmé que le secteur agricole de l'Algérie connaît, depuis les années 2000, sous la conduite du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, «une dynamique qui lui permet, aujourd’hui, de contribuer de manière significative à la croissance économique et au relèvement du niveau de la sécurité alimentaire du pays». Parallèlement à la mise en œuvre de programmes visant la modernisation de l'agriculture du pays, l’intensification durable des productions stratégiques, la régulation des marchés et la préservation des ressources naturelles, «les efforts portent sur le développement de l’agriculture familiale et le renforcement de son rôle dans l’économie rurale et l’alimentation des populations rurales», a-t-il indiqué. Dans ce sens, le ministre a relevé que l’environnement économique et social de l’acte d’investissement et de production a été pris en charge à travers, notamment, le règlement de la question du foncier agricole, les facilités accordées en matière d’accès au financement et au crédit et à la mise en œuvre de la modernisation des assurances agricoles. Selon lui, l’agriculture participe à hauteur de 12% au PIB national et occupe plus du quart de la population active, représentant 2,5 millions équivalents emplois permanents auxquels s'ajoute l'insertion de jeunes diplômés du secteur sans activité et 22.253 micro-entreprises créées dans le segment de l'appui à l'exploitation agricole.

Une production de 3.000 milliards de DA en 2016

La valeur de la production agricole, qui est passée de 500 milliards DA en 2000 à 3.000 milliards DA en 2016, représente plus de 70% des disponibilités alimentaires, a-t-il précisé. M. Bouazghi a soutenu que la dynamique engagée a généré de nouveaux besoins auxquels son secteur est en train de répondre en modernisant davantage l'agriculture et en développant de manière soutenue les industries agroalimentaires, «pour assurer une valeur ajoutée aux produits locaux, les rendre durablement disponibles, contenir les fluctuations chroniques de leurs prix et conquérir des marchés à l’export.» Par ailleurs, il a fait valoir que l'insertion des jeunes et des femmes dans la vie active et leur contribution au développement économique et social du pays font l’objet d’une attention particulière, qui s’est traduite par la mise en place de dispositifs sectoriels et intersectoriels qui leur sont dédiés. Ainsi, a-t-il poursuivi, des opportunités de travail durable leur sont ainsi offertes dans le cadre des investissements publics et privés destinés, notamment, à la modernisation des exploitations agricoles et d’élevage, au renforcement de la production agricole et au développement des industries agroalimentaires. C'est ainsi que des dispositifs ont été mis en place pour permettre aux jeunes et aux femmes de créer des exploitations agricoles et d’élevage sur des terres relevant du domaine privé de l’Etat, de petites unités d’abattage et de transformation ou de conditionnement des produits agricoles, et ce, dans le cadre de partenariats qu’ils nouent de plus en plus avec les agriculteurs et les éleveurs, a noté le ministre. De surcroît, les jeunes et les femmes diplômés ont la possibilité de se lancer dans l’ingénierie agricole en créant des bureaux d’études, des sociétés de prestation de services et des laboratoires, contribuant ainsi à répondre aux besoins générés par la dynamique de développement agricole et rurale à l’œuvre dans le pays, a-t-il ajouté. Abordant le contexte dans lequel se tient cette session du FIDA, le ministre a observé que la situation reste marquée par la persistance de la faim et de la malnutrition dans certaines régions du monde, que viennent aggraver l’insécurité générée par des situations climatiques extrêmes et, parfois, des conflits locaux dévastateurs. «Il est maintenant admis par nous tous qu’il ne sera pas possible de relever le défi de la sécurité alimentaire et de réaliser les objectifs de développement durable sans miser sur des investissements importants dans l’adaptation au changement climatique et la réduction des risques de catastrophes dans le secteur rural», a-t-il préconisé. Evoquant le rôle du FIDA, le ministre a soutenu que cette agence de l'ONU avait été parmi les premiers bailleurs de fonds à intervenir dans le domaine du développement agricole en Algérie en se focalisant sur les petits agriculteurs et sur l’intégration de la femme rurale dans le processus du développement. La mise en œuvre des projets du FIDA en Algérie a permis d’accumuler une riche expérience dans divers domaines visant à relever le défi de la sécurité alimentaire et à promouvoir un développement durable et harmonieux des territoires ruraux, selon M. Bouazghi. Le FIDA, au regard de sa longue expérience dans la conduite de projets adaptés aux conditions spécifiques de zones rurales très diverses, continuera, en coordination et en collaboration avec les autres institutions des Nations unies, à jouer un rôle déterminant dans l’effort collectif visant la préservation et la gestion durable des immenses territoires qui sont menacés, a avancé le ministre. C'est pourquoi, a-t-il soutenu, la coopération Sud-Sud et triangulaire prônée et activement promue par le FIDA constitue un atout précieux à un moment où les défis auxquels le monde est confronté requièrent le recours à des solidarités multiformes, novatrices et plus actives. Pour rappel, cette 41e session du FIDA est consacrée à un débat sur «la fragilité à la résilience à long terme : investir dans les économies rurales durables».
Créé en 1977, le FIDA (siège à Rome) est une institution spécialisée de l’ONU qui agit comme une banque d’aide au développement ayant pour vocation d’aider financièrement au développement agricole et rural des pays en développement et en transition. Il a pour mission d’y combattre la faim, la malnutrition et la pauvreté par l’amélioration des moyens et des techniques agricoles et par la création et la modernisation d’activités agricoles ou commerciales en milieu rural à travers notamment des projets de micro-financement. (APS)    

 

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