jeudi 18 octobre 2018 05:05:26

Rassemblement des médecins résidents à Alger : Une délégation reçue par le président de l’APN

Des dizaines de médecins résidents ont tenu, hier, un rassemblement à Alger-Centre, devant la Grande-Poste.

PUBLIE LE : 13-02-2018 | 0:00
Ph. : Nesrine T.

Des dizaines de médecins résidents ont tenu, hier, un rassemblement à Alger-Centre, devant la Grande-Poste. D’autres rassemblements ont eu lieu simultanément, à quelques encablures du siège de l'APN et au niveau du Centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha, a-t-on constaté.

Les médecins résidents, qui sont en grève depuis novembre dernier, réclament notamment, l’abrogation du caractère obligatoire du service civil et son remplacement par un autre système de couverture sanitaire pour l’intérêt du patient et l’épanouissement socioprofessionnel du médecin spécialiste. La plateforme de leurs revendications porte, également, sur le droit à la dispense du service militaire et à une formation de qualité pour le médecin résident.
Les grévistes plaident également pour la révision du statut général du résident, le droit aux œuvres sociales, ainsi que le droit à l’agrément d’installation à titre privé de spécialistes en biologie clinique. Sur les lieux, des parlementaires ont apporté leur soutien aux médecins résidents et ont mis l’accent sur «l’importance du dialogue entre les différentes parties afin d'aboutir à une solution» à cette grève qui a été, pour rappel, déclarée «illégale» par la justice. Une délégation a même été reçue par le président de l’APN, M. Saïd Bouhadja, qui a longuement entendu les doléances des représentants des médecins grévistes.
Celui-ci leur aurait demandé de faire des propositions dans la perspective de régler ce problème qui dure et perdure, et de désigner un médiateur pour «arrondir les angles», les deux parties campant sur leurs positions.
Dans ce contexte, il convient de rappeler que la réglementation en vigueur interdit l'organisation des marches populaires au niveau de la capitale. Le rassemblement d’hier qui a été organisé en réponse à l’appel lancé par le Collectif autonome des médecins résidents (CAMRA) intervient, il faut le dire, en parallèle au dialogue prôné par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, avec les représentants des médecins résidents.

À quand une véritable amorce  d’un dialogue constructif ?

En effet, le ministre de la Santé avait annoncé récemment que «le Premier ministre a proposé, après concertation, une prime d'installation qui sera accordée par les collectivités locales aux médecins résidents et ce, en fonction des zones et après la création du cadre juridique». M. Mokhtar Hasbellaoui, qui s’exprimait à l’ouverture de la rencontre de la Commission intersectorielle négociant avec le Collectif (CAMRA), a affirmé, que son département «ne fermera jamais les portes du dialogue, mais il ne peut travailler sans se référer aux lois de la République et à la réglementation en vigueur dans son secteur», faisant ainsi allusion au service civil. «Nous avons réglé grâce à ce cadre juridique certaines préoccupations», avait-il soutenu, précisant que la Commission intersectorielle, étudiera également «les différents dysfonctionnements» que rencontre le secteur de la santé, dont les problèmes de transport et le manque de matériels et celui du service civil. M. Hasbellaoui insiste cependant sur l'importance de «travailler dans le calme et la sérénité».
Au terme de la rencontre avec la Commission intersectorielle, le Collectif autonome des médecins résidents algériens, et malgré la pile de propositions apportées par la tutelle, avait décidé de «poursuivre la grève jusqu'à satisfaction, par les pouvoirs publics, des autres revendications en suspens».
Pour ce qui est de la revendication relative à la révision du caractère obligatoire du service civil, toute spécialité confondue, l'Inspecteur général du ministère de la Santé, M. Omar Beredjouane, qui est également chargé de la coordination entre la Commission intersectorielle et le CAMRA, avait déclaré à l’APS que la commission intersectorielle et «après avoir pris connaissance des lois en vigueur instituant l'obligation de ce service, a proposé au CAMRA la levée du caractère obligatoire sur 18 spécialités concernées par le service civil».
 Le Collectif avait rejeté la décision de réduction du nombre de spécialités concernées par le service civil de «peur» de ne pas trouver par la suite des postes pour les spécialités dispensées de ce service. L'Inspecteur général du ministère a rassuré, cependant, que les «deux questions n'ont aucun rapport», la question du recrutement demeure, a-t-il affirmé, «soumise à l'approbation du Conseil scientifique de l'établissement et aux besoins des citoyens et des autorités locales pour cette spécialité, et ne relève point des prérogatives du ministère de la Santé».
Poursuivant ses propos, M. Beredjouane avait signalé, dans ce sens, que le représentant de la fonction publique au sein de la commission intersectorielle «s'était prononcé sur cette question qui ne s'est jamais posée aux médecins résidents des précédentes promotions», fera-t-il remarquer. Evoquant les mutations pendant le service civil, M. Beredjouane a fait savoir que celles-ci sont soumises aux lois en vigueur régissant tous les secteurs exerçant au grand Sud et «ne sont pas autorisées pendant l'exercice du service civil du corps».
Lors des réunions, la commission avait expliqué que «la commission ad hoc au niveau du ministère examine le recours du médecin et approuve la mutation s'il présente des arguments solides».
    Soraya Guemmouri

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions