lundi 26 fvrier 2018 04:32:50

Le dernier projet de l’Association Iqraa présenté à notre Forum : « Les délais de réalisation tributaires des donateurs »

La présidente de l’association Iqraa a présenté, hier au Forum d’El Moudjahid, le projet de construction d’un centre d’alphabétisation, de formation et d’insertion des femmes baptisé AFIF.

PUBLIE LE : 13-02-2018 | 0:00
Ph. : Wafa

La présidente de l’association Iqraa a présenté, hier au Forum d’El Moudjahid, le projet de construction d’un centre d’alphabétisation, de formation et d’insertion des femmes baptisé AFIF. Un projet qui revêt un caractère caritatif, et qui a besoin de dons pour voir le jour. Un appel a été lancé depuis la tribune de notre Forum, pour la collecte des 6 milliards de centimes restants nécessaires à la réalisation de ce centre, qui permettra de lutter contre l’analphabétisme et l’illettrisme ; un projet qui mérite amplement le parrainage du Président de la République.

Les délais de réalisation du Centre d’alphabétisation, formation, et d’insertion des femmes (AFIF) estimés à 24 mois dépendent des donateurs. Le premier donateur de la liste est l’atelier d’architecture Bourired,  maitre d’ouvrage de ce projet. C’est en présence de Mme Houria Bourired et des sénatrices, Nouara Djaffar et Brahimi Leila, que la présidente de l’association Iqraa  a dévoilé aux journalistes la maquette du centre appelé à prendre en charge quelques 400 apprenantes. Si le projet, d’utilité publique, qui s’inscrit en droite ligne dans la stratégie nationale de lutte contre l’alphabétisme, l’illettrisme et l’obscurantisme, il n’en demeure pas moins que c’est les fonds pour sa réalisation qui manquent le plus. Il est vrai que le terrain de 1000 m2 est la propriété de l’association et quelques 4 milliards de centimes ont déjà été amassés ; il manque cependant 6 milliards de centimes pour mettre sur pied cette structure appelée à devenir un centre de rayonnement au cœur de la commune de Cheraga (wilaya d’Alger). Aicha Barki, en femme dynamique, investie dans la mission qu’elle porte a bras le corps depuis presque 30 ans, celle de lutter contre l’analphabétisme, dit qu’elle a déjà commencé à frapper à toutes les portes. Et comme ultime recours, elle sollicite la presse pour relayer son appel pour concrétiser ce projet de proximité, qui viendra en ajout aux 15 autres déjà réalisés, répartis sur tout le territoire national, et dont l’utilité n’est plus à prouver. La présentation de la maquette du futur centre a permis de découvrir un édifice d’inspiration arabo-musulmane, imprégné d’une touche de modernité. Si la bâtisse rappelle les maisonnettes de la Casbah, c’est parce que, explique Houria Bourida, la vieille cité était en centre du savoir. Avant la colonisation, elle comptait une centaine d’école ; et là, toute la symbolique de ce choix architectural. Il y a lieu de noter que l’Algérie qui s’est engagée dés l’indépendance dans la lutte contre l’analphabétisme a remporté bien des batailles. Si l'on se réfère aux chiffres fournis par l'association «Iqraa», le pays compte aujourd'hui seulement 10% d'analphabètes. Un chiffre en nette régression par rapport aux années précédentes. Pour Mme Barki, si on a pu réduire les chiffres, c’est parce que l’on a ciblé les tranches d’âges touchées par ce fléau. «Aujourd’hui, dit-elle, nous sommes face à d’autres défis, tel que l’illettrisme et la manière de lutte n’est pas la même». Par la même occasion, elle a regretté que son association ne jouit pas du caractère d’utilité publique, en dépit de tous les efforts consentis par les membres de l’association entièrementdévoués à leur mission.
Nora Chergui

 

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