jeudi 18 octobre 2018 05:07:20

Regard : Le système « D » pour dresser les commerçants

Encore un alibi fallacieux, tartufe et qui ne tient pas la route, brandi, comme à chaque fois, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il grêle, par les commerçants de fruits et légumes.

PUBLIE LE : 13-02-2018 | 0:00
D.R

Encore un alibi fallacieux, tartufe et qui ne tient pas la route, brandi, comme à chaque fois, qu’il pleuve, qu’il  vente ou qu’il grêle, par les  commerçants de fruits et légumes. Les éternels «pleurnicheurs», comme il fallait s’y attendre, reviennent  à la charge pour maudire les  intempéries et même leur endosser la valse des prix de la patate, des navets et même de la petite botte de persil ou de coriandre qui semblent vivre mal la saison du froid. Pauvre  consommateur, bon gré, mal gré, il se résigne à  avaler cette pilule au goût, très amer, avec un grand bol, très grand  même pour oublier sa peine et sa frustration, difficile  à décrire, à chaque saut au marché de son quartier, qu’il doit d’ailleurs limiter pour ne pas faire sa crise habituelle, à la vue de toute cette bande de profiteurs qui font la pluie et le beau temps. Le coup dur des «prix libres» ou plutôt anarchiques sévit, et nul n’est en mesure de stopper  cette dérive institutionnalisée, il faut bien l’admettre par les commerçants et avant les agriculteurs qui reçoivent pourtant des subventions de l’Etat, en bonne et due forme. Il est communément connu que la pluie est porteuse d’espoir, de prospérité, bref,  d’une bonne saison agricole et un rendement au-delà des attentes, mais cette donne n’existe pas chez-nous. Elle est contestée par des arguments débiles et gringalets. Aujourd’hui,  on ne peut qu’être stupéfié, outré par toutes ces hausses inexpliquées des prix des fruits et légumes avec lesquelles il faut s’accommoder, puisque courantes et banalisées par tous ces pseudo commerçants qui ne ratent  surtout pas les perturbations  météorologiques pour achever le client. C’est même devenu le dada de beaucoup pour «grossir» leur marge bénéficiaire, fixée en fonction des  sautes d’humeur de la journée. Et c’est au pauvre citoyen d’encaisser les frais onéreux et insoutenables malheureusement. Voir les prix affichés suffit à  donner le tournis au plus  résistant des chefs de  famille qui doivent réfléchir à plus d’une fois, de nos jours, avant de prendre son couffin et se rendre au marché.  Quant à le remplir, c’est une autre paire de manches. Les prix risquent de mordre. Les  non costaux, les chétifs, les personnes délicates et fragiles risquent d’être tout simplement un court- circuit. Une autre raison pour opter en faveur de l’abstention ou dans les pires des cas, recourir au système «D», à savoir, une courgette, une patate, une orange…   
Samia D. 

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