lundi 26 fvrier 2018 04:41:55

Grand Angle : L’autre défi

Il y a un peu plus de trois mois, le premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé la fin de la guerre contre Daech.

PUBLIE LE : 13-02-2018 | 0:00
D.R

Il y a un peu plus de trois mois, le premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé la fin de la guerre contre Daech. «Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j'annonce donc la fin de la guerre contre Daech», avait-t-il dit à Bagdad. Une victoire que les forces irakiennes s’efforcent de consolider en maintenant la pression sur l’organisation terroriste, qui avait menacé en 2014 jusqu'à l'existence même de l'État irakien, en s'emparant d'un tiers de son territoire. Mais si les autorités irakiennes ont réussi à chasser les combattants de Daech hors de leur territoire, elles savent aussi qu’elles doivent rester vigilantes d’autant que 3.000 terroristes n'ont pas encore baissé les bras en Irak et en Syrie. Sur un autre plan, l’Irak fait face à un autre défi tout aussi important, puisqu’il s’agit de sa reconstruction. Le chantier est titanesque et coûtera entre 88,2 et 100 milliards de dollars, selon des chiffres avancés. Un montant justifié par l’ampleur de la destruction causée par la lutte contre Daech. Pour lever ces fonds, s’est ouverte hier à Koweït une conférence internationale. «L'Irak est à un tournant crucial de sa turbulente histoire. Après s'être débarrassées de l'EI, les autorités se tournent désormais vers l'énorme tâche de reconstruire les villes, les institutions et les communautés (...) Nous avons une responsabilité collective à continuer à soutenir les Irakiens à ce stade crucial », a relevé le représentant du HCR en Irak. Cette responsabilité, les pays semblent vouloir l’assumer si l’on se fie à la présence à cette conférence internationale, des chefs de la diplomatie américaine et française, entre autres. En fait c’est le moins que ces pays doivent à l’Irak pour avoir jouer un rôle prépondérant dans sa destruction causée par quatre décennies de guerres et de sanctions internationales. Aujourd’hui, se mettre au chevet de l’Irak et de sa population est un devoir. « Nous avons lancé des programmes de reconstruction (...) mais ce que nous avons accompli est inférieur à 1% de ce dont l'Irak a besoin», s'est alarmé le président du Fonds de reconstruction pour les zones touchées par les combats contre Daech . Il est à espérer que les fonds qui seront levés seront à la hauteur des attentes. Car après les ONG et le secteur privé, demain est attendue l'annonce par les Etats participants du montant de leurs contributions financières.
Nadia. K

 

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