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Le Coin du copiste : C’est l’histoire de…

C’est l’histoire d’une capitale qui dort tôt et qui se réveille tard et mal. Ses boutiques baissent rideau au coucher du soleil et ses habitants sont pressés de rentrer à la maison et de se saisir de la zapette pour voir les autres vivre au sortir du boulot.

PUBLIE LE : 13-02-2018 | 0:00
D.R

C’est l’histoire d’une capitale qui dort tôt et qui se réveille tard et mal. Ses boutiques baissent rideau au coucher du soleil et ses habitants sont pressés de rentrer à la maison et de se saisir de la zapette pour voir les autres vivre au sortir du boulot. Un premier tour au bistrot, puis selon le programme, c’est soit un restaurant puis un cinéma, une pièce théâtrale ou un concert de musique. Les journaux donnent les informations utiles pour les divertissements nocturnes.
Alger dort tôt et n’offre rien à ses habitants et à ses rares visiteurs, ni film, ni concert et encore moins du théâtre ou des one man shows. Alger est une histoire qui n’est pas aisée de raconter, que dire alors des autres villes de l’intérieur du pays. La télévision et les chaînes étrangères qu’elles soient françaises ou arabes meublent les longues nuits des Algériens. Triste constat et triste sort pour ses habitants qui pourtant sont des fêtards. Ils se réservent généralement pour le mois de Ramadhan afin de se réconcilier avec les loisirs et les divertissements nocturnes. Dans ses mémoires, le dramaturge Mahieddine Bachtarzi évoque un Alger qui vit au rythme des affiches de l’Opéra. Les Algérois sortaient les soirs voir une pièce théâtrale suivie d’un gala de musique. Ca, c’était avant !
C’est l’histoire des éditeurs qui se comptaient en millier quand l’Etat mettait la main à la poche pour financer une généreuse politique du livre. Ils se sont fait beaucoup d’argent sur le dos de l’Etat et des pauvres écrivains. Puis, il a suffit que l’austérité régule les dépenses pour que la grande majorité se convertisse en marchands de tout et de rien. En réalité, ces éditeurs n’aiment pas le livre et encore moins les écrivains, ils ont saisi une bonne opportunité pour mettre de l’argent dans des sachets noirs et qu’ils changent en devise au marché parallèle du Square port Said dans les villes d’Algérie.
C’est aussi l’histoire des pseudos producteurs de films qui ne produisent que lorsque l’Etat finance entièrement leur film. Au final, ils s’arrangent pour réduire le budget consacré au film et se sucrent au su et au vu de tout le monde. Le film réalisé et bouclé et montré une seul fois  la presse et aux invités et il rejoint le tiroir pour n’être diffusé que dans de rares occasions.C’est l’histoire d’un organisme culturel d’Etat qui s’est rapidement avancé qu’il allait importer des films et que nos salles connaîtront enfin une grande affluence avec des longs-métrages récents qui vont le buzz dans le monde. Par méconnaissance de ce segment de l’activité cinématographique, les salles de cinéma attendent les films promis. L’année prochaine certainement
C’est l’histoire du chanteur Idir aphone dans son pays durant 39 ans fait un timide come-back dans une grande salle d’Alger et promet d’autres concerts Oran, Tizi-Ouzou, Constantine. Ses fans attendent, aucun signal depuis janvier. Idir a-t-il changé d’avis ? C’est toute une histoire !
Abdelkrim Tazaroute

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