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Recensement de 8.000 commerçants et artisans informels : La Casnos régularise 1.800 cas

«C’est par la sécurité sociale que la formalisation de l’informel sera menée à bon port.» Voilà une conviction qui semble coller à la peau du DG de la Casnos.

PUBLIE LE : 11-02-2018 | 0:00
D.R

«C’est par la sécurité sociale que la formalisation de l’informel sera menée à bon port.» Voilà une conviction qui semble coller à la peau du DG de la Casnos. Joint hier au téléphone, M. Chawki-Acheuk Youcef, rebondit sur les propositions faites au ministère du Commerce portant sur «la manière d’assurer l’intégration de l’informel», précisant, chiffres à l’appui, que sur les 8.000 commerçants et artisans informels recensés, plus de 1.800 ont régularisé leur situation, bénéficiant d’une couverture sociale. Son opération-pilote, la Cansos l’a menée «essentiellement», précise son premier responsable, au niveau des deux wilayas : Alger et Blida. Se félicitant du résultat «positif» enregistré jusque-là, M. Acheuk souligne que l’opération «va très vite» et les Chambres d’artisanat connaissent «un afflux considérable». Ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, il explique que la Caisse qu’il dirige «va ficeler sa démarche avec le ministère du Commerce et les différentes Chambres». En effet, le travail mené par la Casnos s’inscrit en droite ligne avec les orientations du gouvernement, à savoir mener une lutte sans merci contre ce phénomène qui pèse lourdement sur le Trésor.
En chiffres, l’informel représente 2.700 milliards de dinars. Ahurissant ! Opposant tout «extra-time», le Chef de l’Exécutif recommandait la substitution du faire au dire. Il veut de l’action, de l’efficacité. Plus que jamais, sonne l’intérêt des démarches multisectorielles. Des synergies, à vrai dire. À ce jour, les différentes approches de l’économie informelle en Algérie sont pour l’essentiel des évaluations quantitatives. Elles n’appréhendent pas les caractéristiques, les comportements et les logiques en œuvre dans le secteur informel, considérant souvent ce phénomène comme un ensemble homogène.
Pourtant, le secteur informel est profondément hétérogène et recouvre une diversité de segments, qui se distinguent par la nature des activités et des acteurs, le degré d’informalité, le niveau des revenus générés, ainsi que les motivations et les logiques qui sous tendent les comportements des acteurs.
Rappelons dans cette optique que le ministère du Commerce et le Centre de recherche en économie appliquée ont lancé, en février 2016, la première enquête sur l’économie informelle. L’étude consiste en l’analyse de l’économie informelle, qui sera fondée sur des enquêtes sur le terrain.
Fouad Irnatene

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