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dépistage de l’alcool et des drogues : La GN à la pointe de la technologie

La conduite en état d’ivresse est l’un des problèmes majeurs en matière de sécurité routière.

PUBLIE LE : 10-02-2018 | 0:00
D.R

La conduite en état d’ivresse est l’un des problèmes majeurs en matière de sécurité routière.
Depuis quelques années, ce comportement négatif fait l’objet de réglementations spécifiques en Algérie.
 

Être ivre en conduisant met en danger le conducteur ainsi que les autres. Il faut dire que le principal problème avec l’alcool au volant est la baisse considérable des reflexes, car le cerveau prend deux fois plus de temps pour réagir et un simple virage peut renverser les choses et conduire à
la… mort. Dans le but de limiter les dégâts, l’Algérie a procédé à la baisse du seuil de l’alcoolémie tolérée pendant la conduite, qui est passé de 0,5 à 0,2 gramme par litre de sang. 
Cela dit, même si on ne dispose pas de chiffres exacts sur les accidents causés par l’alcool au volant, nous constatons qu’ils ont sensiblement augmenté. Et on comprend bien  pourquoi les autorités cherchent à durcir les contrôles de l’ivresse au volant,  affermir les sanctions et  prévoit des alcootests afin de prévenir les accidents. Pour diminuer et éviter les drames sur la route, le Commandement de la Gendarmerie nationale met en service deux nouveaux appareils de dépistage de l’alcool et des drogues chez les conducteurs. Le nouvel appareil de dépistage de l’alcool «éthylomètre», qui remplace l’alcootest, se distingue par la facilité d’utilisation et la rapidité de réponse qui se fait en des temps très courts. Il suffit de passer l’appareil à proximité du conducteur susceptible d’être ivre (sans utiliser un embout buccal) pour avoir le résultat. Si le résultat est négatif, le conducteur peut quitter le point de contrôle en très peu de temps.

Éthylomètre : fiabilité et rapidité des résultats

Dans le cas contraire, le véhicule est immobilisé et le conducteur est interdit de poursuivre sa route pour éviter tout accident pouvant provoquer des dégâts corporels et/ou matériels.  Aussi, l’utilisation de cet appareil sur le terrain, lors d’un accident de la circulation, facilitera les mesures qui s’imposent puisque les résultats négatifs obtenus par l’utilisation de cet appareil seront joints au procès-verbal adressé aux instances judiciares compétentes sans le prélèvement d’un échantillon de sang. Il faut savoir que la loi algérienne puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de 100.000 DA à 300.000 DA, tout conducteur en état d’ivresse qui commet un homicide involontaire. Si l’alcool n’est pas la première cause de mortalité sur les routes, beaucoup de cas sont à dénombrer. Des automobilistes prennent souvent le volant sortant de soirées arrosées dans les bars ou discothèques. La consommation d’alcool serait assez importante en Algérie et aurait même tendance à augmenter.
L’Algérie continue de consommer chaque année quelque 1,2 million d’hectolitres de bière, 600.000 hectolitres de vin et 120.000 hectolitres de spiritueux importés. Les bilans hebdomadaires fournis par la Gendarmerie nationale montrent à quel point les routes algériennes sont dangereuses. L’Algérie recense environ 12 morts par jour, des centaines par semaine parfois, liées aux accidents de la route. Le recours aux alcootests pourrait dissuader les Algériens de prendre le volant en état d’ivresse.

Le « drug test » pour la première fois en Algérie

Il faut dire que l’alcool n’est pas le seul danger sur les routes. La consommation de cannabis et autres drogues représente aussi des risques pour les usagers. Ainsi en plus de «l’éthylomètre », les unités de sécurité routière de la Gendarmerie nationale se sont dotées pour la première fois d’un appareil de détection de drogues et de psychotropes : le «drug test» qui est un dispositif d’analyse salivaire. L’appareil est simple et d’usage rapide. Il suffit de prélever un échantillon de salive du conducteur suspecté d’avoir consommé une drogue ou pris des psychotropes à l’aide d’une tige de prélèvement d’échantillon qui sera ensuite insérée dans un appareil de détection qui affichera le résultat au bout de 10 minutes. Ce procédé permet d’éviter le déplacement du conducteur vers l’hôpital pour prendre un échantillon de sang pour l’analyse et le temps d’attente des résultats sera ainsi considérablement diminué. Si le résultat est négatif, le conducteur est relâché sans qu’aucune procédure ne soit prise à son encontre. En substance, l’acquisition par les unités de sécurité routière de ces nouveaux appareils renforce l’action de prévention de la Gendarmerie nationale contre la délinquance routière, dont le facteur humain constitue la cause principale, tout en facilitant les procédures de dépistage en cas de suspicion de conduite en état d’ivresse.
Pour le président de Tarik Es-Salama, Mohamed Lazouni, a révélé que la somnolence au volant est à l’origine de 35% des sinistres constatés en Algérie. «La somnolence tue plus que l’alcool au volant. Le conducteur algérien est victime de l’ignorance de celui qui le forme, d’une part, et d’un environnement législatif qui ne participe guère à asseoir une stratégie nationale de lutte contre les accidents de la route, d’autre part», a expliqué M. Lazouni.
Farida Larbi
 


40 morts et plus de 960 blessés à Alger en 2017

Quarante personnes ont trouvé la mort et plus de 960 autres ont été blessées dans plus de 1.500 accidents corporels et  matériels de la circulation enregistrés au cours de l'année 2017 dans la wilaya d'Alger, a indiqué mercredi dernier le chef de la Sûreté de wilaya, le commissaire principal, Fillali Mohamed.
Les services de la Sûreté de wilaya d'Alger ont enregistré en 2017 un bilan de 852 accidents de la route corporels et 654 accidents matériels ayant fait 40 morts (24 hommes16 femmes) et 961 blessés, a déclaré à l'APS M. Fillali Mohamed.  Ce bilan est en baisse de deux cas de décès par rapport à 2016 où 42 morts ont été déplorés et en nombre d'accidents corporels (-6) alors que celui des blessés a augmenté par rapport à l'année 2016 passant de 956 à 961 en 2017, a indiqué le même responsable.  
Le facteur humain (non respect du code de la route) reste la principale  cause dans 99% des accidents contre 0.59% pour les causes liés à l'état du véhicule et 0.23% pour les conditions climatiques, a-t-il précisé. 
Par ailleurs, le commissaire principal Mohamed Filali a fait état de l'enregistrement, au cours de la même année (2017), de plus de 156.5000 infractions et de plus de 13.520 délits routiers. Cependant, a-t-il ajouté, un recul des cas de retrait de permis de conduire pour non respect des règles de code de la route a été relevé avec 40.198 retraits contre 49.521 en 2016.
 

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