vendredi 19 octobre 2018 00:28:58

NOUVELLES Des bibans

Ce qui devra permettre un équilibre entre ses communes, puisque toutes ces dernières sont appelées à participer à cet effort d’investissement.

PUBLIE LE : 10-02-2018 | 0:00
D.R

Bordj Bou-Arréridj
22 communes se lancent dans l’investissement


La wilaya de Bordj Bou-Arréridj, qui a connu une dynamique certaine en matière d’investissements, ces dernières années, ne veut pas se laisser distancer dans ce domaine. La wilaya veut exploiter tous ses atouts techniques et surtout fonciers. Ce qui devra permettre un équilibre entre ses communes, puisque toutes ces dernières sont appelées à participer à cet effort d’investissement.

La population, qui a souffert de cette disparité, que ce soit en matière d’emploi ou de développement local, avec des retards importants dans certaines communes, attend des APC qu’elles se mobilisent pour réussir cette opération. En effet, les membres des assemblées populaires communales, qui ont un grand rôle à jouer dans ce domaine, se sont souvent plaints de la faiblesse des subventions de l’Etat, pour expliquer l’incapacité de ces dernières à répondre aux besoins de la population en matière de routes, d’éclairage public, d’assainissement et même d’hygiène.
Justement, pour prendre en charge ces missions et d’autres qui entrent dans les activités classiques des APC, ces dernières doivent chercher de nouvelles sources de financement, comme l’encouragement de l’investissement, a déclaré le wali de Bordj Bou Arreridj, M. Affani Salah, au cours d’une réunion consacrée à l’extension des zones d’activité dans la wilaya. Lors de cette réunion, la majorité des APC ont proposé des espaces pouvant accueillir des projets d’investissements. Après un débat fructueux qui a tenu compte des aspects techniques devant accompagner ces projets, 22 sites ont été retenus. Parmi ces derniers, citons la localité de Chetatha, dans la commune de Medjana, avec 59 hectares, Bordj Ghedir, 78 hectares et Ain Taghrout, 9 hectares. La commune de Hasnaoua a proposé quant à elle 3 sites pour une superficie globale de 18 hectares, exactement à Draouza, Lahmer et Batel. Khelil à l’est de la wilaya en a suggéré 2 de 12 hectares chacun. La zone d’activité de Tixter a connu une extension de 10 hectares. Celle de Ras El Oued, 5 hectares.
9 hectares ont été proposés du côté de Remail dans la même commune. Dans la commune de Mansourah, à l’ouest de la wilaya, 35 hectares ont été retenus pour abriter des projets d’investissement. Ce qui permettra de renforcer les capacités foncières de cette localité qui compte déjà une zone d’activité. Tefreg, en dépit de son relief difficile, n’a pas manqué de suggérer 3 sites pour une superficie de 50 hectares.
Mais c’est la commune d’El Achir connue pour ses restaurants et ses boucheries qui a proposé le site le plus important avec 110 hectares. La région de Safia, qui n’est pas loin de la RN5, devra profiter de la proximité également de la voie ferrée. Ce qui devra faire d’elle une zone de choix pour les investisseurs, pour peu que ses contraintes de terrassement soient levées. En tout, ce sont 341 hectares qui ont été mobilisés pour attirer les opérateurs économiques. Outre la surface proposée, qui augmente sensiblement le portefeuille foncier de la wilaya, cette opération offre une diversification des assiettes qui permet de répondre à tous les besoins des opérateurs. Les régions à vocation agricole, comme cela est le cas à l’est de la wilaya, devront être destinées à recevoir les projets liés à la transformation des produits du secteur. Ce qui ne peut être que bénéfique pour les deux parties. Les industriels vont trouver la matière première sur place, alors que les agriculteurs vont trouver plus de débouchés pour leur production.  L’emploi, qui est l’objectif majeur de cette opération, sera réparti de telle sorte à couvrir toutes les régions. Ce qui offrira la possibilité à des milliers de jeunes de sortir du chômage, même s’ils ne sont pas recrutés directement dans les usines, puisque les emplois indirects devront être conséquents avec ces créations qui favoriseront plusieurs services comme le transport, la restauration et le commerce. Le wali de Bordj Bou Arreridj, qui a appelé les élus locaux à faire des efforts pour toucher les 34 communes que compte la wilaya, a rappelé que le plus dur reste à faire. Il faut d’abord, a-t-il noté, aménager ces sites pour qu’ils soient des zones d’activités dignes de ce nom, à même de recevoir des projets d’investissement. Ce qui suppose des routes, des branchements aux différents réseaux et un traitement rapide des procédures administratives.

Assainir le portefeuille existant

Justement, M. Affani a déclaré que les élus et plus particulièrement les PAPC doivent accompagner les investisseurs pour apporter des solutions à leurs problèmes, mais aussi veiller à ce qu’ils aillent au bout de leurs projets. «Plus les projets sont nombreux, plus vos communes vont avoir de recettes», a-t-il dit, rappelant au passage les nouvelles orientations du gouvernement pour la recherche de nouvelles sources de financement pour les APC.
«Vous devez être vous-même entreprenants pour améliorer les recettes des APC et satisfaire les besoins des citoyens de vos communes», a déclaré le wali, qui a rappelé le renforcement des prérogatives des élus dans les nouveaux textes qui sont en cours d’élaboration. Ce qui ne l’a empêché de les mettre en garde contre le bradage du foncier industriel qui est le bien de toute la collectivité. «Ces terrains ne devront être concédés qu’aux véritables investisseurs», a affirmé M. Affani, qui a insisté sur le respect des cahiers des charges institués par les services concernés. Il a rappelé qu’une opération assainissement du portefeuille foncier a été lancée parallèlement à celle de l’ouverture de nouvelles zones. «Il n’est pas possible d’accepter que des assiettes soient dénaturées de leur fonction», dira-t-il. Il a même souligné la nécessité du suivi des délais impartis pour la réalisation des projets. «Celui qui n’a pas les capacités de mener à bien ses engagements doit laisser sa place pour quelqu’un qui a les moyens de concrétiser les attentes de la collectivité, à savoir, la création de richesses et d’emplois», a déclaré le premier responsable de la wilaya, qui a précisé que les retards injustifiés sont sanctionnés par des annulations des arrêtés de concession. Il a même annoncé que plusieurs terrains ont été retirés aux bénéficiaires qui n’ont pas respecté leurs engagements. Il a cité la récupération de 1.000 mètres carrés à Bordj Ghedir, qui ont été accordés à un investisseur qui est en train de monter un nouveau projet. 9 assiettes ont connu le même sort à Medjana. 1.200 mètres carrés à El Anasser et 3.000 autres à Ain Taghrout. Ils s’ajoutent aux assiettes dont la situation est devant la chambre administrative qui doit statuer sur la véracité des justifications de leurs bénéficiaires.
Notons que la wilaya de Bordj Bou Arreridj compte déjà 3 zones industrielles et une dizaine de zones d’activités. Même si c’est l’ancienne zone, qui s’étend sur une centaine d’hectares, qui a conféré un statut industriel à la wilaya, avec l’installation en son sein de marques qui se sont imposées sur le plan national et même international, notamment dans l’électronique, c’est la nouvelle zone de Mechta qui est la plus importante avec 384 hectares.
Mais cette nouvelle zone, qui est située en prolongement de la première, sur la route de Msila, connaît de sérieux problèmes de terrassement à cause de la nature rocheuse de son terrain. Le wali de Bordj Bou Arreridj, qui a effectué une visite dans la zone pour prendre connaissance des contraintes que rencontrent les investisseurs qui ont été orientés sur place, a tenu à saluer ceux qui sont déjà passés à la phase de production, même s’ils ne sont pas nombreux. Le wali, qui a rappelé les instructions du gouvernement pour associer les opérateurs dans l’aménagement des sites de production, a déclaré que la gestion de ces derniers ne se fera pas sans eux. Ce qui l’a amené à demander aux opérateurs qu’il a rencontrés de désigner des représentants pour assister aux commissions techniques qui sont chargées de régler tous les problèmes qui entravent la réalisation des projets. L’ancienne zone, qui continue d’attirer des opérateurs grâce à son emplacement et surtout aux avantages qu’elle offre en terme de route, de signalisation et d’assainissement, a bénéficié quant à elle d’une opération d’extension qui s’ajoute à l’assainissement qui l’a touchée. Même si le terrain qui lui a été ajouté est de 60 hectares, seulement 27 seront mis à la disposition des investisseurs, puisque l’autre surface sera consacrée pour abriter les VRD. Autant dire qu’une nouvelle vie est assurée à cette zone, qui a été mise à la disposition des opérateurs dans les années 70. Ce site, qui accueille encore les usines de l’ex-Sonic et d’ANABIB, est passé de modèle de réussite des entreprises étatiques à une vitrine de l’investissement privé.
La troisième zone, se trouvant dans la commune de Ras El Oued, d’une superficie de 134 hectares, se distingue par sa spécialisation. Située dans une région à vocation agricole, elle est destinée à accueillir les projets de transformation agro-alimentaire.
Parmi les zones d’activités, dont l’une se trouve au chef-lieu de wilaya, il n’est pas possible d’oublier celle d’El Euch, dédiée à l’industrie pharmaceutique. Cette variété, qui n’a d’égal que le dynamisme de l’investissement dans la wilaya, traduit la volonté de cette dernière d’être un pôle économique national qui peut apporter beaucoup dans la promotion des exportations hors hydrocarbures.
Les opérations réalisées par les entreprises de la région, dans ce cadre, en sont la preuve.


Accélération des travaux
de 850 logements LPA


La wilaya de Bordj Bou Arreridj a bénéficié, il y a quelques années, de 2.000 logements promotionnels aidés (LPA). Ces logements, qui sont prisés par une importante frange de la population, ont connu un retard important dans leur réalisation. Ce programme, qui devait permettre d’atténuer la crise de logements dont souffre la wilaya, a connu plusieurs contraintes qui n’ont pas manqué de décevoir les bénéficiaires des logements qui craignent de devoir patienter plus longtemps que prévu pour les occuper. Ce qui a poussé le premier responsable de la wilaya, M. Salah Affani, à se déplacer sur les lieux de réalisation d’une partie de ce programme pour tenter de les lever.
M. Affani a ordonné qu’une réunion technique soit organisée entre les 17 promoteurs de cette partie qui concerne les 850 logements implantés au chef-lieu de wilaya, et les différentes directions concernées par le projet dans la semaine pour étudier tous les problèmes. Ce qui devra faire accélérer les travaux. Il a même ordonné que les entreprises libèrent les chantiers, au plus tard le mois de juin. Il a fixé la remise des clés pour le 5 juillet prochain. «C’est un grand jour pour l’Algérie. Il devra l’être encore plus pour les bénéficiaires», a-t-il noté. Le wali de Bordj Bou Arreridj a annoncé également que 2.800 logements sociaux qui ont été livrés récemment devront être distribués prochainement à travers plusieurs communes de la wilaya après la fin de l’étude des dossiers entamée par les commissions des daïras où elles sont situées.


Ouverture prochaine d’une gare routière

Malgré son statut de capitale de l’électronique et sa position de carrefour entre l’Est et le Centre, le Nord et le Sud du pays, la ville de Bordj Bou Arreridj ne dispose pas de gare routière digne de ce nom. Ce qui n’a pas manqué de gêner aussi bien les habitants que les visiteurs de la ville, qui n’ont pour lieu d’attente qu’un ancien hangar qui servait à l’élevage des poules. Même désaffecté, ce hangar a gardé ses aspects négatifs qui indisposent également les transporteurs. Ces derniers n’ont pas les conditions de travail nécessaires pour les professionnels du secteur.
Heureusement que la gare routière de type A dont a bénéficié la ville est en cours de réalisation. Cette structure qui a coûté près de 100 milliards de centimes a tardé, il faut le rappeler, à cause d’un problème d’étude d’abord et de réalisation ensuite.  L’appel d’offres pour sa construction s’est révélé plusieurs fois infructueux.
Même commencée, la réalisation a été perturbée par beaucoup de facteurs qui ont empêché sa livraison dans les délais. Le wali de Bordj Bou Arreridj, qui s’est rendu au chantier cette semaine, a donné à l’entreprise chargée de sa construction un délai de 10 jours pour son ouverture.
La gare routière qui est située à la sortie sud-est sur la route d’El Anasser est pratiquement terminée. Ne restent que les aménagements extérieurs qui devront être terminés dans la semaine. Les voyageurs, qui ont hâte de sortir de la cage à poules où ils se trouvent, attendent ce jour avec impatience. Notons que c’est la société Sogral qui s’occupe de la gare routière d’Alger qui devra gérer la structure. Elle a déjà commencé à installer ses équipements pour que cette dernière soit opérationnelle très bientôt.
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions