samedi 15 dcembre 2018 15:51:30

Rapport Oxford Business Group sur l’Algérie : Perspectives prometteuses

Oxford Business Group (OBG) a lancé officiellement, hier, la publication de son rapport économique «The Report : Algeria 2017», à l’occasion d’une conférence de presse tenue à la Chambre algérienne de Commerce et d'Industrie (CACI) à Alger, en présence de représentants des secteurs public et privé, ainsi que des médias.

PUBLIE LE : 25-01-2018 | 0:00
Ph : Louiza

Oxford Business Group (OBG) a lancé officiellement, hier, la publication de son rapport économique «The Report : Algeria 2017», à l’occasion d’une conférence de presse tenue à la Chambre algérienne de Commerce et d'Industrie (CACI) à Alger, en présence de représentants des secteurs public et privé, ainsi que des médias.

Les conférenciers présents à l’ événement ont exprimé leur pleine satisfaction quant au lancement de ce rapport  et aux progrès remarquables qu’a connus, ces dernières  années,  l’économie  nationale,   et  cela, ont-ils précisé, «grâce aux efforts consacrés par le gouvernement pour accompagner les investissements alternatifs à l’industrie pétrolière». Dans son rapport, réalisé en partenariat avec la CACI et le FCE, dont une copie nous a été remise, OBG souligne que des changements structurels à long terme sont en cours pour l’économie algérienne. En 2000, la contribution du secteur privé dans l’économie était seulement de 42%, alors qu’elle a atteint plus de 70% du PIB en 2016.
La création de richesse a, quant à elle, quadruplé durant la même période, est-il rappelé. En dévoilant le nouveau plan stratégique en 2016, les autorités ont affiché une motivation claire de voir émerger une économie diversifiée, dynamique et autosuffisante d’ici à 2030. Les perspectives semblent déjà positives au-delà de 2018, à l’image de la croissance du PIB, amenée à rebondir en 2019, d’après le FMI et la Banque mondiale. S’agissant des perspectives économiques, le rapport précise qu’indépendamment de la légère hausse et de la stabilisation des prix du pétrole, et bien que la production d’hydrocarbures évolue positivement, cela sera insuffisant pour compenser les déficits des finances publiques et des comptes extérieurs. La dévaluation de la monnaie a cependant permis d’équilibrer la situation et demeurera un levier de stabilisation important dans le futur.
Les initiatives visant à atteindre un budget d’équilibre en 2020 seront déterminantes pour le dynamisme des secteurs hors hydrocarbures. «L’une des attentes principales du secteur privé national et des investisseurs étrangers restera sans nul doute l’amélioration du climat des affaires», a relevé la même source, ajoutant la nécessaire implication  d’un allègement de la bureaucratie et l’instauration d’un cadre réglementaire stable assurant aux opérateurs économiques une visibilité à moyen terme.
«Bien que de nombreuses initiatives positives récentes soient à saluer, le pays a encore du chemin à parcourir afin d’être véritablement compétitif au niveau régional», est-il précisé. En ce qui concerne le secteur des services financiers, OBG a constaté que de nombreux aspects essentiels de se secteur ont connu des évolutions positives, telles que l’instauration du paiement en ligne, qui demeure néanmoins encore limité à une poignée de «web-marchands», et sa généralisation à l’ensemble des acteurs économiques reste tributaire d’une nouvelle loi qui devrait voir le jour en 2018.
Le rapport note que «la possibilité de développer le paiement en ligne représente en effet une opportunité de développement sans précédent pour les entreprises algériennes, d’autant plus que les consommateurs algériens sont réceptifs aux nouvelles technologies», avant d’ajouter que «le secteur bancaire globalement témoigne du développement conjoint de nouveaux produits spécifiques aux particuliers et aux entreprises». Pour ce qui est du secteur des assurances, le rapport a souligné qu’«il est nécessaire de rappeler le taux de pénétration encore très faible qui caractérise le marché de l’assurance en Algérie, longtemps stimulé par l’assurance automobile (obligatoire)». Concernant le secteur de l’énergie, le rapport précise qu’il a connu des évolutions notables récemment, dans un contexte challengeant que représente un prix du baril à moins de 70 dollars, parmi lesquelles les rénovations structurelles d’entreprises pour dynamiser les gisements et les perspectives fructueuses que représente l’exploitation de l’énergie solaire. Aussi, dans un entretien avec le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, cité dans ce rapport, sont énumérés un certain nombre de détails concernant  les objectifs de développement à court et moyen termes, en mettant l’accent sur sa volonté de diversifier et de moderniser l’économie algérienne.
Le Chef de l’État rappelle les grands principes qui définissent le nouveau modèle de croissance du pays : solidarité et justice sociale, efficacité des dépenses publiques et renforcement du rôle du secteur privé dans l’économie nationale. Le Président Bouteflika a souligné que tous les secteurs d’investissements sont prioritaires lorsqu’ils contribuent à la diversification économique, à la substitution aux importations, au développement des exportations hors hydrocarbures, à l’innovation et à la création d’emplois durables. «C’est pourquoi notre priorité est de stabiliser le cadre juridique de l’investissement privé et d’assainir le climat des affaires, pour donner plus de visibilité et de confiance aux investisseurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers», a-t-il indiqué.
 Makhlouf Ait Ziane
 

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