mercredi 15 aot 2018 17:51:19

Industrie agroalimentaire : Un pôle de compétitivité bientôt opérationnel

L’industrie agroalimentaire constitue la principale branche de l’industrie du pays, elle contribue à plus de 50% de sa valeur ajoutée (hors hydrocarbures) et emploie près de 150.000 salariés. Le secteur est doté d’un pôle-pilote de compétitivité agroalimentaire, et représente plus de 23.000 entreprises y activant.

PUBLIE LE : 25-01-2018 | 0:00
D.R

L’industrie agroalimentaire constitue la principale branche de l’industrie du pays, elle contribue à plus de 50% de sa valeur ajoutée (hors hydrocarbures) et emploie près de 150.000 salariés. Le secteur est doté d’un pôle-pilote de compétitivité agroalimentaire, et représente plus de 23.000 entreprises y activant.

L’objectif de cet instrument stratégique est de rapprocher des entreprises entre elles en vue de les aider à faire face ensemble aux difficultés du terrain. Dans un entretien accordé à la revue Tabadoulat  (Échanges), Kamel Moula, président du club des industriels de la Mitidja, explique que ce pôle est une «traduction de la volonté de l’État d’accompagner le développement de la filière». Il s’agit, explique-t-il, de «mettre en synergie les filières agriculture et agroalimentaire, pour répondre aux enjeux économiques, environnementaux et sociétaux».
Plusieurs réunions sont tenues. «Nous pensons finaliser la mise en œuvre du pôle au printemps prochain. C’est un travail long et fastidieux qui demande un consensus permanent entre les membres de l’Équipe projet issus des secteurs d’activité différents», explique-t-il. Quant aux objectifs, M. Moula cite l’innovation pour produire plus et mieux, la production de la richesse et de la valeur, et le renforcement des capacités d’exportation. Ce n’est pas tout. Le même responsable dit qu’avec ce pôle, «nous allons créer les conditions de la compétitivité des filières agricole et agroalimentaire», et souligne que parmi les domaines d’action stratégiques, c’est le développement et la régulation de la production de la tomate industrielle qui sera ciblé afin de limiter de «manière pérenne» l’importation de ce produit.
Par ailleurs, il y a lieu de préciser que les deux secteurs, agricole et agroalimentaire, sont orientés vers la satisfaction de la demande nationale, leurs produits et leur organisation sont façonnés, depuis près de 50 ans, en fonction de cet objectif. «Si, pour le secteur de l’industrie agroalimentaire, l’orientation vers l’exportation n’est pas structurellement contrainte, l’agriculture est limitée par la rareté des ressources productives de base (eau et terre). Il existe certes quelques produits agricoles (dattes et certains produits maraîchers) pour lesquels des excédents structurels peuvent être exportés, mais, globalement, l’agriculture algérienne n’a certainement pas une vocation d’exportation, expliquait Ali Daoudi, chef de département économie à l’École nationale d’agronomie, dans un entretien accordé à El Moudjahid. Cela dit, ce potentiel d’exportation doit être identifié et valorisé. Le véritable défi de l’agriculture algérienne réside ailleurs, dans l’augmentation permanente de la productivité des facteurs de production rares, car si la demande en produits agricoles continuera d’augmenter les prochaines décennies, les disponibilités en ces facteurs ne cesseront de baisser, au moins en termes relatifs. Les gains de productivité ne seront possibles que grâce au progrès technique, qu’il va falloir produire et/ou acquérir et diffuser auprès des agriculteurs. Aujourd’hui s’impose une nécessaire intelligence collective devant servir une agriculture moderne.
     Fouad Irnatene
 

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