jeudi 19 juillet 2018 12:35:43

Yennayer s’invite à notre forum : En phase avec notre Histoire millénaire

C’est en présentant ses meilleurs vœux au peuple algérien, à la veille de l’année 2018, que le Président de la République a annoncé sa décision de consacrer Yennayer journée chômée et payée.

PUBLIE LE : 14-01-2018 | 0:00
D.R

C’est en présentant ses meilleurs vœux au peuple algérien, à la veille de l’année 2018, que le Président de la République a annoncé sa décision de consacrer Yennayer journée chômée et payée. Cette décision historique, comme toutes celles déjà prises par le Chef de l’État, au profit de notre identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe, vise l’unité et la stabilité nationales. C’est pourquoi elle continue   d’être saluée, car elle met l’Algérie en phase avec son histoire millénaire.

Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec l’Association Machaal Echahid, a tenu à marquer la célébration du nouvel an amazigh qui revêt, cette année, une connotation  particulière. Avec un cachet officiel, il est célébré, sur tout le territoire national dans la joie, la liesse et la sérénité. Et ce sont ces dimensions historique et culturelle de notre identité nationale qui ont été évoquées, hier, par les invités de notre Forum, qui ont été unanimes à rendre hommage au Chef de l’Etat. Un homme visionnaire qui nous a habitués aux décisions courageuses avec pour fond la promotion de la réconciliation et le vivre-ensemble.
La décision de décréter Yennayer fête nationale, est considérée comme la consécration d’un élément important de notre identité nationale, après la constitutionnalisation de tamazight comme langue nationale et officielle. Pour le secrétaire général du Haut Conseil de l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, le HCA, depuis sa création, s’est attelé à marquer la célébration de la journée de Yennayer, au niveau national, en lui donnant un caractère officiel par la présence agissante des plus hautes autorités du pays. Par ailleurs, il est primordial, pour lui, de mettre en exergue, les autres directives, qui concernent la généralisation de l’enseignement et de l’usage de tamazight, conformément à la lettre et à l’esprit de la Constitution et l’accélération de la préparation du projet de loi organique portant création d’une Académie algérienne de la langue amazighe. Si El Hachemi Assad a également rappelé, le dernier Conseil interministériel, présidé par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui a arrêté une série de mesures (allocation de postes budgétaires pour renforcer l’enseignement de tamazight et installation d’un groupe de travail interministériel pour préparer l’avant-projet de loi portant création de l’Académie de langue amazighe). C’est pourquoi, il dira que pour lui, 2018  porte de nouveaux horizons, en mesure de  renforcer l’unité nationale. Comme elle sera marquée par l’annonce du programme et des grandes lignes de la feuille de route du HCA. Quant aux missions de l’Académie de la langue amazighe, elles porteront, selon lui, sur l’aménagement de la langue (confection d’un dictionnaire commun pour le lexique de tamazight). Le plus important, pour Si El Hachemi Assad, c’est de multiplier les efforts pour accomplir ce devoir de partager cette culture avec tous les Algériens. Pour sa part, le président du Haut Conseil de la langue arabe, Salah  Belaid, les dernières chutes de neige, sont de bon augure.
 Le conférencier a annoncé que l’instance qu’il préside, et dont la mission est la promotion de la langue arabe, ne s’est jamais opposée, contrairement à ce qui est colporté çà et là , à l’officialisation de la langue amazighe.
 Pour lui, les deux langues se complètent, et le HCA milite pour l’identité linguistique.
Et c’est parce que Yennayer est intimement lié au calendrier agricole, le secrétaire général de l’Union Nationale des Paysans Algériens (UNPA) Mohamed Alioui a pris la parole   pour évoquer la célébration de cette fête dans les régions sud du pays.  Aussi, l’on apprendra qu’il s’agit du partage entre les hommes et les animaux. Durant la nuit de Yennayer, l’homme appelle ses animaux. Si ces derniers répondent l’avenir serait prospère. Les chutes de neige sont considérées comme un bon présage.  A la question de savoir, si dans la nuit du nouvel an berbère, on a vécu ces deux croyances, Mohamed Alioui répond par l’affirmative. Pour Aissa Kasmi, moudjahid et ancien cadre de la DGSN, Yennayer restera a jamais, le symbole de la cohésion nationale.
Passionnante, c’est le moins que l’on puisse dire de l’intervention de Mohamed El Hadi Harech, professeur d’histoire et de civilisation ancienne de l’Université d’Alger 2. Ce chercheur, qui estime, que notre Histoire doit être écrite par nous même, a emporté, les présents dans un merveilleux voyage. Et ce n’est pas pour rien que près de quinze minutes, un silence religieux régnait sur la salle, si ce n’est cette sonnerie de téléphone, venue perturber ce calme olympien. Pour le professeur, parler de Yennayer c’est parler de l’amazighité, c’est aussi parler d’une fête des plus anciennes.  
Car Yennayer reste lié à la terre et les saisons agricoles. Et pour précision, il dira, que contrairement à ce qu’écrivent les historiens français, notre Histoire ne débute pas avec Massinissa. Le choix de la date de 950 avant J.-C n’est qu’un symbole. L’histoire des Berbères remonte à 10.000 ans avant Jésus Christ.
C’est dire la profondeur de nos racines, et c’est dire toute notre fierté de notre amazighité.
Nora Chergui
 

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