lundi 22 janvier 2018 22:50:01

Abderrahmane Mebtoul, économiste, expert international : Les contours d’une économie de marché concurrentielle

Un «contrat social» qui ne saurait se limiter à certains segments de la rente, un «dialogue productif permanent», une économie de marché à «finalité sociale».

PUBLIE LE : 13-01-2018 | 0:00
D.R

Un  «contrat social» qui ne saurait se limiter à certains segments de la rente, un «dialogue productif permanent», une économie de marché à «finalité  sociale». C’est autour de ce triptyque que se dessinent, selon l’expert international Mebtoul, les contours d’une économie de marché concurrentielle. Des éléments inséparables et complémentaires. Mais ce n’est pas tout. Le gouvernement qui a lancé le double défi de s’appuyer, d’abord, sur la production nationale, et de mener une nouvelle stratégie de l’export, compte «envahir» d’autres marchés, dont celui de l’Afrique où d’importants projets sont en négociation.
La réalisation de ce défi de la reprise de croissance, estime Pr. Mebtoul, est tributaire de la stabilisation du cadre macro-économique et financier, ayant une influence sur les segments à promouvoir devant entrer dans le cadre des nouvelles mutations technologiques mondiales,  d’un nouveau modèle de consommation énergétique, et sur le cadre macro-social». L’objectif est d’«atténuer le processus inflationniste» en réduisant le déficit budgétaire et le ratio de la dette publique brute par une nouvelle politique des subventions qui doivent être ciblées. Il est également question, aux yeux de l’universitaire, d’une nouvelle politique économique devant être caractérisée par «l’adaptation à l’universalisation de l’économie de marché», laquelle doit aussi s’inscrire dans le cadre de l’espace Europe-Maghreb et plus globalement de l’espace économique Méditerranée/Afrique impliquant une coordination des politiques économiques basée sur l’encouragement de l’investissement direct, du partenariat (encore qu’il faille préciser cette notion vague) et de la libération de toute les énergies créatrices dans le cadre des investissements basés sur les avantages comparatifs.
Enchaînant, Pr. Mebtoul recommande d’«éviter les politiques industrielles globales, dépassées et d’imaginer une nouvelle politique  non de l’industrie globale, mais de l’entreprise basée sur la décentralisation des décisions économiques, la gestion prévisionnelle des compétences, le travail en groupes tenant compte des nouvelles technologies».
Les autres propositions formulées par l’expert, trouvent leur réponse dans la nécessité de revoir le système fiscal par la combinaison de l’équité verticale (augmenter le taux d’imposition en fonction de l’accroissement du revenu) et l’équité horizontale (impôt égal - revenu égal), d’une mutation progressive des services collectifs, appelés à créer une meilleure valeur ajoutée. S’ajoutent l’impératif d’asseoir la bonne gouvernance, dont «le pilier devra reposer sur une nouvelle gestion des ressources humaines», et d’une nouvelle politique de l’emploi renvoyant à une nouvelle politique de formation adaptée aux nouvelles technologies et des salaires.
Cette nouvelle politique doit «être caractérisée non pas par des distributions de revenus sans contreparties productives mais devant accroître la flexibilité du marché du travail par une formation permanente. Cela doit toucher également l’administration et les services collectifs». 
Fouad Irnatene
 

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