vendredi 20 juillet 2018 23:24:49

PRODUCTION NATIONALE D’ARôMES : Une industrie concurrentielle

Selon le président du Consortium Algérien des Fabricants d’Arômes, les 12 producteurs d’arômes à l’échelle nationale partagent une part de marché n’excédant pas les 8%.

PUBLIE LE : 13-01-2018 | 0:00
Ph. Louiza M.

  Selon le président du Consortium Algérien des Fabricants d’Arômes, les 12 producteurs d’arômes à l’échelle nationale partagent une part de marché n’excédant pas les 8%.

«Pas moins de 100 millions d’euros, déboursés dans  l’importation des produits aromatiques, peuvent être économisés en encouragent la production nationale dans cette filière», c’est ce qu’a affirmé mercredi dernier, M. Abdelouahab Ziani, président du Consortium Algérien des Fabricants d’Arômes (CAFA). S’exprimant lors d’une conférence de presse en marge des portes ouvertes sur l’entreprise Arômes-Algérie, son directeur général, M. Ziani a fait savoir que les dernières mesures d’interdiction de l’importation des arômes alimentaires n’aura pas d’incidence sur l’industrie agroalimentaire, précisant qu’elle devrait encourager davantage la production nationale. M. Ziani qui est, également, président de la Fédération agroalimentaire, a saisi l’occasion pour répondre à certains opérateurs qui redoutent la pénurie, précisant que la production nationale répond parfaitement aux normes et peut satisfaire les besoins dans ce domaine. «La fabrication des arômes existe depuis des années en Algérie. Nous avons alimenté des grandes sociétés nationales en quantités et qualité suffisantes et sommes à même de pouvoir satisfaire la demande», a-t-il expliqué.

La capacité des producteurs nationaux  atteint les 7.500 tonnes par an

Evoquant la place qu’occupe cette industrie dans l’économie nationale, M. Ziani dira que les arômes alimentaires sont utilisés dans la filière des boissons, les produits laitiers, dans la fabrication de la confiserie et dans l’industrie pharmaceutique et parapharmaceutique. Le président de la CAFA, a appelé les opérateurs économiques à «faire confiance et à s’appuyer sur la filière des producteurs d’arômes locaux dont le savoir-faire n’est plus à démonter», invitant au passage, l’ensemble des entreprises spécialisées dans le domaine de l’agroalimentaire, notamment, à se rapprocher des entreprises productrices d’arômes pour mieux s’informer sur la qualité des produits proposés. «Les consommateurs algériens, qu’ils soient opérateurs ou consommateurs finaux, doivent faire confiance à la qualité du produit national», a-t-il soutenu. M. Ziani a annoncé qu’au terme d’une étude élaborée par ses services, cette dernière s’est soldée par la formulation d’une demande adressée aux pouvoirs publics en vue de protéger cette filière pour qu’elle puisse récupérer ses parts de marché perdues depuis les accords avec l’U.E et la Grande zone arabe de libre-échange (G.Z.A.L.E).
En effet, l’entreprise Arômes-Algérie qui compte 60 travailleurs, dont 13 aromaticiens qualifiés, veut reconquérir son marché à travers ses compétences et sa large gamme de produits qui dépasse les 3.500 références.
Dans cette optique, le DG de Arômes-Algérie, a annoncé la tenue, en mars à Alger, d’une conférence dédiée aux professionnels du domaine  pour faire connaître le produit «made in Algeria».
Kamélia Hadjib
 

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