mardi 16 octobre 2018 01:28:07

Célébration de Yennayer : Le ministre de la jeunesse et des sports à SIDI BEL-ABBèS

Diversité et richesse du patrimoine

PUBLIE LE : 10-01-2018 | 0:00
D.R

C’est à partir de l’école Adhim-Fatiha, située dans le quartier le plus populaire de la cité de la Mekkerra, que le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali, a entamé sa visite d’inspection et de travail consacrée à la célébration de Yennayer.

Les enfants ont, dans les spectacles organisés en la circonstance, émerveillé le membre du gouvernement qui ne pouvait d’ailleurs cacher sa satisfaction pour remercier les enseignants et l’encadrement en général pour la qualité des œuvres artistiques et les expositions à la grande symbolique sur l’histoire du pays. Bref, des moments intenses en émotion furent vécus au gré de la variété et de la diversité du programme culturel. Rai, gasba, chaoui, kabyle, tergui et autres, tous les genres musicaux s’entremêlaient dans le plateau offert pour donner sa dimension à la fête de Yennayer. La réconciliation de la nation avec ses marques et ses repères était très perceptible, surtout qu’elle résonnait de la voix de jeunes écoliers attachés à leur authenticité.   Le ministre a même suivi un cours en tamazight.
Dans l’ambiance de Yennayer toujours, le ministre fut convié au sein de cet établissement à un repas traditionnel pour se conformer aux us et coutumes et raviver les sentiments de convivialité et de solidarité, d’union et de paix. Le même décor était installé au centre de la jeunesse du Rocher, pour vivre intensément l’événement et méditer sur la richesse du patrimoine national. La seconde partie de cette tournée a concerné l’inspection du chantier du futur centre sportif des équipes nationales qui a bénéficié d’une rallonge de 27 milliards de centimes pour son achevèment. L’autre halte s’est effectuée au projet de la piscine semi-olympique, dont les travaux sont à l’arrêt en l’absence de financement et en dépit de la volonté de l’entreprise en charge de son exécution.  M. Ould Ali s’est engagé à débloquer la situation, au grand bonheur de la population à la recherche justement de ces installations sportives de détente.  Le ministre s’est longuement étalé sur la nécessité d’une exploitation rationnelle des équipements, la rentabilisation du fonctionnement et la dynamisation de la formation. Sur ce dernier registre, M. Oud Ali n’a pas manqué d’affirmer que cet axe demeure la priorité dans l’action de son département.
Yennayer a été célébré avant terme et les activités culturelles et scientifiques et les conférences se poursuivront à travers l’ensemble de la wilaya.
    A. Bellaha


HCA et APS
co-édition d’un magazine


Le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) et Algérie Presse Services (APS) viennent de co-éditer un magazine, dans deux versions, numérique et papier, à l’occasion de la célébration de Yennayer, à partir d’un travail de recherche de l’enseignant et écrivain, Djamel Laceb, consacré à la multiple symbolique de cette fête. Intitulé «Yennayer, patrimoine de l’humanité», le magazine explique la symbolique historique, culturelle et anthropologique de Yennayer et devra être prêt, dans sa version électronique, avant le 12 janvier, jour de la célébration de l’entame de l’an amazigh, a affirmé à l’APS le secrétaire général du HCA, Si El-Hachemi Assad. Précisant qu’il sera décliné dans les trois langues (arabe, amazighe et français), le cahier, d’environ 80 pages, sera distribué, a-t-il expliqué, «en grande quantité» dans sa version papier, le 13 janvier, à l’occasion du forum d’El Moudjahid, qui sera consacré à la thématique de «La portée historique de Yennayer».
Outre la symbolique de Yennayer, ce support abordera les différentes formes de célébration de cette fête à travers les quatre coins du pays, illustrations démonstratives à l’appui, a encore souligné M. Assad, affirmant que ce projet «s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération» établie entre l’institution qu’il dirige et l’APS. (APS) 


Djamel Laceb, enseignant et auteur :
« La fête la plus ancienne de l’humanité »

 Le nouvel an amazigh, Yennayer, coïncidant avec le 12 janvier du calendrier grégorien, est l’une des fêtes populaires les plus anciennes de l’humanité encore célébrée au 21e siècle sur une vaste sphère géographique. «Yennayer est vraisemblablement la fête la plus ancienne de l’humanité encore fêtée au 21e siècle», a indiqué Djamel Laceb, enseignant et auteur de la traduction vers le tamazight du Sommeil du juste, de Mouloud Mammeri (1917-1989), à l’occasion du 22e Salon international du livre d’Alger, relevant qu’il s’agit d’une «survie miraculeuse au vu des adversités rencontrées au fil des siècles».
M. Laceb note, s’agissant de la célébration de cette fête, un «regain de popularité» depuis la fin du siècle dernier à nos jours, dans la mesure où nous assistons, explique le spécialiste, à «une célébration de cette journée particulière dans des milieux autrefois fermés, à l’exemple des villes côtières d’Algérie, de la capitale Alger et par des populations que l’on croirait inattendues sur ce registre, comme les non- amazighophones qui s’en réclament désormais».
Géographiquement, souligne M. Laceb, «c’est la fête la plus largement partagée en Afrique, puisque nous la retrouvons sur toute l’étendue Nord du continent, allant de l’Egypte aux côtes Atlantiques au Nord et du désert de Siwa en Egypte jusqu’aux Iles Canaries au large de l’océan Atlantique au Sud, en passant par les tribus Dogons au Mali en Afrique de l’Ouest», qui relève que le terme Yennayer «on le retrouve dans toute l’Afrique du Nord jusqu’au sud du Sahel avec de légères variations sur la même racine». Pour M. Laceb, «des similitudes clairement identifiables dans les rituels de célébration et dans les mythes qui s’y rattachent sont relevées, malgré la diversité géographique et météorologique de cet immense espace», estimant qu’il s’agit d’ «une pratique sociale répandue sur un territoire vaste», relevant que Yennayer «peut être un dénominateur commun qui pourrait se défalquer quelque peu de son aspect festif pour devenir la base d’un socle culturel commun hautement socialisant». Il a évoqué, dans ce sens, les différents caractères primordiaux de cette fête, notamment son ancrage dans l’histoire commune de l’humanité, son caractère trans-civilisationnel et international et son caractère œcuménique universel. S’agissant de la célébration de Yennayer le 12 janvier du calendrier universel, M. Laceb relève l’existence de quelques divergences quant au jour de la célébration. «Il se trouve en Libye et en Tunisie notamment des communautés qui préfèrent la date du 13 janvier, mais globalement le 12 janvier est retenu dans la majorité des régions concernées», fait-il remarquer, se félicitant également de voir des associations culturelles en Afrique du Nord, en France et aussi au Canada qui se font un devoir de fêter Yennayer chaque année.
Pour M. Laceb, «les différentes célébrations, ou du moins les plus importantes, se passent au soir du 11 janvier du calendrier dit grégorien qui clôt l’année écoulée et qui voit les Imazighènes prier les jours noirs de s’en aller pour laisser place aux jours blancs (Adf ? en iberkanen, Ad kecman imelalen)». Relevant du point de vue étymologique que le vocable Yennayer, signifierait «les Paroles de la lune» ou le «Verbe du ciel», M. Laceb soutient que ceci «reste une étymologie parmi d’autres», mais il faut souligner qu’elle est «l’une des rares à tenir compte de la langue parlée des hommes pratiquant le culte». (APS)
 


Djelfa
Des activités culturelles au rendez-vous


Des préparatifs intenses sont en cours, à Djelfa, en vue de la célébration du nouvel an (Yennayer) Amazigh 2968, à travers la mise en œuvre, entre le 11 et le 15 du mois courant, d’un riche programme d’activités culturelles et artistiques axé sur le patrimoine amazigh ancestral, a-t-on appris, hier, du directeur de la culture de la wilaya. Selon Abdelmadjid Merssis, le théâtre régional Ahmed-Benbouzid abritera, à l’occasion, des représentations théâtrales en langue amazighe, en plus de spectacles artistiques inspirés de ce patrimoine national, au moment où des conférences et tables rondes sur le patrimoine amazigh sont prévues à la bibliothèque principale de lecture publique Djamel-Eddine Bensaàd du chef-lieu de wilaya. Une exposition mettant en relief l’habit traditionnel amazigh et son artisanat ancestral sera, en outre, organisée à la maison de la culture Ibn-Rochd, a-t-il ajouté, signalant, également, la programmation d’une semaine culturelle sur le patrimoine amazigh, riche en couleurs, avec la participation des wilayas de Tizi-Ouzou, Bordj Bou-Arreridj, Khenchela et Batna. (APS)


Bouira
Festival des arts traditionnels


Vingt wilayas participeront au Festival national des arts traditionnels berbères qu’organise l’association Amazigh d’Ahl Laksar (sud-est de Bouira) dont le coup d’envoi est prévu pour demain dans le cadre des festivités célébrant Yennayer 2968, a déclaré hier à l’APS le président de l’association, Massinissa Rezzig. «Aujourd’hui, nous avons accueilli les délégations de six wilayas, à savoir Tizi Ouzou, Tebessa, Blida, El-Oued ainsi que Guelma et Annaba, et d’autres vont arriver ce soir et demain pour pouvoir lancer le festival jeudi», a expliqué ce responsable. Ce dernier a tenu à préciser que le festival portera sur des expositions des différents produits traditionnels amazighs, dont la robe kabyle, le burnous, la poterie, les bijoux, la tapisserie, couture et arts plastiques. Selon les statistiques fournies par M. Rezzig, plus de 80 exposants devront prendre part à ce festival, qui sera entre autres marqué par une balade sur le principal boulevard de la ville d’Ahl Laksar avec la participation de plus de 300 hommes et femmes dont l’objectif est de valoriser le patrimoine culturel et social berbère ainsi que de montrer sa beauté aux visiteurs, a ajouté le président de l’association Amazigh. (APS)


Médéa
Dans une ambiance de grande fête


La ville de Médéa s’apprête à célébrer dans une ambiance de grande fête populaire le nouvel an amazigh grâce au programme d’animation spécial concocté par la direction de la Culture. La célébration de Yennayer ou «El-Aam» pour d’autres, qui revêt cette année un cachet particulier suite à sa consécration comme fête officielle et nationale, «va sortir pour la première fois du simple cadre familial dans lequel elle était confinée pour un espace plus large où les citoyens pourront partager en communauté ce même sentiment d’appartenance à une seule et même culture», a indiqué la direction de la Culture. Le programme d’animation, mis sur pied par la direction locale de la Culture en étroite collaboration avec la maison de la culture Hassan-El-Hassani, le musée régional des arts et des traditions populaires ainsi que le mouvement associatif local, s’étalera sur six jours, durant lesquels les citoyens vont découvrir toute la richesse du patrimoine amazigh. (APS)


Tamanrasset
Chants et musique


Le festival culturel national de chant et musique amazighs, prévus du 10 au 13 janvier courant, sera au centre de la célébration à Tamanrasset de Yennayer (nouvel an amazigh), a affirmé hier le commissaire du festival, Mouloud Fertouni. Cet évènement artistique et culturel national revêt cette année une dimension particulière, car coïncidant avec la célébration du nouvel an amazigh (Yennayer 2968) qui vient d’être officialisé par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika, comme fête nationale, ce qui ne manquera pas de lui conférer un cachet particulier et de contribuer à la consolidation du lien entre la société algérienne et sa culture amazighe authentique, a indiqué M. Fertouni lors d’un point de presse. Ce festival, qui en est à sa 9e édition et qui constitue un jalon dans la promotion de la culture amazighe dans ses différentes formes d’expression, dont le chant qui véhicule un patrimoine immatériel riche, prévoit une diversité d’activités réparties entre la place du 1er-Novembre et la maison de la culture de Tamanrasset. (APS)

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