lundi 22 janvier 2018 22:53:26

Nouvelles de constantine

Bien que pionnière dans le secteur du logement, Constantine n’affiche pas moins un retard significatif dans la livraison des unités LSP (logement social participatif) et surtout LPA (logement promotionnel aidé), et ce, en dépit des efforts consentis par les autorités locales en matière d’accompagnement des promoteurs immobiliers.

PUBLIE LE : 08-01-2018 | 0:00
D.R

Page réalisée par issam bouleksibat  

Logement
Retard dans les programmes LSP et LPA

 

Bien que pionnière dans le secteur du logement, Constantine n’affiche pas moins un retard significatif dans la livraison des unités LSP (logement social participatif) et surtout LPA (logement promotionnel aidé), et ce, en dépit des efforts consentis par les autorités locales en matière d’accompagnement des promoteurs immobiliers.

En effet, malgré le fait que la wilaya ait bénéficié d’un programme de l’ordre de 16.500 unités LSP dans le cadre du plan quinquennal 2005-2009, et de 14.000 unités LPA dans le cadre de celui 2010-2014, 2.931 logements de la première formule n’ont pas encore été remis à leurs propriétaires, alors que pour la seconde, seuls 2.550 ont été réalisés, tandis que les travaux sont en cours pour 10.550 autres unités.
À ce titre, le chef de l’exécutif, Abdessamie Saïdoun, a organisé en fin de semaine passée, deux réunions de coordination dont l’objet était d’impulser une nouvelle dynamique aux deux programmes susmentionnés. La première a regroupé au cabinet de la wilaya les promoteurs concernés par le LSP, les chefs de daïras et les présidents des APC de Constantine et du Khroub, des directeurs de l’exécutif, les responsables de la Sonelgaz et de la SEACO, ainsi que des représentants des souscripteurs. Prenant la parole, le wali a rappelé, à juste titre d’ailleurs, que « Constantine est bien la seule wilaya où l’on continue de parler de LSP ». En effet, dès son installation en juillet dernier, Abessamie Saïdoun a pris le temps d’examiner en profondeur la situation, en se rendant de manière régulière sur les sites des projets en souffrance. À ce propos, il a instruit le directeur du logement d’élaborer un planning efficace permettant de suivre de très près la progression des différents chantiers. En outre, il a fait savoir que dorénavant, toute entreprise défaillante ne se verra attribuer aucun projet : « Je donne aux retardataires jusqu’au mois de mars, et s’il n’y a pas d’avancée des travaux, je saisirai les 47 walis d’Algérie afin que l’interdiction soit élargie à l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé, et d’ajouter : « Chaque jour, des gens tiennent des sit-in devant le cabinet, parfois même à l’instigation des promoteurs! C’est un comble, et je ne peux pas passer tout mon temps à couvrir l’incompétence de certains au détriment du développement de la wilaya ». Par ailleurs, le wali a tenu à rappeler à l’endroit des promoteurs ayant permis à certains acquéreurs d’occuper leurs logements alors que le projet n’a pas encore été réceptionné que leur responsabilité était engagée en cas d’accidents, de même qu’il a accordé un délai de 90 jours au promoteur chargé de la réalisation de 61 logements au niveau de la nouvelle ville Massinissa, chantier lancé en 2002 et fini à 90 %, sous peine de se voir rayer définitivement du tableau national des promoteurs immobiliers. Le lendemain, au siège de la wilaya de la cité Daksi-Abdeslam, le tour était au programme LPA, dont les différents chantiers traînent en longueur, au grand désespoir des acquéreurs. Aux 10 promoteurs présents, le chef de l’exécutif a réitéré sa volonté de lever tous les obstacles qui entravent la réalisation de leurs projets. Par la suite, une douzaine de cas programmes en retard ont été passés en revue, et M. Saïdoun s’est montré particulièrement intransigeant quant aux délais proposés.
Il a également ordonné la mise sur pied d’une commission d’enquête composée des directions du Logement, de l’Urbanisme et des Domaines, afin de recueillir des éléments d’information concernant les dépassements dénoncés par certains souscripteurs, à l’image de ceux du programme de 900 logements sis au niveau de l’UV 20 – extension sud de la nouvelle ville Ali-Mendjeli, lesquels ont affirmé avoir été sommés de payer 250.000 DA de plus que le prix de l’appartement (2.800.000 DA), au prétexte que ce montant représentait le coût du terrain.


Nouvelle ville Ali-Mendjeli
Le transport en commun patine

Avec près de 400.000 âmes, la nouvelle ville Ali-Mendjeli (commune du Khroub) continue de souffrir, en dépit des efforts consentis par les autorités, de nombreux maux, en premier lieu celui du manque de transports en commun, lequel s’accentue durant les jours fériés et les périodes de vacances.
En effet, il est devenu coutumier de voir, dès les premières heures de la matinée, des queues sans fin se former au niveau des arrêts et stations situés dans les différentes unités de voisinage (U.V), et ce, dans l’attente d’un hypothétique bus ou d’un transporteur, agréé ou clandestin.
Si les espoirs des habitants reposent grandement sur la mise en service, annoncée pour le début de l’année prochaine, de l’extension du tramway de Constantine, il n’en demeure pas moins que la rareté des transporteurs se pose avec acuité, d’autant plus que même parmi ceux véhiculés, nombre de citoyens ayant pour destination le centre-ville de Constantine préfèrent ne pas utiliser leur voiture, car le manque de places de parking a pris ces derniers temps une proportion inégalée. Au niveau de l’U.V 7, la station de taxis située en contrebas de deux centres commerciaux très fréquentés ne désemplit pas. Par la force des choses, les taxis officiels se sont mis à cohabiter avec les nombreux « fraudeurs » rangés ostentatoirement aux alentours. Cependant, c’est le citoyen qui est la première victime de ce partage de territoire, car aussi bien sur le plan des prix pratiqués que sur celui des prestations, rien ne distingue les premiers des seconds.
Le même phénomène est constaté au niveau des autres points, comme l’arrêt situé à l’entrée du pôle universitaire Salah-Boubnider, ou encore celui de la cité AADL Cosider.
Abordée, alors qu’elle attendait un taxi, Rabéa, la quarantaine, un couffin à la main, nous a déclaré : « Je saute dans la première voiture venue, l’essentiel est de rejoindre mon domicile avant le retour des enfants de l’école. Mais lorsque j’ai le choix, je préfère les clandestins, car ils sont ouverts à la négociation question prix de la place ou de la course. En plus, ils n’hésitent pas à déposer chacun juste devant chez lui, alors que les chauffeurs de taxi sont plus inflexibles ! »
De son côté, Rabah, « taxieur » depuis les années 80, affirme que les clients ont aussi une part de responsabilité dans cette situation : « Les gens semblent perdre de vue le fait que, contrairement aux clandestins, nous avons des impôts à payer, et préfèrent, pour quelques dinars de moins, encourager l’informel et l’anarchie », dira-t-il. Et d’ajouter : « Il y a également beaucoup de laxisme de la part des autorités qui voient en ces concurrents déloyaux un mal nécessaire, alors qu’il s’agit d’un échec des pouvoirs publics .»  
Quoi qu’il en soit, même avec le renfort des transporteurs informels, le problème n’est que partiellement résolu, et il ira, au vu du rythme des délocalisations en direction d’Ali-Mendjeli, en s’aggravant.
Il est à rappeler qu’il y a plus d’une année, les services de l’APC du Khroub ont créé une vingtaine de nouvelles stations de taxis et de bus au niveau des cités non ou mal desservies de la nouvelle ville, particulièrement dans les U.V 1, 14, 17, 18 et 19.


Solidarité
404 personnes prises en charge

Dans le cadre de la campagne de solidarité lancée par la wilaya de Constantine sous le slogan «Pour un hiver chaud», 404 personnes ont été prises en charge par les équipes formées par les directions de l’Action sociale, de la Santé et de la Population, la protection civile, la sûreté et la gendarmerie nationales, les communes de Constantine et du Khroub, ainsi que des bénévoles du Croissant-Rouge algérien et des associations Siraj Al-Khaïr et Al-Yad Al-Mabsouta, et ce, durant la période allant du 25 décembre au 2 janvier.
Dans la commune du
chef-lieu, ce sont 54 sans domicile fixe, localisés surtout au niveau du Coudiat, de la rue Abane- Ramdane, des deux gares routières, et sous le pont Sidi Rached, de même que 313 personnes vivant dans des conditions matérielles difficiles, qui ont bénéficié de repas chauds, de couvertures et d’un soutien médical et psychologique. Deux d’entre elles ont par ailleurs été transférées à Diar Errahma.
Au Khroub, ce sont 37 SDF, dont l’un a également été acheminé à Diar Errahma, qui ont été pris en charge, notamment aux nouvelles villes Ali-Mendjeli et Massinissa, ainsi qu’aux environs de la cité 1.600 logements et de la gare ferroviaire. Cette opération, dont les fonds proviennent essentiellement de subventions de la wilaya, sera au fur et à mesure étendue aux autres communes de Constantine et devra durer jusqu’au mois de mai prochain. Dans ce contexte, il faut rappeler qu’à partir de l’année 2015, la direction de l’Action sociale a mis en place le SAMU social, qui sert de médiateur entre les citoyens en détresse et les différentes institutions étatiques. Ainsi, en appelant le numéro vert «1527», ces personnes trouveront à leur écoute un staff pluridisciplinaire, composé de psychologues et d’assistantes sociales, constamment mobilisé pour mener à bien sa mission.

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