lundi 22 janvier 2018 22:53:08

Les nouvelles des Bibans

Le directeur de l’emploi de la wilaya de Bordj Bou Arreridj, M. Mohamed Gacem, ne cache pas sa fierté que le secteur participe à hauteur de 10 à 15 % dans l’emploi à travers la wilaya, grâce notamment aux micro-entreprises qui sont le fruit du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP).

PUBLIE LE : 06-01-2018 | 0:00
D.R

Emploi
Développer la micro-entreprise


Le directeur de l’emploi de la wilaya de Bordj Bou Arreridj, M. Mohamed Gacem, ne cache pas sa fierté que le secteur participe à hauteur de 10 à 15 % dans l’emploi à travers la wilaya, grâce notamment aux micro-entreprises qui sont le fruit du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP).

Ce qui montre, selon lui, la justesse de ce choix. Ce dispositif est d’autant plus utile, a-t-il ajouté, que ces micro-entreprises participent également à la diversification de l’économie nationale. Elles représentent même son futur du fait de leur souplesse, de leur encadrement et leur capacité à appuyer les autres secteurs en s’intégrant dans le cadre de la sous-traitance, a affirmé le directeur de l’emploi, qui a insisté sur la nécessité d’ajuster l’action engagée en matière d’insertion professionnelle.
Avant la fin de l’année, nous allons avoir des activités durables qu’il faudra encourager. Ce n’est pas normal que la banque juge que le secteur des transports, par exemple, est saturé alors que la visite des communes indique un déficit dans ce domaine. Nous devons travailler avec les élus locaux et les représentants de la société civile pour déterminer les besoins de la population dans tous les secteurs, a expliqué M. Gacem, qui a annoncé qu’une cellule a été installée pour fixer la liste des activités à promouvoir avant de la communiquer aux jeunes promoteurs de projets, notant au passage que rien ne vaut la réalité du terrain. Cet assainissement a touché également la liste des bénéficiaires du dispositif d’aide à l’emploi. Ces bénéficiaires ne sont pas toujours employés là où ils sont le plus utiles, indique notre interlocuteur qui parle également d’un détournement de deniers publics, dans la mesure où certains sont doublement employés ou n’ont pas le droit de figurer dans la liste des personnes concernées par ce dispositif. L’assainissement a touché, selon le directeur du secteur, plus de 3.700 contrats d’aide à l’emploi depuis son lancement. Ce n’est pas une suspension mais une correction, estime notre interlocuteur. Justement, cet assainissement a permis la récupération de 1,8 milliard de centimes par le Trésor public grâce à la révision des contrats indûment payés. Cette année, 100 cas ont été détectés, a déclaré M. Gacem. Le directeur de l’emploi signale que ses services ont comptabilisé un taux de chômage de 7,40 pour cent durant l’année écoulée. Comparé aux chiffres nationaux, qui tournent autour de 9 à 10 pour cent, ce taux est réduit, a déclaré M. Gacem, qui a noté que la wilaya de Bordj Bou Arreridj est à l’aise en matière d’emploi. 30 à 40.000 sont enregistrés annuellement dans la wilaya depuis quelque temps, a-t-il dit. M. Gacem, qui indique que 16.011 emplois dont 4.256 permanents ont été créés durant les 6 premiers mois de 2017, rappelle qu’en 2016, le nombre a été de l’ordre 48.100 dont 23.732 permanents. En 2015, il a été de 37.361 dont 8.037 permanents. Le taux de chômage a suivi naturellement cette évolution, même s’il est resté en-dessous des 8 %. La meilleure année a été, selon lui, 2015 avec un taux 7,08 pour cent. La légère hausse des deux dernières années est due à la livraison de plusieurs projets, ajoute le directeur de l’emploi qui affirme que les agences de l’emploi reçoivent beaucoup de demandes, mais elles effectuent un contrôle plus rigoureux pour ce qui est des placements, rappelant que la loi ne permet pas l’emploi libre.
       
Le défi de la qualité

Tous les recrutements doivent passer par ces structures, a-t-il noté. Mais les perspectives sont bonnes, juge le responsable du secteur de l’emploi qui a rappelé la dynamique d’investissements avec la création de plusieurs zones d’activité, ainsi que la prise en charge des besoins des investisseurs, notamment en matière de main-d’œuvre qualifiée. On peut arriver selon lui, à 70 mille emplois durant les 5 prochaines années. Il a ajouté que le manque à gagner avec les chantiers de construction seront rattrapés avec le programme du Président pour 2018, avec le dégel des projets inscrits pour trois secteurs, à savoir la santé, l’éducation et les ressources en eau. Le taux de placement devra, selon lui, être préservé. M. Gacem, qui rappelle que Bordj Bou Arreridj est la 5e wilaya du pays en terme de placement et la 3e si on prend en considération la population, note que la majorité écrasante des besoins sont couverts par la main-d’œuvre locale, avant de noter que les demandes d’emploi enregistrées sont à 30 % des universitaires, 20 % des sortants de la formation professionnelle et 50 % sans niveau. Ce qui l’a poussé à lancer un appel à ces derniers pour s’orienter vers les centres de formation pour acquérir un métier, et partant, une chance de trouver un emploi. Cette orientation rejoint le défi majeur du secteur, à savoir la diversification de la main-d’œuvre locale et l’amélioration de sa qualité. Beaucoup d’entreprises se plaignent du manque de main-d’œuvre qualifiée, surtout pour l’industrie, l’agriculture et la construction, a affirmé le directeur du secteur, qui a ajouté que beaucoup d’exploitants agricoles ont demandé l’autorisation pour ramener des travailleurs de l’étranger. Nos usines qui produisaient pour le marché local sont entrées dans la compétitivité. Les organismes employeurs sont obligés de mieux sélectionner leur personnel pour augmenter leur productivité d’une part, et offrir à leurs clients des biens et des services de normes internationales. Notre challenge est de mobiliser une main-d’œuvre de qualité selon les besoins des industriels, a déclaré notre interlocuteur. «Pour atteindre cet objectif, nous avons exploité tous les moyens à notre disposition», poursuit M. Gacem, qui note que l’emploi d’une main-d’œuvre étrangère entre dans le cadre de la capitalisation de leur expérience. «Il y a beaucoup de spécialités qui n’ont pas pu être dispensées par le secteur de la formation professionnelle», a-t-il relevé. «Pourtant, ils sont importants pour élever le niveau de qualification de notre main-d’œuvre», a regretté M. Gacem qui a rappelé qu’en plus de cette décision, son secteur a favorisé la signature de conventions avec des partenaires des autres branches pour former nos jeunes dans des métiers inexistants chez nous.

Réfection du boulevard principal

Le boulevard Houari-Boumediene, qui est l’axe principal de la ville, a bénéficié d’une opération de lifting qui devra permettre de combler les différentes lacunes.
En effet, la chaussée de cet axe qui traverse la ville d’est en ouest s’est dégradée. Ce qui transforme certains tronçons en véritables marécages en hiver. Il a bien été renforcé par deux projets importants, à savoir les deux trémies qui ont été réalisées au niveau du lycée Zerrouki et de la cité des 500 logts, jadis deux points noirs de la circulation dans la ville. L’opération de lifting qui a nécessité un financement de l’ordre de 4 milliards et demi de centimes, offrira la possibilité également d’ajouter une troisième voie. Ce qui devra améliorer la fluidité du trafic. Plusieurs espaces verts sont prévus tout le long de son parcours. Comme les deux trémies ont eu droit au même traitement, cet embellissement, qui devra améliorer l’image de la ville de Bordj Bou Arreridj, offrira une harmonie à l’ensemble. Notons que les habitants, et plus particulièrement les commerçants installés devant le boulevard se sont plaints des désagréments provoqués par les travaux. Aux dernières nouvelles, le projet sera réceptionné le mois courant.


Oued Lakhdar
Une équipe médicale pluridisciplinaire
sur le terrain

Les habitants du village de Oued Lakhdar, situé dans la daïra d’El Hamadia, au sud de Bordj Bou Arreridj, n’ont pas eu besoin de se déplacer à la polyclinique de la commune ni même à l’hôpital du chef-lieu de wilaya. Que ce soit pour les consultations de médecine générale ou spécialisées, ce sont les praticiens eux-mêmes qui sont venus les voir grâce à une opération de jumelage entre l’établissement public de santé de proximité et l’hôpital. La caravane, qui est composée de spécialistes en chirurgie générale et infantile, en diabétologie, oncologie entre autres, leur a permis également d’éviter des mois d’attente pour des rendez-vous avec ces médecins. L’opération qui a été organisée au CEM Laidani-Brahim, a offert la possibilité à plusieurs habitants de bénéficier de dépistages de différentes maladies. L’établissement scolaire s’est transformé, l’espace d’une journée, en un hôpital de campagne.
 


Le cirque Amar revient
Toute une histoire

 
Le cirque Amar, qui s’est installé dans la wilaya, élisant domicile au parking du stade 20-Août 1955, a apporté également une possibilité de ressourcement culturel grâce à la douzaine de numéros qui étaient au programme. Interrogée sur les caractéristiques de ces derniers, la directrice adjoint du cirque, Mme Liza Bendjelli, évoque un spectacle pour enfants qui se base sur les personnages télévisés, très populaires auprès des enfants, comme Superman, Spiderman et Hulk. L’objectif de ce numéro très apprécié par le public est d’entretenir l’imaginaire chez les enfants. «Après notre retour nous avons remarqué que le public a changé», a-t-elle estimé. «Imaginez des parents qui ont vu le cirque quand ils étaient enfants, viennent le redécouvrir avec leur progéniture», a-t-elle déclaré. Quand nous l’interrogeons sur les tarifs à partir de 900 dinars, elle explique qu’ils n’ont pas changé par rapport à la dernière fois. «Nous avons tenu à le garder malgré les charges qui restent importantes», affirme la directrice adjoint du cirque Amar qui parle d’un personnel de 70 personnes dont 50 étrangers, en plus de l’acquisition et de l’entretien des équipements, sans parler de l’alimentation des animaux. «Nous avons 30 semi-remorques de matériel», a-t-elle souligné. «Cet effort ne nous a pas empêché d’offrir un produit de qualité», déclare Mme Bendjelli qui rappelle qu’ «il est possible de donner un spectacle bon marché. Mais la qualité sera sacrifiée», a-t-elle dit avant d’affirmer que les spectateurs peuvent être sûrs qu’ils ont droit au même spectacle qu’en Europe.
«Pour nous, venir ici ce n’est pas se déplacer à l’étranger. C’est un retour au bercail. Mais les représentations dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj ont un goût spécial», précise notre interlocutrice d’abord pour l’accueil réservé à la manifestation, ensuite pour l’organisation dont elle fait l’objet.
«Vous savez aussi que c’est le fief de la famille Amar. Il y a encore des membres de la famille Amar Ahmed El Gaid qui nous ont fait l’honneur et l’amitié d’être présents», rappelle la directrice du cirque, elle-même d’origine algérienne. Le nom d’Amar, qui a traversé les frontières pour être le plus grand cirque d’Europe à une certaine époque, a débuté de cette wilaya, raconte Mme Liza Bendjelli qui revient sur cette épopée. C’était en 1890 quand Amar El Gaid, qui était marchand de chevaux, vient en France et organise un spectacle d’animaux avant d’étendre les activités de son spectacle. Ses enfants ont fait le reste, indique la directrice adjoint du cirque Amar, qui note que le personnel de ce dernier a hérité d’Amar son activité et surtout sa passion pour les animaux et  son amour pour les enfants.

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