jeudi 18 janvier 2018 00:46:26

Constantine/Nouvelle ville Ali Mendjeli : Déficit chronique en transports en commun

Avec près de 400.000 âmes, la nouvelle ville Ali Mendjeli (commune du Khroub) continue de souffrir, en dépit des efforts consentis par les autorités, de nombreux maux, en premier lieu celui du manque de transports en commun, lequel s’accentue durant les jours fériés et les périodes de vacances.

PUBLIE LE : 04-01-2018 | 0:00
D.R

Avec près de 400.000 âmes, la nouvelle ville Ali Mendjeli (commune du Khroub) continue de souffrir, en dépit des efforts consentis par les autorités, de nombreux maux, en premier lieu celui du manque de transports en commun, lequel s’accentue durant les jours fériés et les périodes de vacances. En effet, il est devenu coutumier de voir, dès les premières heures de la matinée, des queues sans fin se former au niveau des arrêts et stations situés dans les différentes Unités de voisinage (UV), et ce dans l’attente d’un hypothétique bus ou d’un transporteur, agréé ou clandestin. Si les espoirs des habitants reposent grandement sur la mise en service, annoncée pour le début de l’année prochaine, de l’extension du tramway de Constantine, il n’en demeure pas moins que la rareté de transporteurs se pose avec acuité, d’autant plus que même parmi ceux véhiculés, nombre citoyens ayant pour destination le centre-ville de Constantine préfèrent ne pas utiliser leur voiture, car le manque de places de parking a pris ces derniers temps une proportion inégalée. Au niveau de l’UV 7, la station de taxis située en contrebas de deux centres commerciaux très fréquentés ne désemplit pas. Par la force des choses, les taxis officiels se sont mis à cohabiter avec les nombreux « fraudeurs  ou clandestins» rangés ostentatoirement aux alentours. Cependant, c’est le citoyen qui est la première victime de ce partage de territoire, car aussi bien sur le plan des prix pratiqués que sur celui des prestations, rien ne distingue les premiers des seconds. Le même phénomène est constaté au niveau des autres points, comme l’arrêt situé à l’entrée du pôle universitaire Salah Boubnider, ou encore celui de la cité AADL/Cosider. Abordée alors qu’elle attendait un taxi, Rabéa, la quarantaine, un couffin à la main, nous a déclaré : « Je saute dans la première voiture venue, l’essentiel est de rejoindre mon domicile avant le retour des enfants de l’école. Mais lorsque j’ai le choix, je préfère les clandestins, car ils sont ouverts à la négociation question prix de la place ou de la course. En plus, ils n’hésitent pas à déposer chacun juste devant chez lui, alors que les chauffeurs de taxis sont plus inflexibles ! » De son côté, Rabah, « taxieur » depuis les années 80, affirme que les clients ont aussi une part de responsabilité dans cette situation. « Les gens semblent perdre de vue le fait que, contrairement aux clandestins, nous avons des impôts à payer, et préfèrent, pour quelques dinars de moins, encourager l’informel et l’anarchie », dira-t-il. Et d’ajouter : « Il y a également beaucoup de laxisme de la part des autorités qui voient en ces concurrents un mal nécessaire, alors qu’il s’agit d’un échec des pouvoirs publics.»
Quoi qu’il en soit, même avec le renfort des transporteurs informels, le problème n’est que partiellement résolu, et il ira, au vu du rythme des délocalisations en direction d’Ali-Mendjeli, en s’aggravant. Il est à rappeler qu’il y a plus d’une année, les services de l’APC du Khroub ont créé une vingtaine de nouvelles stations de taxis et de bus au niveau des cités non ou mal desservies de la nouvelle ville, particulièrement dans les UV 1, 14, 17, 18 et 19.
Issam B.

 

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