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économie sociale : Une réponse aux défis du développement

L’économie sociale et solidaire, moteur de croissance en Méditerranée, telle est la thématique qui a été abordée dans une contribution des experts du réseau ANIMA (Association euro-méditerranéenne des agences de promotion de l’investissement) dans le cadre d’une contribution au rapport 2017 du FEMISE (Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Economiques).

PUBLIE LE : 04-01-2018 | 0:00
D.R

L’économie sociale et solidaire, moteur de croissance en Méditerranée, telle est la thématique qui a été abordée dans une contribution des experts du réseau ANIMA (Association euro-méditerranéenne des agences de promotion de l’investissement) dans le cadre d’une contribution au rapport 2017 du FEMISE (Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Economiques).

Pour ANIMA, dont l’ANDI est membre, ce modèle économique «qui constitue une réponse efficace aux grands défis de la région», en matière de création d’emploi pour la jeunesse, d’intégration du secteur informel, de réduction des inégalités et de contribution à la diversification économique, gagnerait à être soutenu par les dispositifs d’appui à l’entrepreneuriat «afin de diffuser les valeurs de responsabilité qu’elle porte, plutôt qu’au travers d’outils spécifiques qui en feraient un secteur à part».
Dans son analyse, l’association considère, que l’économie sociale apporte une réponse pour le développement du secteur dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée, notamment l’Algérie, à travers la mobilisation de la jeunesse, en quête d’emploi et de plus en plus tournée vers l’entrepreneuriat.
Actuellement, près de 60% de la population des pays de la région a moins de 30 ans, le ratio va encore croître puisque presque 3 millions de personnes entrent chaque année sur un marché du travail peu porteur. Une situation compliquée par le fait que cette catégorie est la plus affectée par le chômage, qu’elle soit diplômée ou pas. Par conséquent, «la création d’emplois durables et non délocalisables pour les jeunes figure dans l’agenda des priorités des pays MED.»
«Une problématique à laquelle répond concrètement l’ESS», à travers les entreprises sociales qui «suscitent de plus un réel engouement auprès des jeunes, quel que soit leur niveau de formation». Aussi, l’économie sociale est censée contribuer à orienter les activités du secteur informel vers le formel sachant que l’informel «représente en moyenne 40% du PIB dans les pays MED, selon l’estimation de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), et une part encore plus élevée des emplois». Le microcrédit et les petites coopératives sont des instruments indiqués pour justement lutter positivement contre l’informel.
Une «économie inclusive et moins inégalitaire», est l’autre défi de l’ESS et une priorité pour les pays MED, du fait qu’elle permet de créer de l’emploi pour des personnes vulnérables. Sur un autre plan, il est souligné que «les économies des pays MED, à quelques exceptions près, ne sont pas encore assez diversifiées, leur création de valeur ajoutée est insuffisante, et leur niveau de croissance ne permet pas de créer assez d’emplois».
Une étude britannique «State of Social Enterprise Report 2015», rapportée par l’analyse d’ANIMA indique, en effet, que l’économie sociale et solidaire «est un moteur de croissance économique et d’innovation».
Pour cause, « 52% des entreprises sociales ont vu croître leur chiffre d'affaires au cours de l’année, contre 40% des petites et moyennes entreprises (PME) de l’économie «générale», 73% des entreprises sociales tirent plus des trois quarts de leurs revenus du marché et ne dépendent donc pas de subventions, 59% des entreprises sociales ont introduit un nouveau produit ou service en 2015, contre seulement 38% des PME.
A ce titre, l’ESS constitue également «une réponse en termes de diversification économique puisqu’elle investit largement des secteurs clés pour les pays MED comme l’alimentation, le logement, l’énergie, la valorisation des ressources locales ou encore le recyclage».
Au chapitre des contraintes rencontrées par le secteur de l’ESS dans la région du Sud de la Méditerranée, l’étude évoque la difficulté à entreprendre, le manque de modèles de référence, le manque de reconnaissance et d’incitation pour les entrepreneurs exemplaires, une trop faible culture entrepreneuriale, et le manque de financement.
ANIMA Investment Network est une plate-forme constituée de pays intéressés par le développement économique de la Méditerranée. Le réseau réunit des agences gouvernementales et réseaux d’affaires, de financement et d’innovation de la région méditerranéenne. ANIMA s’intéresse à l’amélioration continue du climat des affaires et à la croissance de l’investissement au niveau du pourtour Euromed, notamment en Algérie.
D. Akila
 

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