vendredi 19 janvier 2018 02:51:41

Conjoncture : Commerce extérieur : l’envol ?

Le temps des importations à tout-va est-il révolu? Jusque-là marqué par son caractère aléatoire, accentué par le manque d’une information économique somme toute utile et indispensable, le commerce extérieur voit venir une série de mesures d’encadrement annonciatrices de son organisation.

PUBLIE LE : 04-01-2018 | 0:00
D.R

Le temps des importations à tout-va est-il révolu? Jusque-là marqué par son caractère aléatoire, accentué par le manque d’une information économique somme toute utile et indispensable, le commerce extérieur voit venir une série de mesures d’encadrement annonciatrices de son organisation. D’abord, celles à caractère tarifaire prévues par les dispositions de la loi de finances pour 2018. Un exemple? La liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30% sera élargie pour 10 familles de produits finis. Il est également question des mesures à caractère quantitatif, liées, entre autres, à la suspension provisoire à l’importation de 45 familles de produits finis. Pour l’automobile, l'accès aux licences d’importation s’effectuera par voie d’adjudication, sur la base d’une mise à prix, par référence au modèle de cahier des charges approuvé par l’arrêté interministériel fixant les conditions et les modalités d’accès par voie d’enchères au contingent ou à ses tranches. Le tout s’inscrit dans les réformes structurelles dans le cadre du nouveau modèle économique de croissance, engagées par le gouvernement qui table sur une réduction des importations à 30 milliards de dollars. Et tend à développer et diversifier ses exportations, dont la quasi-totalité dépend des hydrocarbures. A propos de cette diversification, l’Anexal s’est dite favorable à la création d’un secrétariat d’Etat à l’Exportation qui se chargera de la maîtrise de la balance commerciale, la gestion des accords d’association (Union européenne, Grande zone arabe de libre-échange) ainsi que l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. En parallèle, depuis le début de 2017, la Banque d’Algérie a mis en place plusieurs dispositifs d’encadrement du commerce extérieur pour contenir les importations. Il a ainsi été demandé aux banques de suspendre toute domiciliation bancaire pour les opérations d’importation d’agrumes et légumes frais, et de geler toute domiciliation de véhicules par les entreprises pour propre compte, sachant qu’aucune licence d’importation de véhicule n’a été octroyée en 2017. Aussi, le ministère du Commerce a mis en place un Comité interministériel, dont la mission principale consiste en la régulation du commerce extérieur, selon les normes fixées par les lois régissant le commerce international. Cet organisme fera en sorte que les engagements internationaux de l’Algérie ne soient pas remis en question et qu’il n’y ait pas de pénuries. Si l’importance et l’utilité de ces mesures sont avérées, s’impose, plus que jamais, une amélioration du climat des affaires. La loi 51/49, si elle est inscrite au chapitre de la souveraineté de l’Etat, ne devait pas, selon les experts en la finance, être «universelle». Elle peut différer d’un secteur à l’autre, afin d’attirer davantage les investissements directs étrangers (IDE). Mener à bon port ce train nommé «industrie de l’exportation» impose d’aller vers une stratégie d’action.
    Fouad Irnatene

 

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