samedi 21 juillet 2018 02:52:15

Les nouvelles de Sétif

La wilaya de Sétif compte un potentiel en sol important tant et si bien que sur les plus de 557.000 hectares qui constitue la superficie agricole totale, 364.869 hectares relèvent de la superficie agricole utile dans une vocation qui repose essentiellement sur la céréaliculture, mais consacre aussi aux autres spéculations telles que l’oléiculture une place non moins importante.

PUBLIE LE : 04-01-2018 | 0:00
D.R

Page réalisée par F. Zoghbi   
 

Oléiculture
Une filière stratégique

 La wilaya de Sétif compte un potentiel en sol important tant et si bien que sur les plus de 557.000 hectares qui constitue la superficie agricole totale, 364.869 hectares relèvent de la superficie agricole utile dans une vocation qui repose essentiellement sur la céréaliculture, mais consacre aussi aux autres spéculations telles que l’oléiculture une place non moins importante.
Dans ce contexte et en dépit de la faiblesse et des irrégularités de la pluviosité, dont les faibles apports seront bientôt compensés par le méga projet des grands transferts appelés entre autres à métamorphoser le paysage agricole, cette filière continue d’occuper une place de choix dans toutes ces zones montagneuses du nord de la wilaya notamment, et susciter l’intérêt des agriculteurs des communes de Beni Ourtilène, Guenzet, Bouandas, Maoklane, Draa Kebila, pour ne citer que ces régions qui constituent des lieux de prédilection de la culture de l’olive et de sa transformation en huile de très bonne qualité.
Dans une wilaya qui compte plus de 25.000 arbres fruitiers, dont 80% d’oliviers concentrés dans la zone nord de la wilaya, l’oléiculture a connu ces dernières décennies, d’importantes mutations pour sa mise à niveau et partant son intégration dans la dynamique de l’économie nationale. Tant et si bien que le verger oléicole, qui s’étend sur une superficie de 26.459 hectares au titre de la campagne 2017-2018 avec près de 5.000 hectares de jeunes plantations non encore productives. A ce titre, l’olivier en masse s’étend sur plus de 22.000 hectares, l’olivier en isolé sur 3.581 hectares et la superficie en rapport qui couvre près de 20.000 hectares.
«Des investissements d’envergure au titre du rajeunissement de la réserve d’oliviers ont été consentis sur les différents fonds, mais aussi le budget de wilaya qui nous a permis de planter près de 5.000 oliviers pour ces deux dernières années», nous indique Ali Zerargua, le directeur de wilaya des services agricoles, qui estime par ailleurs que «depuis l’avènement du PNDA, 15 huileries modernes ont été réalisées dans le cadre du soutien de l’Etat, 5 autres sur fond propre au moment où la wilaya compte une cinquantaine d’huileries traditionnelles.»    
Les variétés les plus cultivées dans la wilaya sont des variétés endogènes qui doivent souvent leur appellation à ces régions montagneuses à l’instar de Bouchouk de Guergour, «Abouchouk et Akhenfas» de Bougaa, «Tablout et Boughenfous» de Bouandas ainsi que d’autres variétés non moins importantes telles que «Agnaou et Aberkane» qui sont cultivés dans la région de Guenzet, comme cette variété connue sous l’appellation de «Arkabane (Chemlal)».
Autant d’efforts qui consacrent une place stratégique à cette filière mais qui n’ont pu compenser certains aléas climatiques : Abdalah Arkoub de la région de Guenzet revient sur «le phénomène de la sécheresse qui a prévalue ce dernier été et l’insuffisance de précipitations qui ont sérieusement affecté la production d’olives et partant des rendements d’huile qui sont descendus de 7 à 8 litres sur les 25 kg à 4 ou 5 litres cette année pour la même quantité.» Non loin de là dans la région de Bouandas, Hamzi Salah propriétaire d’une centaine d’oliviers n’est pas sans abonder dans ce même constat : «On faisait 27 à 28 litres d’huile par quintal l’an dernier, nous en sommes à 19 cette année... ». Evoquant «l’insuffisance des moyens de collecte, la nature d’un terrain accidenté difficilement accessible ou les engins ne passent pas et à certains autres endroits l’insuffisance de pistes agricoles.»


Le Wali sur les chantiers de l’eau
Défis et échéances

Dans la stratégie déployée pour toucher aussi bien les zones montagneuses du nord de la wilaya que celles du sud et du centre, notamment toutes ces grandes agglomérations urbaines dont la dotation nécessite d’être renforcées ou mises à niveau, le wali accompagné des responsables de ce secteur, se rendra cette fois sur le projet tendant en la réhabilitation de l’adduction à partir de oued Bered qui permettra de porter la dotation à 300 litres-seconde (l/s) et passer ainsi du simple au double, avec l’élimination des fuites et l’amélioration de tout le système dont le wali inspectera les différentes composantes.  
Dans les communes de Tizin Bechar et Amouchas, Nacer Maskri se rendra de ce fait sur les chantiers des ouvrages de stockage, des deux stations de pompage où il appellera les réalisateurs à redoubler d’ardeur afin de terminer cette conduite de 45 km qui en est déjà à 95%. Dans la commune d’El Ouricia, le wali inspectera le chantier de la station de traitement «Monobloc» qui permettra à cette même échéance et au titre de ce programme d’urgence de refouler l’eau à partir du barrage de Maouane où sont déjà emmagasiné plus 8 millions de mètres cubes vers Sétif et El Eulma. Cette station qui assurera le traitement de 600 litres-seconde aura comme impact de toucher d’ici le mois de Ramadhan près de 600.000 habitants.
Une commune où le chef de l’exécutif, qui fait depuis des mois déjà de ces chantiers de l’eau son cheval de bataille, prendra aussi connaissance du raccordement aval avant de revenir vers la commune de Sétif pour inspecter le chantier de la station de pompage de Fermatou.
Un programme de renforcement qui compte également 24 forages sur lesquels 12 ont été déjà mis en service et le reste en voie de réalisation pour être livrés progressivement et entièrement d’ici la fin mars 2018 pour une dotation supplémentaire de 28.000 m3/jour en direction de plus de 200.000 habitants. Une stratégie globale qui permettra par ailleurs de couvrir 7 communes montagneuses de la zone nord à partir du barrage de Tichy Haf et les communes du sud de la wilaya à partir des champs captant de Kherzet Youcef et Chaaba el Hamra.
 


SDF
La rue comme domicile


Première rencontre, une femme seule, âgée d’une soixantaine d’année, fouillant un moment dans ses cartons pour en tirer un morceau d’étoffe qu’elle étale à même le sol pour faire sa prière. Nous la laissons à son devoir spirituel et l’accostons pour voir de quel genre de sans-abri il s’agit.
A peine sa prière terminée, notre surprise est grande de voir Khadra, comme elle dit s’appeler, prendre son téléphone portable et amorcer une discussion avec quelqu’un qui n’aurait pas demandé de ses nouvelles depuis longtemps, lui annonçant qu’elle se portait bien et qu’elle allait la rappeler, le temps d’en finir avec nous.
«Pourquoi voulez-vous que j’aille dans un centre ? J’ai mon foyer à Zraia, il se trouve seulement que je n’arrive pas à payer mon loyer. Je viens alors chaque jour pour ramasser un peu d’argent et je rentre le soir», conclut-elle non sans ajouter qu’elle a trois frères qui ne s’occupent pas d’elle, nous priant gentiment de quitter les lieux et la laisser tranquille. Il est déjà près de 22 heures.
Direction place de Ain Fouara et voilà que sous le préau de la salle des fêtes, nous faisons connaissance avec Samira et Saïda qui nous disent être l’une de Annaba et l’autre de M’sila. Dans l’ambiance d’un poste radio dissimulé sous les couvertures et d’une musique qui semble tout même atténuer le froid qui sévit, l’une me dit qu’elle a été renvoyée par sa marâtre et l’autre, s’enfonçant la tête sous ses couvertures me demande de ne lui poser aucune question... à part lui donner un peu d’argent. Là aussi, les deux femmes nous opposent un refus catégorique de rejoindre un des centres d’accueil ouverts par la DAS : «On est très bien comme ça», me dit Samira qui enchaîne de suite : «On n’y va pas parce que les SDF qui y sont conduit font trop de problèmes dans ces centres et ne dorment pas. Certaines passent toute la nuit à leurs portables, d’autres à chanter, danser et se battent même», non sans ajouter : «Tous les dimanche et mercredi, quand il neige, il pleut ou il fait froid, comme aujourd’hui, les services concernés nous rendent visite et font tout pour nous amener dans ces centres d’accueil.»
Sebti Terfaya, le directeur de wilaya de l’action sociale et de la solidarité souligne pour sa part : «Nous agissons constamment, pour ne pas dire chaque soir au titre d’une commission multisectorielle composée de la DAS, la Santé, la sûreté de wilaya, la protection civile et le croissant-rouge à l’effet de récupérer et prêter assistance à ces personnes, mais je vais peut-être vous étonner en vous disant que la plupart refusent catégoriquement de rejoindre les centres d’accueil. Nous sommes contraints de les y conduire, mais le lendemain elles repartent et reviennent à la mendicité, même si des structures comme les deux Diar Errahma de Sétif et El Eulma, le centre du croissant-rouge et celui des personnes âgées de Salah Bey offrent toutes les commodités nécessaires.»
 


Protection civile
836 secouristes formés


Dans ce contexte et en exécution du programme tracé par la direction générale de la protection civile au titre de l’opération mise en œuvre depuis 2010 sous le slogan de «un secouriste par famille», des efforts importants ont été relevés cette année dans cette vaste wilaya du pays où de nombreux jeunes ont en effet subi avec succès cette formation à l’effet de faire dans la proximité immédiate de leur environnement et apporter conseils et assistance lors des différentes opérations auxquelles s’attellent quotidiennement et sur tous les fronts, les agents de la protection civile. A cet effet, le dernier communiqué émanant de la cellule de communication de la direction de wilaya de la protection civile fait état de la clôture récente et dans de bonnes conditions de la 4e session de formation qui a été menée au titre de l’année 2017, marquée par la formation de 243 secouristes dont 85 femmes répartis sur 13 groupes à travers la wilaya. Une formation qui a permis à tous ces jeunes de s’imprégner autant dans la théorie que dans la pratiques des gestes qui sauvent et des mesures d’urgence à adopter lors de différentes situations auxquels ils peuvent se trouver confrontés. Autant d’efforts qui portent le nombre global de personnes qui ont suivi cette formation avec succès durant l’année 2017 et pour les quatre sessions programmées à 836 secouristes volontaires dont 201 jeunes filles, sachant par ailleurs que la dynamique engagée depuis 2010 à permis de mettre sur le terrain 4.638 secouristes parmi lesquels 1.039 jeunes filles.
 

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