lundi 25 juin 2018 18:44:26

Grand angle : L’épilogue ?

Si la Libye, depuis les images diffusées par une chaine de télévision, est traitée par les médis, surtout sous l’angle de cette actualité liée à la détention et la vente de réfugiés et de migrants

PUBLIE LE : 03-01-2018 | 0:00
D.R

Si la Libye, depuis les images diffusées par une chaine de télévision, est traitée par les médis, surtout sous l’angle de cette actualité liée à la détention et la vente de réfugiés et de migrants, il n’en reste pas moins vrai que la crise politique et sécuritaire qui l’ébranle et le chaos dans lequel se trouve ce pays depuis la chute de l’ancien régime en 2011, demeurent une préoccupation pour la communauté internationale désireuse d’y mettre un terme par la mise en œuvre d’un accord politique définitif et durable. Certes, la tache est loin d’être facile. Les prédécesseurs de M. Ghassan Salamé au poste de représentant de l'ONU pour ce pays
—poste qu’il occupe depuis quelques mois— et
lui-même pourront témoigner de la complexité de la mission qui leur a été confiée. Pourtant, et même s’ils sont minimes ou à peine perceptibles, des progrès sont enregistrés sur la voie de ce retour à la normale souhaité tant par les Libyens que par la communauté internationale. Le dernier en date est l’annonce faite par le ministre de l’Intérieur libyen portant sur le recrutement de 500 nouveaux agents de sécurité diplomatiques, chargés d'assurer la protection des ambassades et des représentations diplomatiques étrangères en Libye. Une annonce qui intervient une semaine après celle du directeur du service de la sécurité diplomatique qui avait révélé qu'un certain nombre d'ambassades de l'Union européenne allaient rouvrir leurs portes au début de l'année. Ce retour attendu des représentations diplomatique, après celui des 30 ambassades étrangères déjà revenues en Libye après plus de trois ans d'absence, est de bon augure. Et ce d’autant que la tenue de la conférence nationale réunissant les acteurs libyens en vue de s'accorder sur les étapes à franchir pour décider de l'avenir politique du pays, annoncée par Ghassan Salamé pour février prochain, est toujours portée sur l’agenda. De même, M. Haftar s’est récemment déclaré en faveur de la tenue d’élections en 2018, comme prévu dans le plan d’action présenté en septembre par l’envoyé spécial de l’ONU en Libye. Ainsi il est permis d’espérer que la nouvelle année qui vient de débuter connaitra l’épilogue d’une crise dont les conséquences ont impacté les pays voisins, ceux de la région et ceux se trouvant au-delà de la Méditerranée.
Nadia K.

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