mercredi 12 dcembre 2018 13:56:55

Dans la LUCARNE : Une mésentente encombrante

Les observateurs du «ballon rond» national ne savent plus à quel saint se vouer. Depuis quelques temps, les choses ne se passent pas comme elles devraient.

PUBLIE LE : 03-01-2018 | 0:00
D.R

Les observateurs du «ballon rond» national ne savent plus à quel saint se vouer. Depuis quelques temps, les choses ne se passent pas comme elles devraient. Les années précédentes, il faut le mettre en exergue, tout baignait dans l’huile, comme l’on dit, dans les structures gérantes notre football. Aussi bien la FAF que la LFP, les deux parties étaient, le moins que l’on puisse dire, sur la même longueur d’onde. Tout ou presque était idyllique et réglé comme du «papier musique». Il n’y avait aucun «nuage» annonciateur d’éventuelles averses subites et surtout «orageuses». C’est un peu le calme plat qui ne fait que ronronnait et la «machine» marchait très bien, sans grincement. Il faut dire que le décor a changé depuis le départ de Mohamed Raouraoua et la venue de Kheireddine Zecthi, l’ex-président du PAC, un club formateur, à la tête de la FAF. Un changement de direction qui allait aussi toucher les structures sous-jacentes de la FAF. En fait, la LFP n’est qu’une émanation de la FAF puisqu’elle ne fait que lui déléguer ses pouvoirs légitimes de par la loi afin de l’alléger des grands travaux auxquels elle doit faire face. Cet organe très important dans la gestion de la compétition nationale au niveau des Ligues 1 et 2 reste incontournable du fait que la FAF ne doit pas alourdir ses missions par un travail qui concerne les activités locales qui ne peuvent que la bloquer dans sa propension à aller de l’avant et surtout pour s’occuper de plus prés de l’équipe nationale, vitrine par excellence de notre football au niveau international et même régional. 
Il est évident que la relation entre la FAF et la LFP doit être la plus parfaite possible, même si cela n’est pas toujours facile dans tous les pays du monde. Il y  a toujours quelques écarts de communication, çà et là, mais sans gravité et sans que cela ne remette en cause les bonnes relations entre les deux entités. Elles sont condamnées à réussir ensemble quelles que soient les bourrasques et autres tempêtes.
Chez nous, la presse a fait écho de la mésentente manifeste entre Zetchi, le président de la FAF, et Mahfoud Kerbadj, le président de la LFP. Certes, ce n’était pas apparent, tout se faisait en catimini loin des regards inquisiteurs. Voilà que dernièrement et notamment après le dernier conclave du Bureau Fédéral qui a eu lieu à Sidi-Moussa, les relations entre les deux parties se sont détériorées ; Zetchi s’en est pris ouvertement à Kerbadj. Il lui a reproché ses déclarations critiques à l’égard de la FAF à la presse sportive et notamment lors d’un entretien accordé à un journal privé. Ce dernier s’en défend, mais cela n’a pas réussi à apaiser le premier responsable du football algérien. Il a pris certaines décisions qui n’ont pas fait plaisir à Kerbadj, comme l’application du huis clos dès le 3e avertissement et le report des matches de coupe pour les équipes ayant trois joueurs et plus en équipe nationale. La discorde entre les deux gestionnaires du football algérien est si flagrante que les pouvoirs publics doivent intervenir pour régler ce problème. Car, pour que notre football connaisse vraiment son renouveau comme énoncé dans le thème du dernier Symposium tenue au CIC, le calme et l’entente sont plus que nécessaires pour que la présente saison se déroule dans de bonnes conditions. Les querelles de clocher  ne font les affaires de personne et vont plutôt à l’encontre de la bonne marche de notre football national. Les deux entités sont condamnées à coexister quelles que soient les circonstances

Hamid Gharbi

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