vendredi 20 juillet 2018 23:15:27

Ephémérides : Les événements économiques qui ont marqué l’année

La rétro du jour ! Nous vous proposons, comme de tradition, un résumé des événements économiques majeurs ayant marqué l'année 2017. L’économie continue de disputer le premier rôle à la politique, du moins en 2017, année marquée par des faits qui ont mis l’économie en orbite.

PUBLIE LE : 03-01-2018 | 0:00
D.R

lLa rétro du jour ! Nous vous proposons, comme de tradition, un résumé des événements économiques majeurs ayant marqué l'année 2017. L’économie continue de disputer le premier rôle à la politique, du moins en 2017, année marquée par des faits qui ont mis l’économie en orbite. Quoi qu’on dise, cette emprise systématique de l’économie sur la vie du pays ne manque pas d’avoir des répercussions sur l’activité politique. Nous reviendrons, entre autres, sur l’adoption de la loi de finances pour 2018, qui a fait couler beaucoup d’encre. Sur le prolongement de l’Accord de réduction de la production pétrolière des pays Opep et Non-Opep. Sur la finance islamique, sur les faits marquants de quelques secteurs comme l’industrie et l’agriculture ou encore sur les manifestations économiques et commerciales, tout comme sur le domaine de la coopération et du partenariat… L’année 2017 est déjà presque derrière nous, et on ne pourra pas nier qu’elle fut très riche en rendez-vous. Rien que chez nous, des centaines d’événements ont été listés, et tous les secteurs sont touchés. Et on peut annoncer que 2018 nous réserve d’ores et déjà encore plus de surprises.
Mais revenons tout d’abord sur 2017, avec une petite rétrospective. Ainsi, à chaque mois de janvier, l’on se met à préparer la transition entre deux années, celle du bilan et celle des espoirs. Rien ne vaut, donc, une rétrospective des douze mois clos afin de se rappeler quels événements ont amené la situation économique et financière là où elle en est.
Que s’est-il donc passé concrètement en 2017, et quels sont les faits les plus marquants à retenir ? Sans doute, 2017 a été marquée par de nombreux événements nationaux et internationaux sur le front économique, et il est difficile de devoir tous les lister. Certains ont cependant eu une importance plus déterminante dans les équilibres politiques ou économiques, et en auront encore sans doute cette année.
Malgré ce contexte peu propice à l’épanouissement économique, on note, malgré tout, quelques éclaircies. De guerre lasse par les années difficiles, les experts de tous bords croient, cette fois-ci, avoir décelé une nouvelle courbe de croissance et relèvent des signes d’une tendance haussière de l’économie.
Un secteur particulier se trouve au cœur de cette croissance qu’on dit en gestation : l’énergie. Après deux années difficiles, le secteur de l’énergie et d’autres secteurs comme l’industrie, l’agriculture et les services, quoique à un degré moindre, montrent des signes de croissance positive. Aussi, les perspectives devront demeurer positives dans les mois à venir, à en croire les analystes.
Le Fonds monétaire international croit savoir que l’activité sera tirée par l’ambitieux programme de dépense publique, ainsi qu’une diversification de l’économie. En revanche, la situation a été beaucoup plus compliquée, cette année, pour le secteur d’exportation. Celui-ci n’a crû que de très peu. Eu égard à la grande fragilité de ce secteur, bien que le gouvernement ait pris des mesures dans le but de réduire les importations, encourager la promotion de la production nationale et faire face à l’impact de la fluctuation des principales devises.                        

Farid Bouyahia


Adoption du projet de loi de finances pour 2018

Le Projet de loi de finances pour  2018 a été adopté à la majorité par l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une séance, en présence, notamment du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya. Bien que le projet ait été approuvé à une confortable majorité, les députés du parti des Travailleurs ont voté contre en brandissant des pancartes sur les lesquelles on pouvait lire notamment : «le gouvernement affame la majorité et engraisse la minorité» ou encore «l’austérité produit le chômage et vide la Nation de ses forces vives». Les partis d’obédience islamiste ont également voté contre le projet de loi, tandis que les députés FFS n’ont pas participé au vote.
La discussion en plénière du projet de loi a confirmé l’abandon de l’article 12 relatif à la création d’un impôt sur la fortune.
La nouvelle loi de finances prévoit une série de mesures législatives et fiscales allant dans le sens de la consolidation de l’investissement productif et de l’augmentation des recettes budgétaires, tout en maintenant globalement  le dispositif des transferts sociaux. La loi de finances pour 2018 prévoit des dépenses globales en très forte hausse, à 8.628 milliards de dinars (mds DA) composées de 4.043,31 mds DA de dépenses d’équipement et de 4.584,46 mds DA de dépenses de fonctionnement (contre des dépenses de fonctionnement de 4.591,8 milliards DA en 2017).

La planche à billets tourne en Algérie pour la première fois dans l’histoire
Le Trésor public algérien peut désormais emprunter à la banque centrale du pays. Le gouvernement espère renflouer les caisses publiques, mais la planche à billets risque de générer une inflation nocive pour le pouvoir d’achat, s’alarment les experts.
Le gouvernement l’a autorisé, «à titre exceptionnel». Ce sont des financements internes non conventionnels, qui pourraient être mobilisés pendant une période de transition financière, soit cinq années. L’introduction du financement non conventionnel a fait l’objet d’un projet de loi portant amendement de la loi sur la monnaie et le crédit. Celle-ci permettra au Trésor public d’emprunter directement auprès de la Banque d’Algérie pour faire face au déficit budgétaire, convertir certaines de ses dettes contractées auprès des banques ou d’entreprises publiques, et alimenter le Fonds national de l’investissement de sorte qu’il puisse concourir au développement économique. 

Finance islamique : optimisation de l’épargne bancaire

L’Algérie autorise le lancement de services financiers islamiques au niveau des banques publiques, dans le cadre d’un vaste plan de modernisation de son secteur bancaire, encore sous-développé.
La finance islamique a fait son introduction dans le système bancaire algérien. Cette formule de financement compatible avec le droit musulman intéresse de plus en plus les acteurs de la finance mondiale, et même les décideurs politiques, depuis l’avènement de la crise financière de 2008.
 À vrai dire, cette activité n’est pas inédite en Algérie, puisque des banques proposaient déjà des produits islamiques, en l’occurrence El-Baraka, Al Salam, Trust ou encore AGB.
Aussi, deux banques publiques proposent déjà depuis plusieurs années des formules sur la base de ces textes, a fait savoir le ministre des Finances, M. Abderrahmane Raouya, citant, parmi ces produits, «Rassmali» et «El-Badil», assurés respectivement par la CNEP et la BDL.
Le premier argentier du pays avait déclaré que les produits de la finance islamique, qui seront introduits en Algérie, sont les «Sukuks» (obligations dans la finance conventionnelle), les «Murabaha» (achat-vente), «l’Ijara» (équivalent du leasing) et les «Musharaka» (équivalent du capital risque), sachant que la pratique des taux d'intérêt est strictement interdite dans  la finance islamique qui, d’autre part, est basée sur le partage des pertes et des profits, ainsi que des risques.
Dans le même contexte, le Premier ministre a fait savoir que la mise en place de ces nouvelles activités bancaires sera supervisée par un comité de conformité charia. Une avancée dans le processus de mise en route de la finance islamique qui prévoit, en sus du développement des services bancaires islamiques, l’introduction en Bourse des produits d’épargne non-conventionnels par le biais de l’émission des premiers Sukuks (obligations islamiques), et dont l’objectif consiste à optimiser le niveau de la liquidité des marchés en injectant plus de fonds et en attirant plus d’investisseurs.
Un objectif du plan d’action du gouvernement qui vise, en fait, à «assurer le développement du marché des capitaux et de la Bourse, afin d’offrir des alternatives aux financements des investissements et aux augmentations des capitaux», expliquait M. Ahmed Ouyahia.

Réunion de la Tripartite sur la Charte du Partenariat sociétaire
Les travaux de la Réunion de la Tripartite sur le Partenariat sociétaire se sont déroulés à Alger, en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et du Patronat.
Cette cérémonie, qui s’est déroulée au siège de l'UGTA, a été couronnée par la  signature de la Charte sur le Partenariat sociétaire. Pour rappel, après la mise en place de la Tripartite en 1991, le gouvernement, l'UGTA et le Patronat avaient signé, en février 2014, le Pacte national économique et social de croissance avec comme objectifs notamment l'accélération du processus des réformes économiques, le développement industriel, l'amélioration du climat des affaires, la protection sociale et l'amélioration du pouvoir d'achat.
Le Partenariat public-privé (PPP) est une démarche consistant à mobiliser des ressources financières pour la réalisation de projets d'infrastructures publiques, provenant d'opérateurs privés ou publics, algériens principalement, qui bénéficieront des revenus générés par l'exploitation de ces infrastructures.
Le PPP est un nouveau type de contrat à long terme sur lequel mise l'Algérie pour réaliser ses futurs projets d'infrastructures.

FIA : 50 ans au service de l’Economie

Placée sous le haut patronage de son Excellence le Président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, la 50e FIA sur le thème «50 ans au Service de l’Economie Algérienne», se tiendra du 8 jusqu’au 13 mai 2017, au palais des Expositions.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a inauguré lundi la FIA en présence de membres du gouvernement, de hauts responsables du secteur économique et de représentants du corps diplomatique accrédité à Alger. La Foire Internationale d’Alger, considérée depuis sa création en 1964 comme l’évènement économique majeur de l’année, coïncidera cette année avec la célébration de ses 50 ans d’existence.
À ce titre, la Foire Internationale d’Alger est un des moments forts où s’échangent les expériences, où se lient les relations d’affaires et où s’initient de multiples idées de projets de partenariat industriel et commercial. La Russie est l’invité d’honneur de cette 50e édition. Depuis sa création, la Russie a été parmi les premiers pays à prendre part à cette manifestation.

économie diversifiée et performance à l’export

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a inauguré, le 21 décembre 2017, la 26e édition de la Foire de la Production Algérienne «FPA», en présence de membres  du gouvernement et le corps diplomatique accrédité en Algérie. Cette manifestation, placée sur le thème : «Économie diversifiée et performance à l’export», enregistre la participation de 483 exposants, dont 169 entreprises publiques et 314 entreprises privées sur une superficie globale de 22 742 m2.
La FPA représente un rendez-vous économique incontournable pour les opérateurs économiques algériens, les entrepreneurs, ainsi que les jeunes investisseurs, pour présenter les capacités, l’évolution et les aspirations des entreprises algériennes, ainsi que la promotion de notre produit national qui continue d’être confronté à des défis énormes, à l’instar de l’exportation vers les marchés extérieurs.
Cette édition est marquée par la présence, pour la première fois, du secteur de l’automobile, à travers la participation de 9 concessionnaires : Renault Algérie, KIA El Djazair, Global Motors Industries, Sovac Production, Cima Motors, Ival Industrie, Sarl VMS Industrie.


Agriculture : une facture de 30 milliards de dollars

Le secteur agricole en Algérie réalise une production d'une valeur de 3.000 milliards DA, grâce aux importants moyens fournis par l'État, selon le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui.
Le ministre souligne que cette valeur représente une facture de 30 milliards de dollars, saluant les efforts soutenus des agriculteurs à tous les niveaux, pour satisfaire les besoins des citoyens.


Industrie pharmaceutique :
Une nouvelle usine à Alger


L'industrie pharmaceutique s'est renforcée, suite à l'inauguration à Rahmania (Alger) d'une nouvelle usine d'une capacité initiale de 10 millions d'unités, qui seront commercialisées à compter du début de l'année 2018 sur le marché algérien. Il s'agit d'une filiale du laboratoire jordanien Dar Al Dawa, baptisée Medi Pharma. L'usine produira les gouttes ophtalmiques stériles, dont notamment les collyres, des produits dont les besoins sont, à grande majorité, importés actuellement.
L'usine, qui devra créer 150 emplois immédiats et 200 autres à long terme, produira également des médicaments dédiés aux maladies cardiovasculaires, dont notamment l'hypertension, à la neurologie, à l'urologie en plus de plusieurs types d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques. Ainsi, 50 variétés de médicaments, entre la forme en gélules et la forme en comprimés, et 15 variétés de gouttes stériles seront produites et commercialisées dans les prochains mois en Algérie. Il s'agit d'un investissement de 25 millions de dollars financé à 100% par la société jordanienne, présente en Algérie depuis 15 ans.
 En début 2018, une autre usine de Dar Al Dawa, destinée à la production d'antibiotiques (les céphalosporines), sera inaugurée dans la même enceinte. Il s'agit pour cette deuxième usine d'un investissement jordanien de 15 millions de dollars. Le marché algérien des médicaments est énorme et croissant, il est estimé à plus de 3 milliards de dollars.

« Un partenaire solide des États-Unis d’Amérique »

Alors qu’on commençait à douter des relations algéro-américaines, après l’élection de Trump, le département d’État américain a réagi en déclarant : «L’Algérie, un partenaire «solide» des États-Unis d’Amérique, joue «un rôle constructif» dans la promotion de la stabilité régionale. «L’Algérie, stratégiquement située, est un partenaire solide avec lequel les États-Unis entretiennent de fortes relations dans le domaine diplomatique, sécuritaire et l’application de la loi», souligne-t-il, dans une fiche technique sur l’Algérie publiée à Washington. Au plan économique, le département d’État précise que l’Algérie est l’un des principaux partenaires commerciaux des États-Unis dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Les deux pays ont signé un accord-cadre sur le commerce et l’investissement qui établit les principes communs de leur relation économique et constitue une base pour la négociation d’autres accords bilatéraux. Les États-Unis ont indiqué qu’ils soutenaient l’Algérie dans ses efforts de diversification de son économie et appuyaient également le processus de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce.

Accord Opep - Non-Opep : Prolongé de plus d’un an
Les quotas actuels, mis en place en 2016, pour soutenir le prix du baril, ont été prolongés de plus d'un an par les pays exportateurs, réunis fin novembre à Vienne.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, ont renouvelé à Vienne leur accord de plafonnement de production de pétrole, jusqu'à fin 2018. L'accord de principe a été conclu après plusieurs heures de débats au siège de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. Il a été précisé que des discussions se poursuivaient pour savoir s'il fallait plafonner la production de la Libye, jusque-là exemptée de tout encadrement en raison de sa situation politique troublée.
Pour renverser la vapeur sur un marché qu'ils ont inondé de brut entre 2014 et 2016, entraînant un effondrement des prix, les pays du cartel avaient réussi à s'entendre, fin 2016, à Alger, afin de limiter leur production.


5e session du TIFA

La 5e session du conseil de l’Accord-cadre algéro-américain sur le commerce et l’investissement (TIFA ), ouverte à Alger, s’est clôturée sur une déclaration commune réitérant l’engagement des deux parties à déployer tous les moyens pour accroitre le commerce et l’investissement bilatéraux dans l’intérêt des deux pays. Les deux parties ont souligné, dans un communiqué commun distribué à la presse, à l’issue de la session, qu’«il existait encore de grandes possibilités pour accroître le commerce et l’investissement bilatéraux dans l’intérêt mutuel des deux pays, en relevant que les échanges bilatéraux  entre l’Algérie et les États-Unis ont tout de même totalisé plus de 5 milliards de dollars en 2016, en hausse de plus de 50% par rapport à l’année 2000, composés de 2,3 milliards de dollars d’importations algériennes et de 3,3 milliards de dollars d’exportations algériennes, contre 4,7 milliards de dollars en 2015 (2,7 milliards d’importations et 1,9 milliard d’exportations».
«Après avoir discuté des voies et moyens pour améliorer le commerce et l’investissement et promouvoir le partenariat entre les entreprises des deux pays, à travers l’assistance technique dans le cadre des programmes d’échanges des différents départements américains, les deux délégations sont convenues de l’amélioration de l’accès au marché, y compris pour les produits industriels, agricoles et numériques, en œuvrant à lever tous les obstacles», selon le communiqué commun.

Cinq accords de partenariat avec la Russie

L’Algérie et la Russie ont signé, à Alger, cinq accords de partenariat et de coopération et mémorandums d'entente, à l’occasion de la visite officielle de deux jours en Algérie du Premier ministre russe, Dmitri Medvedev. Signés en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et de son homologue russe, ainsi que plusieurs ministres des deux pays, ces accords concernent principalement les secteurs de la justice, la santé, la formation professionnelle, les hydrocarbures et l’énergie nucléaire civile.
Dans le domaine des hydrocarbures, un mémorandum d’entente entre le Groupe Sonatrach et la société russe Transneft, portant sur la coopération notamment dans le domaine de la canalisation et de transport des hydrocarbures, a été paraphé par le Pdg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, et le vice-président de Transneft, Mikhail Margelov.

4e session du COMEFA

La 4e session du Comité mixte économique algéro-français (COMEFA) s’est tenue à Alger sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, M. Abdelkader Messahel, et de son homologue français, M. Jean-Yves Le Drian, avec la participation du ministre de l’industrie et des mines, M. Youcef Yousfi, et du ministre français de l’économie et des finances, M. Bruno Le Maire. Cette rencontre a été l’occasion d’examiner l’état de la coopération entre les deux pays et d’examiner les perspectives de renforcement des projets en cours et de lancement d’autres partenariats économiques.
Dans cette optique, trois accords ont été signés, lors de cette encontre. Il s’agit d’un accord pour la réalisation d’une usine de montage de véhicules de la marque française Peugeot en Algérie qui vient d’être signé. «Cette usine entamera la production de véhicules au début de l’année 2019 à Oran, avec une capacité de production de 25.000 véhicules durant la première année. 10% de ces véhicules seront destinés à l’exportation.»
Selon le Directeur général de Peugeot, «l’usine de montage va créer 1.000 postes d’emploi directs», ajoutant que «le montant de l’investissement pour la réalisation de cette usine de montage s’élève à 100 millions d’euros. L’objectif de l’usine est d’atteindre 75.000 véhicules par an». Il a aussi révélé qu’«un centre de formation sera construit, en vue de former des jeunes qui intégreront l’usine de montage». Un autre accord dans le domaine de l’électricité devra être signé, en partenariat avec le groupe français Schneider Electric, spécialisé dans la fabrication des produits de gestion d’électricité et automatisation. Un troisième accord sera signé dans le domaine agricole, lors de cette rencontre, en vue de créer un consortium chargé d’exploiter et de commercialiser des produits agricoles algériens vers l’Union européenne.

4e Forum économique algéro-allemand

«La relation qui lie les deux pays est profondément ancrée que personne ne peut ignorer, la preuve est votre présence parmi nous. Cette relation reflète la volonté des deux pays de développer et de consolider cette relation historique par un partenariat économique solide bénéfique dans le secteur d’activité des entreprises allemandes», a déclaré M. Zerouki Mohamed, 2e vice-président de la Chambre algérienne de commerce d’industrie (CACI), lors du 4e Forum économique algéro-allemand qui s’est tenu ce lundi à la CACI.
Le nombre d’entreprises allemandes installées en Algérie, qui «était de 95 entreprises en 2005, a atteint les 200 en 2017».

Trois marques automobiles américaines en course

Les États-Unis ont l’intention de mettre en place une usine de montage automobile en Algérie. Le président du Conseil d’affaires algéro-américain, Smaïl Chikhoun, a, en effet, réitéré la semaine dernière ce souhait des Américains, lors de la 5e session des discussions sur l’accord-cadre sur le commerce et l’investissement (Tifa) entre l’Algérie et les États-Unis, qu’«une série de négociations a été tenue avec des constructeurs automobiles pour s’implanter en Algérie». Il avait même assuré que «la commercialisation de voitures américaines ‘‘Made in Algeria’’ se fera dans un futur proche», en faisant savoir que «les constructeurs automobiles américains semblent patienter avant de s’engager dans ce domaine».Trois marques sont en course, et l’une d’elles devrait s’installer en Algérie, selon M. Chikhoun, qui n’a pas voulu révéler le nom de ces constructeurs américains. Mais, ce même responsable s’est dit certain que ces derniers (les constructeurs américains, ndlr) viendront en Algérie. «Il n’y a pas de raison pour que des constructeurs européens s’installent en Algérie et pas des américains», a-t-il soutenu.

ASSISES DE LA MICRO-ENTREPRISE :

La jeunesse, PILIER du nouveau modèle  économique

Le président de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, Kheireddine Hamel, a suggéré l'élaboration d'un cahier des charges de la micro-entreprise pour lui permettre de participer à la concrétisation des différents projets et aux appels d'offres qui, souvent, reviennent aux grandes entreprises. La Fédération nationale des jeunes entrepreneurs soumettra aux autorités publiques une série de propositions afin de d'élaborer un cahier des charges qui réservera un traitement spécial, à la micro-entreprise dans tous secteurs économiques concernés par la réalisation des projets et les appels d'offres en vue de redynamiser le rôle de la micro-entreprise et d'encourager sa contribution dans la dynamique économique, a indiqué M. Hamel en marge des ateliers organisés à l'occasion des assises nationales sur la micro-entreprise.


Une société conjointe des équipements pétroliers avec GE

Le groupe pétrolier public algérien Sonatrach a signé à Alger un accord d’un montant qui pourrait atteindre 200 millions de dollars avec l’américain General Electric, pour la création d’une société conjointe qui produira des équipements pétroliers.
 La Sonatrach et General Electric vont investir 45 millions de dollars dans un premier temps et 200 millions de dollars à terme, selon la même source.
La société conjointe doit fabriquer essentiellement des têtes de puits avec un taux d’intégration, soit des pièces produites localement, de 30%. Jusqu’à présent, le groupe algérien importait ces équipements de forage, selon la même source. Cette société doit également fournir des services et formation dans le domaine pétrolier.

Première exportation de ciment
LafargeHolcim-Algérie a réalisé sa première exportation de ciment. En tout, 16.600 tonnes de ciment gris produit dans la cimenterie d’Ogaz ont été expédiées vers la Gambie, et ce à partir du port d’Arzew, à Oran.

Lutte contre le blanchiment d’argent :
 
« l’Algérie, des progrès significatifs », selon le département d’état


L'Algérie lutte rigoureusement contre le blanchiment d'argent, qui demeure «minime», grâce à un contrôle bancaire renforcé, a indiqué, jeudi dernier, le département d'État américain.
Dans son rapport 2017 sur le trafic de drogue et les crimes financiers dans le monde, le département d'État constate que le blanchiment des capitaux en Algérie est «minime», en raison d'une réglementation rigoureuse en matière de contrôle des changes. S'y ajoute le contrôle renforcé exercé par le secteur bancaire, constitué essentiellement de banques publiques, note le département d'État dans sa 32e édition de ce rapport annuel, transmis mercredi dernier au Congrès. La convertibilité restreinte du dinar a permis également à la Banque d'Algérie de mieux contrôler les opérations financières internationales effectuées par les institutions bancaires, explique le rapport. Le document précise que les cas minimes de blanchiment d'argent sont constatés hors secteur financier officiel à travers notamment l'évasion fiscale, les transactions immobilières et la fraude commerciale, échappant de ce fait au contrôle bancaire. Il note à ce propos que l'usage du cash en Algérie pourrait augmenter les risques, liés à la criminalité financière.

M. Sellal préside la réunion tripartite et entreprend une visite de travail à Annaba : Maintien de la politique sociale de l’État

Mise en place d’une structure de veille pour l’accompagnement de tous les projets d’investissement et identification des éventuels blocages. Le Premier ministre a relevé que des secteurs, ayant connu par le passé un recul, sont «en train de reprendre», citant le cas de celui du textile, insistant pour une «consolidation de l’économie réelle». Il a évoqué, à cet égard, des projets d’investissements en matière de production du ciment dans le sud du pays, lesquels, a-t-il souligné, peuvent constituer une opportunité d’exportation vers le marché africain. Il a ajouté que le gouvernement envisageait de mettre en place une structure de «veille» pour l’accompagnement de tous les projets d’investissements et l’identification des éventuels blocages.
Sur un autre plan, M. Sellal a relevé l’impératif du renforcement de la stabilité du pays, sans laquelle, a-t-il considéré, «il serait difficile d’agir», observant qu’«il y a eu des tentatives de déstabilisation» de l’Algérie. Par ailleurs, il a convié les membres de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, partie prenante pour la première fois de la Tripartie, à «orienter» les Petites et moyennes entreprises (PME) vers le domaine des nouvelles technologies.

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