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Le Coin du copiste : LES ÉVÉNEMENTS DE L’ANNÉE 2017

La période est tout indiquée pour les bilans de fin d’année 2017.

PUBLIE LE : 31-12-2017 | 0:00
D.R

La période est tout indiquée pour les bilans de fin d’année 2017. La question est toute simple. Il s’agit de savoir quels sont les événements les plus marquants de cette année qui s’achève. Le Salon international du livre d’Alger reste encore l’événement culturel le plus en vue en Algérie, et ce, en dépit de l’appel au boycott de ceux qui ont estimé que le commissaire dudit Salon devait être sanctionné pour avoir tenu des propos peu amènes envers les femmes. Ahlam Mosteghanemi  attira la grande foule. Ses admirateurs et admiratrices étaient présents à huit heures du matin, alors que la romancière ne devait être à ce Salon qu’à partir de 14 heures. Sinon, il y a eu moins de visiteurs cette année et peu d’opportunités en matière de livres à acquérir à bon prix.
Autre événement qui tient la route, et qui est devenu incontournable au fil des éditions, le Festival international du film d’Alger, spécialisé dans le cinéma engagé. Et, comme le soulignera un cinéaste africain, s’il devait y avoir une ville qui devait abriter le festival du film engagé, c’est assurément Alger, la Mecque des révolutionnaires.
En matière de production audiovisuelle, réduite en ces temps de vaches maigres à la grille des programmes ramadhan, ce ne fut pas terrible, mais il y a eu néanmoins une grande satisfaction avec le feuilleton El Khaoua, avec de très bons comédiens et de nouvelles comédiennes. Un véritable succès signé par un réalisateur tunisien. Les téléspectateurs ravis attendent la série 2, prévue si tout va bien pour le mois sacré 2018.
Côté cinéma, deux films ont attiré l’attention des Algériens pour leur qualité, En attendant les hirondelles, de Karim Moussaoui et Nous n’étions pas des héros, de Nasredine Guenifi. C’est pas mal, surtout si ces deux films sont distribués comme annoncé au début de l’année. Pas de grands événements en musique si ce n’est le come-back d’Idir, annoncé en grande pompe par les organisateurs de l’événement, avec une tournée en Algérie. L’auteur de « A Vava Inouva » ne fait pourtant pas l’unanimité, et pour cause ! Il snoba l’Algérie plus de 39 ans et préférait chanter en Tunisie et au Maroc, estimant qu’il ne pouvait donner des galas dans un pays où la mort est au rendez-vous. Oui, l’Algérie a combattu seule la horde terroriste cher artiste, et il fallait faire appel à Magda al-Roumi et autres artistes arabes pour donner un peu de gaieté aux Algériens, car il fallait vaincre la peur et continuer à vivre, et nous sommes-là, pas rancuniers pour un sou, car tu es des nôtres et les Algériens viendront t’applaudir, même si les billets coûtent cher.
Abdelkrim Tazaroute

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