dimanche 15 juillet 2018 20:39:28

Le directeur général de l’office national de gestion et d’exploitation des biens culturels : « Nous allons redonner à Sétif son monument »

Sitôt vandalisée, sitôt prise en charge pour être restaurée et livrée à la population sétifienne dans toute sa splendeur et dans les meilleurs délais, si les conditions climatiques le permettent

PUBLIE LE : 31-12-2017 | 0:00
D.R

Sitôt vandalisée, sitôt prise en charge pour être restaurée et livrée à la population sétifienne dans toute sa splendeur et dans les meilleurs délais, si les conditions climatiques le permettent. C’est le moins que l’on puisse dire des dispositions
importantes qui viennent d’être prises au titre de la restauration de cette œuvre d’art qu’est Aïn El-Fouara.

Une décision d’autant plus importante qu’elle est confortée par tous ces experts, chercheurs et spécialistes en la matière,  dépêchés par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, et le wali, au lendemain de cet acte ignoble que la population sétifienne a rejeté en bloc,  affectée par cet acte de destruction sur, une fois encore, cette fontaine emblématique qui est là depuis l’été 1898. Quand bien même il s’agit d’un déficient mental à 100%, dont les séquelles qu’il a laissées sur le visage, le buste, le genou, les doigts et les jarres portées par cette statue  en marbre, avec son marteau et son burin, auraient pu être plus graves, absolument rien n’autorisait de tels comportements que le ministre de la Culture a qualifiés d’ « hystériques et irréfléchis ». Le 22 avril 1997, au cœur de la décennie noire, alors que les Sétifiens étaient encore dans leur sommeil, une violente explosion souleva cette fontaine et brisa certaines parties de cette statue. Ain Fouara, blessée, usée, déchiquetée, plongea dans la consternation à Sétif et fit l’objet d’ une prise en charge aussi rapide que celle d’aujourd’hui pour retrouver place avec les séquelles encore béantes de  ciment blanc sur son piédestal. C’est ce même défi que s’apprêtent à relever toutes ces compétences en la matière, des experts, spécialistes dans la restauration des monuments historiques, universitaires, chercheurs, responsables et élus, à l’effet de reprendre entièrement ce monument, le restaurer selon les normes internationales y compris pour les dégâts commis lors des précédentes atteintes. Sur ce site désormais clôturé et où les travaux entamés en sont pour l’heure à l’opération nettoyage des restaurations effectuées précédemment en 1997 et en 2006 et  une expertise lancée parallèlement pour déterminer le protocole de restauration, Abdelwahab Kerraz, le directeur général de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés n’a pas manqué pas de nous indiquer, voilà quelques jours, que « du premier diagnostic qui a été établi par tous les spécialistes, il en ressort que ce n’est pas très grave. Nous avons également ramené de Cherchell des archéologues qui sont habitués à travailler sur ce type de monuments. Il y a quelques parties de la statue qui ont disparu, nous avons pu en ramasser quelques uns  et nous allons faire une restitution ». Sur les voies et moyens qui seront utilisés, notre interlocuteur ajoute :  « Nous faisons participer l’université qui a fait un « scan » en 3 D de la statue en mars 2017, donc avant la destruction et nous allons faire un autre « scan » et voir ce qui manque après sa superposition avec le premier ». Le deuxième volet consistera à nous pencher également sur les restaurations qui ont été faites à la hâte et d’une manière inappropriée en 1997 et 2006, et de ce fait, à revoir la première restauration puis en apposer une nouvelle sur  ces parties pour donner une unité globale à cette statue. Dès samedi, nous entamerons l’opération nettoyage et réparation de la statue pour recevoir la nouvelle opération qui va être uniforme», souligne-t-il, non sans se pencher sur le volet sécurité qui sera consacré à cette statue qui est classée au patrimoine national pour que pareilles pratiques ne se répètent plus. « Nous allons redonner à Sétif et à la population sétifienne son monument », conclut l’intervenant sur ces lieux après une réunion préalable présidée par le wali en présence de tous les intervenants et qui a permis au premier responsable de cette wilaya de prendre toutes les mesures nécessaires, à la lumière des interventions des spécialistes de cette commission.                                                                                                                
F. Zoghbi

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