samedi 21 juillet 2018 02:42:05
D.R

Organisé par le Centre international  de conférences d’Alger, ce premier congrès sur les énergies renouvelables et la sécurité énergétique constituera  le rendez-vous pour un secteur en pleine transition vers une modèle énergétique conforme aux exigences du développement durable. Il s’agit d’opérer une mutation vers des énergies renouvelables, durables, plus efficientes, moins coûteuse et plus adaptées aux impératifs de préservation de  l’environnement. Une vision qui permettra d’«apporter des solutions globales et durables aux défis environnementaux et aux problématiques de préservation des ressources énergétiques», dans le sillage du programme des EnR, adopté par le gouvernement en février 2011 et révisé en mai 2015. Le programme ainsi actualisé porte sur l’installation d’une puissance d’origine renouvelable de l’ordre de 22. 000 MW à l’horizon 2030 pour le marché national, avec projection à l’exportation «comme objectif stratégique, si les conditions du marché le permettent». Dans cette  optique, l’Algérie «compte se positionner comme un acteur majeur dans la production de l’électricité à partir des filières photovoltaïque et éolienne, en intégrant la biomasse, la cogénération, la géothermie et, au-delà de 2021, le solaire thermique». Des filières qui constitueront «les moteurs d’un développement économique durable à même d’impulser un nouveau modèle de croissance économique», sachant que 37% de la capacité installée d’ici 2030 et 27% de la production d’électricité destinée à la consommation nationale seront d’origine renouvelable. Aussi, le potentiel national en matière d’énergies renouvelables est essentiellement confiné dans le solaire, un créneau qui bénéficie, par conséquent, d’un intérêt primordial, par son impact économique et social. Dans le cadre de cette démarche, les autorités du pays comptent développer une véritable industrie sur la base d’une qualification de haut niveau du capital humain appelé à encadrer cette stratégie, notamment en ce qui concerne le management des projets qui seront guidés par l’objectif d’efficacité énergétique. Des axes soulignés, lors de la 8e édition du Salon des énergies renouvelables et du développement durable, tenue en octobre dernier à Oran. Le ministre de l’Énergie, M. Mustapha Guitouni, avait souligné, à cette occasion, que la démarche du gouvernement, dans le cadre de cette vision, favorise l’encouragement des investissements dans les énergies renouvelables, pour permettre l’émergence d’une réelle industrie dans la technologie du renouvelable et des énergies vertes. «Le gouvernement œuvre à rendre incitatif le cadre législatif pour la production et la commercialisation des énergies renouvelables», dès lors qu’«il s’agit de libérer les initiatives et les investissements privés dans ce domaine, car il y a une véritable niche pour les petites et moyennes entreprises», a-t-il indiqué, en affirmant que pas moins de 70% de la technologie, notamment dans le photovoltaïque, devrait être produite localement. «Tous les éléments de la chaîne de valeurs des renouvelables, notamment l’engineering, la construction et les équipements sont des vecteurs de création de richesse localement. Il est donc indispensable de s’approprier toute la chaîne de fabrication des équipements de conversion, parce qu’il n’est pas question d’installer du renouvelable en recourant aux importations», avait déclaré le ministre. Dans le même ordre d’idées, M. Guitouni avait déclaré que les autorités s’apprêtait «à entamer la seconde partie de ce programme, pour atteindre le mix énergétique d’ici 2030-2035», en mettant en avant la détermination du gouvernement à «faire du renouvelable, une priorité nationale».
D. Akila

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