dimanche 15 juillet 2018 20:39:18

VIH/Sida : L’épidémie à travers la communication

Une bonne communication sur le VIH/sida permet au grand public de mieux cerner le problème et aux professionnels des médias, de l’information et de la communication, de développer des concepts visuels et une programmation de qualité, ainsi que des outils multimédias pédagogiques, pour renforcer l’éducation à la prévention.

PUBLIE LE : 31-12-2017 | 0:00
D.R

Une bonne communication sur le VIH/sida permet au grand public de mieux cerner le problème et aux professionnels des médias, de l’information et de la communication, de développer des concepts visuels et une programmation de qualité, ainsi que des outils multimédias pédagogiques, pour renforcer l’éducation à la prévention.

C’est ce qui ressort de la journée de formation sur le VIH/SIDA organisée jeudi dernier par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière au profit des journalistes dans le cadre du renforcement des capacités des communicateurs en santé, à l’hôtel Lamaras-1, à Kouba. Il s’agit selon les experts du ministère de la Santé d’entreprendre un ensemble d’activités destinées à renforcer les capacités des professionnels des médias, à développer la production de programmes de qualité et à sensibiliser le public à cette maladie. L’accent a été mis sur la promotion de réseaux de connaissances chez les professionnels des médias ainsi que sur la production de ressources et d’outils éducatifs. Les participants à ce séminaire ont mis en exergue le fait de vivre avec le Syndrome d'immunodéficience acquise, SIDA, qui n’est guère facile, face aux regards des gens, de l’entourage et même du personnel soignant.
Avoir le sida est synonyme «de discrimination» et «de marginalisation», mais ce qu’on ne sait pas c’est que plus ces personnes cachent leur maladie par peur d’être exclus de la société, plus le champ d’exposition au virus sera plus large.

800 nouveaux cas/an

Dans son allocution d’ouverture le spécialiste en maladies infectieuses à l'Institut national de la santé publique, INSP, le Dr. Kamel Aït Oubli, a indiqué que «depuis son apparition dans les années 1980 le SIDA a tué 35 millions de personnes dans le monde, et que 90% des cas de contamination sont dus à des rapports sexuels non protégés». L’orateur a pointé du doigt le comportement de certains médecins vis-à-vis des personnes atteintes du VIH/Sida, qui les poussent à cacher leur maladie, malgré les instructions strictes et précises du ministère de la Santé. "L’Algérie enregistre annuellement 800 nouveaux cas", ajoutant que les 15 ans et plus sont la tranche d'âge la plus touchée. «Notre responsabilité à l’égard de la personne malade ne peut en aucun cas se limiter à la seule mise à disposition des traitements. En plus de la prévention, d’autres mesures s’imposent pour qu’elle puisse vivre son existence au-delà de l’espace restrictif de sa maladie», a-t-il indiqué. En effet, selon le dernier communiqué de l'ONUSIDA, souvent, les personnes vivant avec le VIH évitent de se rendre dans les cliniques de peur que leur statut soit révélé ou de peur d'être victimes de stigmatisation et de discrimination fondée sur leur statut VIH. Dans les 19 pays disposant de données, une personne sur cinq, vivant avec le VIH a évité de se rendre dans une clinique ou un hôpital. Quand les personnes vivant avec le VIH attendent jusqu'à devenir très malades avant de chercher des soins, elles sont moins à même de bien réagir au traitement antirétroviral. Le rapport souligne que ces craintes ne sont pas sans fondement. Dans les 19 pays avec des données disponibles, une personne sur quatre vivant avec le VIH a été victime de discrimination dans les milieux de soins de santé et une personne sur trois vivant avec le VIH a connu au moins une forme de discrimination dans les établissements de santé liée à sa santé sexuelle et reproductive. Docteur Aicha Abad de l'établissement hospitalier spécialisé en maladies infectieuses El Hadi Flici, El-Kettar, a quant à elle appelé à l'encouragement du dépistage précoce au niveau des 15 centres disponibles nationaux.

Savoir, c’est pouvoir

De son côté, Djamal Fourar, directeur de la prévention et de la promotion de la santé au ministère, a exposé les objectifs du ministère afin de lutter contre la maladie et qui s’appuient sur des méthodes fondées sur des données factuelles pour promouvoir l’innovation dans la prestation de services de prévention, de traitement, de dépistage et de soins. Il s’agit d’atteindre l’objectif de l’accès universel et par la même matérialiser la vision de l’ONUSIDA d’un monde avec «zéro nouvelle infection, zéro décès lié au sida et zéro discrimination». Selon l’ensemble des experts présents à cette formation, une prise en charge psychologique et sociale et plus que nécessaire afin de diminuer le fardeau de la maladie et de permettre de baisser, voire, d’éliminer la contamination.
Les personnes qui sont correctement informées au sujet de l’épidémie peuvent évaluer la menace que constitue le virus et connaître les meilleurs moyens d’éviter l’infection ou, si elles sont séropositives au VIH, elles sont en mesure de prendre soin d’elles, de leurs partenaires et de leur famille. Mais pour que les individus parviennent à agir efficacement en fonction de ce qu’ils savent, ils doivent pouvoir bénéficier d’un environnement avisé. Les médias ont une énorme contribution à apporter sur ces deux fronts. Outre les informations directes qu’ils véhiculent, ils ont la possibilité d’influencer les attitudes, les comportements et même les décisions politiques de toutes sortes de manières, par leur couverture de l’épidémie dans les actualités, les fictions, les documentaires et les débats.
    Wassila Benhamed
 

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