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Oran : pour tous les goûts et toutes les bourses !

Depuis toujours, la célébration du passage au nouvel an à Oran revêt un cachet particulier, du moins dans les trois villes relevant du groupement du grand Oran. Et pour cause, tout le monde peut fêter cet évènement,

PUBLIE LE : 30-12-2017 | 0:00
D.R

Depuis toujours, la célébration du passage au nouvel an à Oran revêt un cachet particulier, du moins dans les trois villes relevant du groupement du grand Oran. Et pour cause, tout le monde peut fêter cet évènement, même avec zéro dinar en poche. Pour mieux dire les choses, l’ambiance de cette célébration s’impose même à ceux qui n’y participent pas et qui préfèrent, pour une raison ou pour une autre, rester chez eux au chaud en ces nuits hivernales. En effet, les grandes places publiques, les artères des anciens et nouveaux ensembles urbains et les jardins publics se transforment en scènes de fêtes ouvertes jusqu’à l’aube. La musique résonne partout dans la ville. Ainsi, cette ambiance de fête grandiose offre la possibilité aux personnes, en particulier les jeunes n’ayant pas les moyens de s’offrir une soirée dinatoire ou un gala dansant, de célébrer l’évènement sans dépenser un sou. Il faut dire que même avec une offre quantitative et qualitative aussi riche et diversifiée, le marché des soirées du réveillon à Oran demeure hors de portées des moyennes et petites bourses. Et pourtant, depuis quelques années, l’ensemble des espaces d’accueil-évent du simple fast-food (enseignes internationales ou locales) aux restaurants et hôtels haut standing en passant par les salles de fêtes, night-clubs, les espaces-lounges, proposent un menu et un  programme d’animation spécial réveillon avec des prix allant de 3.500 DA/pers jusqu’à 50.000 et plus pour ce qui est des établissements situés à la corniche oranaise à AïnTurk. Face à la rude concurrence, certains d’entre eux n’ont  pas lésiné sur les moyens en faisant venir des DJ étrangers connus sur la scène du club bing international. Un moyen pour attirer le maximum de clients. «Les réveillonneurs à Oran ne sont pas que les habitants de la ville, mais nos compatriotes de toutes les wilayas», explique un organisateur  de soirées qui a opté cette année pour une formule assez originale, à savoir un parc de jeux pour enfants incluant une soirée d’animation artistique le 31 décembre. «Nous savons tous que pendant les congés scolaires, beaucoup de familles habitant les wilayas de l’Ouest et même les autres régions passent leurs vacances d’hiver à Oran, c’est pourquoi nous avons pensé à un programme destiné à la fois et aux enfants et aux adules, pour accueillir agréablement le nouvel an en famille», dit Saïd. Force est de constater que la manière de célébrer le réveillon par les Oranais, en particulier les familles, a beaucoup changé, ces dernières années, reflétant ainsi la transformation qu’a connue le mode de vie de la population. Avant, les grandes fêtes et soirées organisées dans les établissements de haut et moyen standing étaient accessibles à une frange restreinte de la population. L’écrasante majorité des foyers, accueillait la nouvelle année en ambiance purement familiale autour d’une table bien garnie, décorée de savoureux gâteaux orientaux ou la bûche que souvent les familles commandent 4 jours à une semaine avant.  Aujourd’hui, les boutiques de pâtisserie poussent comme des champignons  et dans chaque coin de la ville, la concurrence est rude et l’offre dépasse largement la demande. Autrement dit, plus besoin de faire une commande à l’avance.
À cela s’ajoute l’austérité,  assure le gérant de l’un des établissements Le Carré, l’une des prestigieuses marques de pâtisserie locale qui possède plusieurs boutiques à Oran. «Nous n’avons pas pris de commandes pour cette année. Déjà que la demande a beaucoup baissé, à cause de la crise économique. Celui qui achetait avant 10 pièces de gâteaux, en achète 5 aujourd’hui. 
Pour la tendance générale elle sera plus visible 31 décembre», dit notre interlocuteur. Pour Mustapha, un traiteur spécialisé dans les gâteaux et la pâtisserie moderne dédiée à l’événementiel, ce changement vient de la diversification de l’offre. «Pour les familles modestes ou le citoyen lambda, le 31 décembre était avant le synonyme de la bûche, les friandises, les veillées familiales à regarder une soirée artistique à la télé. Depuis quelques années, les choses ont complètement changé.
Les citoyens, qu’ils soient riches ou pauvres, cadres ou ouvriers, salariés aux moyens ou faibles revenus, ont la possibilité de vivre l’émotion du passage au nouvel an, à l’instar des autres peuples du monde. Certains optent pour les destinations étrangères, d’autres préfèrent voyager à l’intérieur du pays ou alors s’offrir une soirée artistique ou des diîners galas dont les offres s’adressent à toutes les bourses. Mieux encore, même avec zéro dinar, vous avez l’opportunité de ne pas manquer ce rendez-vous en se baladant le soir dans les grandes artères du centre ville ou du quartier d’affaires El-Akid-Lotfi à l’est de la ville  qui se transforment en grandes scène en plein air», ajoute Mustapha. 
Il convient de souligner que les agences de voyages à Oran ont proposé cette année à leurs clients de nouvelles destinations pour passer le réveillon à l’étranger. Outre le Maroc, la Turquie, la Tunisie, beaucoup d’agence ont inclu cette année, Budapest et Prague dans leurs offres.
Amel Saher

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