mardi 24 avril 2018 09:34:06

NOUVELLES DE BEJAIA

Comment affronter l’hiver ?

PUBLIE LE : 24-12-2017 | 0:00
D.R

Alimentation en gaz
Comment affronter l’hiver ?


La période d’hiver débute avec de fortes intempéries, son froid glacial, ses chutes de neige et ses pluies torrentielles  fortement ressentis chez la population des communes rurales, située sur les hauteurs de la vallée de la Soummam, entre Sidi Aich et Tazmalt et les montagnes de Draa El Gaid, Kherrata.
Des communes qui ne sont pas toutes rattachées aux réseaux de gaz naturel     parce que les projets ne sont pas achevés ou tout simplement pas encore inscrits. Face à cette situation qui perdure d’une année à l’autre, ces populations se rabattent sur les dépôts de gaz butane ou vers les commerces de bois de chauffage. Bejaia enregistre un grand retard dans le raccordement des foyers au gaz naturel. Certains programmes sont lancés depuis 2004, mais ne sont pas achevés à cause de l’oppositions de citoyens qui refusent le passage des canalisations sur leur terre, pénalisant ainsi des centaines d’autres personnes. C’est le cas sur le littoral est de la wilaya, où près de 8.000 personnes, des communes d’Aokas, Souk El Tenine, Melbou, Darguinah, Tameridjt et une partie de la commune de Ziama Mansouriah de la wilaya de Jijel, attendent le gaz naturel depuis plus de dix années, là cause est l’ opposition d’un groupe d’habitants du village de Tidelsine  dans la commune d’Aokas. Malgré toutes les négociations entamées par les walis précédents, l’entêtement de ces habitants anéantit l’espoir chez ces familles. Il a fallu, une tentative de l’actuel wali, suivie de plusieurs réunions pour que la situation soit enfin débloquée mais avec la déviation du tracé initial, d’une longueur restante de 1,7 km, pour relancer les travaux de raccordement. Selon les dernières déclarations du wali qui a effectué des visites sur le terrain, après le règlement du conflit du village Tidelsine, 6.000 foyers seront raccordés d’ici fin décembre.En revanche certaines autres communes à l’exemple d’Adekar, Chellata, Bouhamza, Ighil Ali, Kherrata, Draa El Gaid et Barbacha, qui affrontent chaque année un hiver rude, doivent encore tenir leur mal en patience jusqu’à la fin 2018, pour se voir doter de gaz naturel après l’achèvement des travaux de raccordements en cours de réalisation.


Centre anti-cancer d’Amizour
Lancement  prochain des travaux


C’est au grand soulagement  des malades cancéreux de la wilaya de Bejaia, que les travaux du centre de lutte contre le cancer implanté dans la ville d’Amizour seront prochainement lancés suite à la réunion tenue et au schéma présenté par le Bureau d’études de recherche et d’engineering général (BEREG), en présence des médecins oncologues et des professionnels du secteur. Sa capacité d’accueil globale est de 140 lits et l’infrastructure comporte   trois principaux blocs pour l’administration, la radiothérapie et la médecine nucléaire, ainsi qu'un bloc de chirurgie composé de trois salles opératoires en plus d’une unité de greffe de la moelle osseuse. L’hospitalisation quant à elle comportera deux bâtisses, une pour l’oncologie pédiatrique et une autre pour l’oncologie adulte en plus d’un hôpital de jour. Le wali qui dès sa nomination a dépoussiéré le dossier et demandé aux hautes instances de répondre favorablement aux souffrances des malades cancéreux obligés de déplacer vers Alger pour des soins médicaux. Suite aux orientations du wali, le centre anti-cancéreux (CAC) va offrir des prestations aux accompagnateurs des patients.   


Prise en charge des sans domicile fixe
Le vrai du faux


Les personnes sans domicile fixe mènent une vie difficile durant toute l’année mais particulièrement durant la période hivernale avec un temps froid et les intempéries qui mettent leur vie en danger. Malgré leur nombre restreint, les SDF sont omniprésents dans plusieurs endroits de la ville, particulièrement sous les arcades des immeubles, la gare routière et les places publiques. Alors que dans la journée, ils rôdent dans les cités pour quémander de la nourriture, à la tombée de la nuit, ils élisent domicile sur les trottoirs des arcades d’immeubles, enveloppés dans des couvertures sales qui leur assurent un peu de chaleur. Pour une meilleure assistance et une solidarité envers cette frange vulnérable de la population, une commission de wilaya présidée par le Directeur de l’action sociale (DAS) a été installée en octobre dernier regroupant un représentant de chaque organisme, à savoir, la Direction de l’action sociale (DAS), le foyer des personnes âgées, l’APC, la Sûreté de wilaya et le Croissant-Rouge algérien. Depuis le 5 novembre dernier, la commission a entamé   sa tâche qui s’étalera sur toute la période d’hiver et prendra fin en avril prochain. Selon M. Benamara Akli, directeur de l’action sociale de la wilaya et président de la commission, «la mission de la commission est de transférer les personnes errant rencontrent le soir à partir de 21 h sur la voie publique vers l’hôpital afin de subir une visite médicale puis de les orienter vers le commissariat de police pour établir une réquisition afin d’être envoyé au foyer des personnes âgées, vu que la wilaya ne possède aucune structure spécialisées d’accueil pour les sans-abris. Quant aux  malades mentaux, ils sont orientés vers l’hôpital psychiatrique». Pour M. Benamara, la tâche est difficile car ce n’est pas toutes les personnes qu’on trouve la nuit dans les rues qui sont des SDF. «Il y a de faux SDF, ceux qui travaillent le jour dans des emplois rémunérés venus de d’autres régions et faute de lieux d’hébergement, vu leur salaires insuffisant pour louer des chambres d’hôtels ou chez des particuliers, optent, la nuit venue, pour dormir a la belle étoile, en se mêlant aux sans domicile fixe. Ces faux SDF profitent de cette action pour bénéficier, durant toute la période d’hiver d’un séjour et d’une nourriture gratuits au foyer des personnes âgées. C’est pour cela que les services de police procèdent à l’identification des personnes ramassées dans la rue. Il y a aussi les malades mentaux, les ivrognes et les dealers qui rôdent dans ces endroits toute la nuit, ceux-là aussi nous ne pouvons pas les prendre en charge car ils constituent un danger dans les foyers d’accueil». Malheureusement certaines personnes sans domicile fixe refusent de rejoindre le foyer des personnes âgées et préfèrent mener leur vie sur les trottoirs, bénéficiant d’un repas chaud et de couvertures offerts par le Croissant-Rouge algérien. C’est le cas de cette femme originaire d’Alger, qui refuse toujours d’être transférée vers le foyer d’accueil et préfère passer la nuit devant l’antenne communale de l’APC avec tous les dangers qui la guettent.
Les quelques dinars qu’elle ramasseauprès des bienfaiteurs lui permet de se nourrir et ne pas dépendre d’une structure. De son côté, M. Hamed Rahim, chargé de l’opération des SDF auprès de la DAS de Bejaia, dira que «nous essayons aussi de contacter les familles de ces personnes pour les reprendre. Cela dit ce n’est facile pour les deux côtés. Du 5 novembre dernier à ce jour, 22 personnes sans domicile fixe en été prises en charge par la commission et l’opération se poursuivra jusqu’à la fin de la période d’hiver, l’idéal pour la wilaya est d’avoir une structure d’accueil spécialisée pour une meilleure prise en charge et un suivi médical ».
 


Conseil national des droits de l’homme
Installation du délégué régional centre

Mme Benzerrouki Fafa Sid Lakhdar, présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a installé récemment au théâtre de Bejaia, maitre Driss Abderrahmane, en qualité de délégué régional centre du conseil national des droits de l’homme qui supervisera les activités des wilayas du centre à savoir : Alger, Blida, Boumerdès, Bouira, Tizi-Ouzou, Tipaza, Médéa et Bejaia. Le siège de la délégation régionale centre du CNDH est fixé à Bejaia. Dans son intervention, la présidente du CNDH a longuement évoqué les différentes signatures des accords et conventions des droits de l’homme par les pays qui aspirent à une véritable démocratie pour la protection et la promotion des droits des citoyens et citoyennes de leurs pays et dont l’Algérie demeure à l’avant-garde de la défense des droits de l’homme. L’Algérie qui a toujours œuvré dans le cadre légal en donnant des exemples concrets sur la protection et la promotion des droits de l’homme a mis en place en 1992, l’observatoire des droits de l’homme qui sera remplacé par la Commission nationale consultative de promotion et de protection  des droits de l’homme (CNCPPDH)  de 2001 à 2016. Depuis 2016, le conseil national des droits de l’homme a pris place en vertu d’un amendement constitutionnel introduit par le président de la république a la faveur de la révision de la loi fondamentale, avec de larges prérogatives.


Préservation du littoral : Le mouvement associatif a la cote

Face à la dégradation continue que connait le littoral, l’association pour la protection du littoral «Bejaia littoral» et les citoyens des communes d’Aokas et de Souk El Tenine ont lancé des actions sur le terrain et tirent la sonnette d’alarme pour que cesse le bradage du foncier maritime. Si sur la côte Ouest, les constructions illicites prolifèrent chaque jour, menaçant le patrimoine maritime et causant d’énorme préjudices au littoral où le moindre espace est squatté, la cote Est quant à elle, pourra connaître le même sort avec les réalisations des projets hôteliers au détriment d’une bande boisée qui protège la mer depuis de longues années. Devant cet état de fait, le wali a reçu des représentants de l'association pour la protection et la sauvegarde du littoral. Une occasion pour faire le point sur l'état d'exécution des décisions prises lors de la première réunion tenue le 16 Juin 2017 et qui consiste à prendre les dispositions nécessaires pour réhabiliter tout le littoral et stopper le bradage du foncier maritime par une opération de démolition des constructions illicites qui défigurent la grande façade donnant sur la mer Méditerranée. Le wali a expliqué aux représentants de l’association que sa démarche entamée dans un seul et unique but est celui du développement de la wilaya de Bejaia. Il a souligné que toute proposition émanant du mouvement associatif pour ce même objectif aura son soutien total. M. Hattab a tenu à rassurer les membres de l'association qu'une opération de démolition des constructions illicites sur le littoral est déjà envisagée et sera entamée bientôt

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