dimanche 23 septembre 2018 20:05:21

Programme spatial 2020-2040 : Des satellites de dernière génération seront lancés

La surveillance des frontières fait partie des objectifs du nouveau satellite Alcomsat-1

PUBLIE LE : 19-12-2017 | 0:00
Ph : T. Rouabah

La surveillance des frontières fait partie des objectifs du nouveau satellite Alcomsat-1

«L’Algérie ambitionne de lancer plusieurs satellites de dernière génération dans le cadre de son programme spatial 2020-2040 qui est actuellement en cours d’étude au niveau de l’ASAL», a annoncé hier à Alger, le directeur général de l’Agence spatiale algérienne (ASAL). Intervenant, hier, lors d’une conférence consacrée au lancement réussi le 11 décembre dernier, du satellite algérien de télécommunications spatiales Alcomsat-1 depuis la station chinoise Xichang, M. Azzedine Oussedik a expliqué que ce nouveau programme sera effectif après l’achèvement du programme spatial national 2006-2020 qui a enregistré le lancement avec succès, de pas moins de cinq satellites dont le sixième est Alcomsat-1. Dans le même ordre d’idées, le DG a fait savoir que le lancement de ce satellite a pour objectif principal, le renforcement de la souveraineté nationale en matière de télécommunications, à travers la mise en place d’un réseau de transmissions approprié, performant et sécurisé et vient conforter le choix stratégique de promouvoir l’activité spatiale nationale à des fins pacifiques et d’en faire de l’activité spatiale un instrument fiable et efficace de développement économique durable. Il a, d’ailleurs déclaré à ce propos, que «la surveillance des frontières fait partie des objectifs d’Alcomsat-1». Le nouveau satellite «permet, aussi, la continuité de fonctionnement des services de télécommunications en cas de catastrophes naturelles majeures, l’augmentation de la capacité du réseau national de télécommunications, la délocalisation des activités et services concentrés au nord du pays grâce à un réseau de télécommunications optimisé, la réduction des coûts d’exploitation actuels liée à l’utilisation de la capacité spatiale fournie par des systèmes de télécommunications internationaux, le transfert technologique et le savoir-faire». 
Dans cet ordre d’idées, M. Oussedik a affirmé que l’agence spatiale algérienne fournit des informations et des photos à plusieurs secteurs, et que son agence aidera les pays voisins. «Les produits de l’Agence spatiale algérienne (ASAL) sont commercialisables dans tous les pays du monde. Ils sont notamment vendus à des pays voisins, comme la Tunisie et le Niger», a-t-il dit. Il est à signaler que le partenariat scientifique algéro-chinois a permis la formation de 323 cadres algériens (167 ingénieurs et 156 PHD) dans le contrôle, l’exploitation, l’expertise et l’assemblage du satellite).

Un instrument de renforcement de la souveraineté nationale
 
«Cette ressource humaine de haut niveau constitue l’élément clé pour la pérennité du programme spatial algérien, à travers notamment le développement des futurs systèmes spatiaux de télécommunications et leur bonne exploitation, à l’instar de l’expérience acquise dans le domaine des satellites d’observation de la Terre», a fait remarquer le responsable.  Par ailleurs, M. Azzedine Oussedik a assuré que ce satellite permettra a l’Algérie d’économiser plus 20 millions de dollars qu’elle perd annuellement dans la diffusion des chaînes de télévision et radio en faisant appel à des opérateurs satellitaires étrangers. Le DG de l’ASAL a indiqué que ce satellite devra permettre, en partenariat avec Algérie Télécom Satellite (ATS) et Télédiffusion algérienne (TDA), d’offrir des prestations de niveau à des prix attractifs afin de mieux se positionner dans ce marché concurrentiel. «Nous allons rentabiliser le maximum des capacités de ce satellite», a-t-il dit.
Lui emboîtant le pas, Sahnine Chawki, directeur de TDA, a indiqué que grâce à ce satellite, le pays ne dépendra plus d’opérateurs satellitaires étrangers pour le réseau terrestre qui est considéré comme un réseau de souveraineté nationale comme la TNT (télévision numérique terrestre), la radio FM et AM. Il a affirmé que l’Algérie peut dès aujourd’hui, basculer cet activité sur Alcomsat-1 qui permettra de faire un gain économique et renforcer la souveraineté nationale «l’objectif et d’arriver à faire un satellite phare pouvant diffuser le plus grand nombre de chaînes TV et radio, locales et étrangères», a-t-il dit.
Il y a lieu de rappeler que le projet d’Alcomsat-1, qui s’inscrit dans le cadre du programme spatial national horizon 2020 qui a été initié par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui constitue également une traduction concrète de l’accord de partenariat stratégique global signé par le Président Bouteflika et son homologue chinois Xi Jinping, le 25 mai 2014».
Pour  les opérations d’exploitation et le contrôle du satellite, ceux-ci seront effectués par les ingénieurs de l’ASAL, depuis les centres d’exploitation des systèmes de télécommunications de Boughezoul (Médéa) et de Bouchaoui (Alger). Ces opérations auront lieu dès la séparation du satellite du lanceur jusqu’à sa position orbitale géostationnaire. Juste après, les ingénieurs procéderont à l’activation, à la surveillance et au contrôle des différents sous-systèmes du satellite et de ses appendices (antennes, panneaux solaires, réflecteurs etc...)
Ce nouveau satellite permet aussi la diffusion de l’internet très haut débit (20 Mb/s) sur la bande KA qui couvre l’ensemble du territoire algérien et d’arroser en moyen débit (2 Mb/s) les utilisateurs en Afrique du Nord via la bande Ku qui couvrira, en plus de l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie, le Sahara occidental, le Mali, le Niger, le Burkina-Faso, la Libye, la Tunisie, le nord du Tchad et le  Nord-Soudan.
 Sarah A. Benali Cherif
 

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