mercredi 13 dcembre 2017 06:32:52

Conférence de presse du Président français : renforcer les relations économiques et sécuritaires

Une nouvelle page s’ouvre indéniablement dans les rapports bilatéraux entre l’Algérie et la France, à la faveur de la visite de travail et d’amitié qu’a effectuée hier le président français, Emmanuel Macron, à Alger.

PUBLIE LE : 07-12-2017 | 0:00
D.R

Une nouvelle page s’ouvre indéniablement dans les rapports bilatéraux entre l’Algérie et la France, à la faveur de la visite de travail et d’amitié qu’a effectuée hier le président français, Emmanuel Macron, à Alger.

«Je suis venu pour trouver un partenariat fort entre les deux  États», a soutenu le président français, lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier, au terme de sa visite. Un partenariat souhaité pragmatique, diversifié, tourné vers l’avenir, comme l’a dit M. Macron, mais également emprunt de réconciliation plus approfondie pour ce qui est de la   mémoire commune que partagent les deux pays. À ce titre, M. Emmanuel Macron annonce avoir pris la décision de resituer les crânes des résistants algériens tués et qui sont conservés au musée de l’Homme de Paris. Un texte de loi traitant de la  question sera proposé,  s’est encore engagé  le président français. D’autre part, et s’agissant de la dynamisation des relations,  il a assuré que l’Algérie et la France veulent renforcer leurs relations en matière de coopération économique, mais aussi d’ordre sécuritaire. M. Macron a déclaré, à l’issue d’un entretien avec le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avoir abordé «plusieurs sujets, notamment la volonté conjointe de renforcer les liens économiques et la lutte antiterroriste, ainsi que des sujets qui trouveront leur issue, lors de la 3e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN)», qui se tiendra aujourd’hui à Paris, sous la co-présidence des deux Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Edouard Philippe. Il a indiqué avoir également exprimé, lors de cet entretien, son «souhait de développer des projets en Algérie», citant, notamment une école du numérique, pour permettre de former la jeunesse dans ce domaine, et un fonds conjoint   d’investissement algéro-français, pour accompagner les PME dans la diversification de l’économie de l’Algérie. Le président Macron a relevé que les entretiens ont porté sur «nos politiques de visa, avec le souhait d’avoir plus de souplesse et un cadre simplifié, mais aussi un meilleur contrôle de lutte contre l’émigration illégale».
M. Macron a annoncé en outre qu’il effectuera une visite d’État en Algérie, au courant de l’année 2018. 
En réponse à une question d’un journaliste, à propos des relations de la France avec les deux voisins maghrébins (Algérie-Maroc), M. Macron a rappelé que sa visite au Maroc était «un dîner amical et personnel, et revêt un statut particulier et préliminaire». 
Le président français a insisté que sa première visite officielle dans le Maghreb est bien celle qu’il effectue actuellement en Algérie, annonçant qu’une visite d’État est prévue pour 2018. Il a exprimé, en outre, la volonté de l’Algérie et de la France de «renforcer leur coopération sécuritaire et de lutte contre le terrorisme, notamment dans la bande sahélo-saharienne».  «L’Algérie et la France sont convenues de renforcer leur coopération en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, notamment dans la bande sahélo-saharienne, où nous travaillons ensemble», a-t-il déclaré, affirmant, dans ce sens, avoir eu «un échange qui a porté sur les sujets régionaux et notre volonté de trouver une issue favorable», à la crise libyenne. Il a affirmé que «la stabilité de la Libye est un sujet sur lequel nous œuvrons également avec les initiatives prises par la France», soulignant   avoir eu aussi un échange qui a porté sur les déclarations du Président américain, Donald Trump, sur la Palestine.
Le président français Emmanuel Macron a qualifié par ailleurs de «regrettable», la décision du Président américain sur le transfert de l’ambassade des États-Unis à El-Qods. «Je ne peux que désapprouver cette décision unilatérale qui n’engage   que les États-Unis», a-t-il dit, ajoutant que cette décision intervient «en contradiction avec le droit international et les résolutions des Nations unies». «Je n’ai pas à la condamner, elle se met d’elle-même dans cet ordre-là», a-t-il souligné. 
Il a également réaffirmé la volonté de la France de soutenir le processus de paix et la solution de deux États (Palestine-Israël). Sur un autre volet et à une question sur l’intervention militaire conduite par la France en 2011, en Libye, M. Macron    a indiqué qu’elle avait «compliqué» la situation dans ce pays. «Je ne crois pas que la politique d’intervention militaire, lorsqu’elle n’est pas inscrite dans une stratégie politique, puisse résoudre les crises ; au contraire, elle complique la situation», a-t-il dit. 
Karim Aoudia

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Les points phare de la conférence

La France a décidé de restituer les crânes  des résistants algériens 

«J’ai accédé à une demande plusieurs fois réitérée par les pouvoirs publics algériens d’avoir la restitution des crânes des résistants algériens et j’ai pris la décision de procéder justement à cette restitution.»

Transfert de l’ambassade américaine à El-Qods : Une décision « regrettable »

«Je ne peux que désapprouver cette décision unilatérale (...) qui n’engage  que les Etats-Unis.» Cette décision intervient «en  contradiction avec le droit international et les résolutions des Nations unies».  «Je n’ai pas à la condamner, elle se met d’elle-même dans cet ordre-là.»

Une visite d’état en Algérie en 2018 

M. Macron a rappelé que sa visite  au Maroc était «un dîner amical et personnel, et revêt un statut  particulier et préliminaire». Le président français a insisté que sa première visite officielle dans le Maghreb est bien celle qu’il effectue actuellement en Algérie.

Libye : Soutien aux efforts de l’ONU  en vue d’une solution politique 

«J’ai réaffirmé la volonté de la France pour une Libye stable et durable,  dans un cadre politique construit par les Libyens eux-mêmes», a-t-il  soutenu.  Je ne crois pas que la politique d’intervention militaire, lorsqu’elle n’est pas inscrite dans une stratégie politique, puisse résoudre les crises (...) au contraire elle complique la situation.»

Renforcer la coopération sécuritaire  dans la bande sahélo-saharienne

«L’Algérie et la France sont convenues de renforcer leur coopération en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, notamment dans la bande sahélo-saharienne où nous travaillons ensemble», a déclaré M. Macron  à l’issue de son entretien avec le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

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