mercredi 13 dcembre 2017 06:29:16

Pour contrer les idées extrémistes : Promouvoir l’éducation religieuse

Les participants à l'atelier régional de la Ligue des oulémas, imams et prédicateurs des pays du Sahel ont mis en avant, hier à Alger, l'importance de l'éducation religieuse dans les écoles et de la promotion de son enseignement, pour contrer les idées subversives et extrémistes étrangères aux sociétés du Sahel, préconisant «une révision des méthodes d'enseignement pour corriger l'orientation des générations futures».

PUBLIE LE : 07-12-2017 | 0:00
D.R

Les participants à l'atelier régional de la Ligue des oulémas, imams et prédicateurs des pays du Sahel ont mis en avant, hier à Alger, l'importance de l'éducation religieuse dans les écoles et de la promotion de son enseignement, pour contrer les idées subversives et extrémistes étrangères aux sociétés du Sahel, préconisant «une révision des méthodes d'enseignement pour corriger l'orientation des générations futures».

Intervenant, à l'ouverture des travaux de l'atelier sur «L'éducation religieuse dans les écoles des pays du processus de Nouakchott», le secrétaire général de la Ligue, Youcef Belmahdi, a estimé nécessaire «la promotion des méthodes d'enseignement de l'éducation religieuse dans les écoles des pays du Sahel, pour contrer les idées subversives et extrémistes étrangères aux sociétés du Sahel».
«L'espace d'enseignement doit permettre de forger des personnalités équilibrées qui acceptent l'autre et inculquer les valeurs morales aux jeunes, pour les immuniser contre l'extrémisme et le terrorisme», a-t-il affirmé, qualifiant «les sociétés des pays du Sahel de sociétés de pacifiques auxquels l'extrémisme est étranger». De son côté, le président de la Ligue, le Nigérian Ahmed Mortadha, a insisté sur «le rôle majeur» des écoles religieuses en cette conjoncture que traverse la nation musulmane, marquée par «une mauvaise interprétation des textes religieux par des individus et groupes extrémistes», estimant que «la révision des méthodes d'enseignement nous offrira l'opportunité de pallier les lacunes et de corriger l'orientation des générations futures». Pour la Ligue des oulémas, imams et prédicateurs des pays du Sahel, a-t-il ajouté, «notre nation a besoin de développer ses méthodes d'enseignement, à travers la promotion du rôle de l'imam et de l'homme de religion, en vue de définir les cadres favorisant l'échange avec l'autre et le dialogue entre les civilisations loin de la radicalisation et de l'extrémisme». Pour sa part, la coordinatrice de l'Unité de fusion et de liaison (UFL), Zaineb Kotoko, a salué le niveau de coordination entre l'UFL et la Ligue des oulémas, imams et prédicateurs des pays du Sahel, ainsi que les efforts du Centre africain des études et recherches sur le terrorisme (CAERT), «dans ce contexte régional particulier qui connaît un accroissement sans précédent des idéologies extrémistes et leurs répercussions négatives sur le double plan sécuritaire et culturel», appelant à l'intensification des campagnes de sensibilisation dans les pays de la région, pour se prémunir contre le discours extrémiste. Le directeur du CAERT, Larry Gbevlo-Lartey, a mis l'accent sur «l'importance de renforcer le rôle des imams et des oulémas en tant qu'acteurs sur le terrain de la pratique quotidienne de la religion, qui a une relation directe et étroite avec la prévention contre l'extrémisme et le terrorisme».
Il a estimé nécessaire «d'accompagner les jeunes dans leur milieu naturel, de consolider leurs capacités et de respecter leurs spécificités sociales et culturelles pour les prémunir contre l'extrémisme». (APS)

 

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