mercredi 13 dcembre 2017 06:31:53

Le Dimajazz 2017 annulé : Stupeur et interrogations

C’était dans l’air depuis quelque temps. C’est désormais officiel : le ministère de la Culture a décidé de « reporter » l’édition 2017 du festival international du jazz de Constantine, report synonyme, pour les observateurs, de mise à mort pure et simple d’une manifestation qui, depuis sa fondation il y a 14 ans, n’a jamais connu d’éclipse.

PUBLIE LE : 07-12-2017 | 0:00
D.R

C’était dans l’air depuis quelque temps. C’est désormais officiel : le ministère de la Culture a décidé de « reporter » l’édition 2017 du festival international du jazz de Constantine, report synonyme, pour les observateurs, de mise à mort pure et simple d’une manifestation qui, depuis sa fondation il y a 14 ans, n’a jamais connu d’éclipse. Ainsi, c’est un véritable coup de massue pour les milliers de fans de jazz et de world music qui ont toujours tenu à marquer de leur présence ce rendez-vous d’envergure qui, pour rappel, avait placé la ville sur la carte du jazz et lui a valu une reconnaissance de la part de l’UNESCO, et à la stupeur ont succédé des interrogations, bien fondées au demeurant, sur l’opportunité d’une telle décision. Si l’argument de la rationalisation des dépenses vaut, en ces temps de crise, son pesant de dinars, il n’en reste pas moins étonnant que d’autres manifestations, à moindre aura international, ont quand même été maintenues par la tutelle. De plus, certaines sources nous ont affirmé que les membres du commissariat avaient bouclé le financement de l’édition de cette année, initialement prévue à la mi-décembre, en recourant exclusivement à des sponsors locaux et nationaux, ce qui renforce l’incompréhension, non seulement dans les rangs des aficionados du festival, mais également chez citoyens de Constantine qui assistent, impuissants, à l’extinction des dernières lumières de leur ville, car, il faut le dire, une fois la manifestation arabe close, il ne s’est plus passé grand-chose sur la scène culturelle, et les maisons de la Culture Mohamed Laïd Al Khalifa et Malek Haddad, réhabilitées à coups de milliards, en sont à un fonctionnement minimal, quant au complexe Ahmed Bey, géré par l’ONCI, il n’accueille depuis que des pièces de théâtre pour enfants (?) ou d’anecdotiques soirées de variétés. Les espaces d’expression étant réduits, c’est sur les réseaux sociaux que la décision du ministère de la Culture a suscité les réactions les plus vives, d’autant plus que se trouvant lundi passé en visite éclair à Constantine, Azzedine Mihoubi, n’a pas eu un mot pour ceux qui espéraient, au moins une explication, au plus un engagement clair et ferme quant au maintien du Dimajazz, institutionnalisé il y a dix ans, sur sa liste des festivals culturels.
Issam Boulksibat
 

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