mercredi 13 dcembre 2017 06:29:08

Migration clandestine : Une crise insoluble ?

Il aura suffi, ou peut-être fallu, la diffusion d’un reportage sur une chaine de télévision de grande audience pour que l’on réalise que les réseaux de passeurs de migrants clandestins, contre lesquels l’Europe en premier, car principalement impactée, lutte certes depuis toujours, mais avec une détermination plus grande en raison de l’ampleur prise ces dernières années par le phénomène, ont franchi un seuil intolérable.

PUBLIE LE : 07-12-2017 | 0:00
D.R

Il aura suffi, ou peut-être fallu, la diffusion d’un reportage sur une chaine de télévision de grande audience pour  que l’on réalise que les réseaux de passeurs de migrants clandestins, contre lesquels l’Europe en premier, car principalement impactée, lutte certes depuis toujours, mais avec une détermination plus grande en raison de l’ampleur  prise ces dernières années par le phénomène, ont franchi un seuil intolérable.

Les images de migrants subsahariens vendus comme esclaves en Libye ont choqué et surtout interpellés les consciences. Elles auront eu  ainsi pour conséquence immédiate de placer le sujet au cœur des discussions à tous les niveaux. Des décisions n’ont pas tardé à être annoncées. À l’issue du sommet Union africaine-       Union Européenne tenu à Abidjan les 29 et 30 novembre, il a été ainsi annoncé le rapatriement de tous les migrants présents sur le sol libyen. Quelque 3.800 personnes devaient être rapatriées d'urgence dans les jours ayant suivi cette rencontre. Mais ces 3.800 sont, estime-t-on, «un grain de sable» par rapport à l'immensité de la tache dans le désert libyen. Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki estime que le nombre des migrants varie «entre 400.000 et 700.000» : une   fourchette allant du simple au double qui en dit long sur le flou qui entoure la mission que se sont donnés les dirigeants africains et européens à Abidjan. Selon les dernières statistiques de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 15.000 migrants croupissent dans des centres de rétention officieusement contrôlés par le gouvernement d'union nationale libyen (GNA). William Lacy Swing, directeur de l'OIM, souligne que 13.600 migrants en difficulté ont déjà été rapatriés   cette année. Toutefois, souligne   l’organisation, «on ne peut que rapatrier les volontaires». Car  toute la difficulté réside dans l’opération de recensement des ressortissants ; «un travail de fourmis» selon l’OIM qui sait aussi ne pas pouvoir compter sur tous les pays et ce pour diverses raisons. «Une grande partie de migrants n'ont pas de papiers, soit parce que leurs pays ont des administrations faibles, soit parce qu'ils ne veulent pas rentrer chez eux », est-il ainsi rappelé. Il arrive aussi, indiquent des ONG, que les pays refusent de coopérer car le retour de ces migrants ayant échoué, posent d’autres problèmes du fait que ceux-ci n’ont pas de travail et les conditions pour les accueillir ne sont pas réunies. C’est pourquoi, indique-t-on, « il est impératif d'aider ces Etats pour les retours». Mais les regards sont braqués sur la Libye et les réseaux qui y sévissent du fait du chaos qui règne dans ce pays. Force aussi est de souligner que ce  pays n’est pas le seul à faire face au phénomène puisque tous les pays de la rive sud de la méditerranée enregistrent des départs de migrants en direction de la rive nord au péril de leur vie, à telle enseigne que la méditerranée est devenue un cimetière pour des milliers de migrants.
N . K
 

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